Retour aux sources spirituelles de Noël

Célébrée dans le monde entier, souvent pour des raisons plus commerciales que religieuses, on oublie que cette fête chrétienne a commencé ici, en Israël.

By MARTIN ALARGENT
December 24, 2013 19:42
Noël rassemble de nombreux croyants en Israël

P21 JFR 370. (photo credit: Martin Alargent)

 
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Noël est déjà là. Au-delà de la naissance de Jésus, ce jour particulier a une signification plus profonde pour les chrétiens. Certains passent les fêtes de fin d’année en Terre Sainte, car un site se distingue des autres : le Jardin de la Tombe.


A l’approche du 24 décembre, les chrétiens recentrent leur attention sur Jésus. C’est, pour eux, l’occasion de célébrer celui qu’ils considèrent comme le sauveur du monde et le fils de Dieu. Cette fête prend une tout autre dimension lorsqu’on la célèbre en Israël, sur la terre foulée par ce personnage biblique de premier plan. L’Etat hébreu, destination touristique phare des fidèles, propose un grand nombre de sites dédiés au christianisme. De la naissance de Jésus à Bethléem jusqu’à sa mort à Jérusalem, les pèlerins retracent la vie de leur Messie.


Anthony Perez, un jeune antibois chrétien de 19 ans, passe pour la première fois les fêtes de Noël à Jérusalem. « Le message qu’il y a derrière cette célébration annuelle n’est pas simplement celui de la venue sur Terre du messie, mais également celui de sa mort. Sa crucifixion, qui efface le péché du monde et rend ceux qui croient en ce magnifique sacrifice, aussi blancs que neige devant Son père », explique-t-il. Avant d’ajouter : « Sa mort est l’événement le plus significatif de son histoire, celui grâce auquel chaque être humain a une opportunité d’être en paix avec son Créateur, d’être sauvé. Mais ce qui rend son sacrifice encore plus significatif, c’est que l’endroit où Jésus a perdu la vie est également l’endroit où il est ressuscité ».


A Jérusalem, deux lieux sont dédiés à cet événement majeur. Le Saint Sépulcre est le plus renommé. Il s’agit de l’emplacement traditionnel instauré au cours du IVe siècle pendant le règne de l’Empereur Constantin.


Des lieux opposés


Dimanche 22 décembre, vers 16 heures, la foule s’amasse déjà aux portes de l’imposant édifice. Le soleil se couche et les pèlerins se succèdent pour s’agenouiller à l’endroit où leur messie serait mort, enseveli et ressuscité. Des processions s’organisent sur le Chemin de la Douleur (Via Dolorosa) qui retrace, point par point, les étapes de la Passion du Christ, jusqu’au Saint Sépulcre. La majorité de ceux qui privilégient la thèse selon laquelle il s’agit de l’endroit exact de la mort de Jésus sont catholiques ou orthodoxes.


Les protestants, eux, croient plutôt que Jésus aurait été crucifié et enterré plus au nord de la ville, dans le Jardin de la Tombe. « Cet endroit aurait appartenu à Joseph d’Arimathie, un riche membre du Sanhédrin. Disciple secret de Jésus, il lui aurait donné sa tombe afin d’offrir une sépulture digne de son sacrifice », affirme Gérald Fruhinsholz, guide francophone au Jardin de la Tombe. Ouvert en 1894, l’endroit accueille aujourd’hui plus de 260 000 visiteurs par an. « L’un des éléments qui a permis d’identifier ce lieu comme étant peut-être le tombeau de Jésus est qu’il se trouve à quelques mètres du mont du Golgotha, traditionnellement connu pour avoir été un emplacement réservé aux exécutions », affirme Gérald. « Selon le général Charles Gordon, qui a découvert cette colline en forme de crâne et qui était un bibliste qualifié, Jésus a été enterré à l’extérieur et au nord de la ville. Cela vient conforter l’hypothèse selon laquelle le jardin était réellement la tombe de Jésus. De plus, elle correspond aux détails qui apparaissent dans les différents évangiles. Il y a aussi des murets sur lesquels on peut s’asseoir, qui auraient pu servir aux anges venus enlever Jésus trois jours après sa mort. Pour que ce soit l’endroit où le corps du Christ a été déposé, il fallait aussi que le tombeau soit taillé dans le roc, qu’il soit fermé à l’aide d’une grande pierre et qu’elle soit assez grande pour y accueillir plusieurs personnes debout. Des éléments que respecte le jardin. Les archéologues ont aussi confirmé qu’il s’agit d’une tombe juive, ce qui correspond à ce qui est écrit dans la Bible », précise l’accompagnateur.


A deux minutes de la porte de Damas et de l’agitation du shouk, le jardin se cache derrière une porte sombre et discrète. Il apparaît comme un havre de paix. Nature, silence et simplicité semblent être les maîtres mots du lieu.


Par cette froide après-midi de décembre, le jardin semble endormi. Peut-être se repose-t-il de la rude tempête qu’il vient de subir. Alexa l’a violenté et lui a volé un peu de son charme et de sa beauté, qu’il faudra maintenant lui redonner. L’entretien est réalisé par une association caritative britannique. L’entrée du site est gratuite. Des guides sont également gracieusement mis à la disposition des visiteurs. Le directeur du Jardin de la Tombe, Stephen Bridge, constate les dégâts causés par les intempéries et le travail que lui-même et son équipe doivent fournir afin de remettre le jardin en état. Mais, selon lui, elles sont finalement bénéfiques pour la végétation, qui avait besoin d’être élaguée. Un mal pour un bien, pourrait-on dire, selon la conception chrétienne et la raison d’être de Noël : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle – Jean 3 ; 16 ».


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