Teva dans l’œil du cyclone

C’est la course contre la montre pour sauver l’entreprise Teva et la lourde tâche en incombe à Erez Vigodman, son nouveau PDG, sur le pied de guerre

By SHLOMO MAITAL
March 11, 2014 16:35
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Usine Téva à Jérusalem. (photo credit: REUTERS/Ronen Zvulun)

 
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«Qu’est-ce qui pourrait et va peut-être mal tourner ? Qu’est-ce qui vous empêche de dormir la nuit ? Quelle est votre pire cauchemar ? A supposer qu’il soit déjà trop tard, quelles mesures avez-vous prises ? ». C’est avec ce genre de questions que Yoram Yahav, ancien directeur général de l’Institut de gestion du Technion,  l’équipe de TIM et moi-même, mitraillons constamment les cadres supérieurs de start-up et entreprises de haute technologie israéliennes jouant dans la cour des grands que nous conseillions. Yahav dirige actuellement le Groupe Yoyah, un groupe international en conseil stratégique. TIM a mis la clé sous la porte en 2009 après  plus d’une décennie d’activité.

Autopsie d’un déclin

L’un des objectifs de TIM était d’aider les chefs d’entreprise israéliens confrontés à un avenir incertain à se préparer à monter au front. Notre principal client était Teva Pharmaceutics Ltd, la société internationale phare de l’Etat hébreu. Yahav se souvient avoir présenté il y quelques années à Eli Hurvitz, le précédent président de  Teva, un scénario des plus sombres en ces termes : « Les ventes de Copaxone, le médicament blockbuster de Teva pour la sclérose en plaques chutent et atteignent leur plus bas niveau. » Yahav raconte que même le légendaire Hurvitz, connu pour être un « leader inspiré », avait alors déclaré qu’il ne pouvait pas prendre au  sérieux un scénario catastrophe de cette ampleur. Hurvitz est mort en 2011. Aujourd’hui, Teva est en crise. Copaxone, à ordonnance de perfusion quotidienne, représente encore 28 % de ses ventes de médicaments. Mais ses brevets vont expirer, et deux entreprises concurrentes sont sur les rangs pour lui damer le pion avec  des génériques, prêts à être commercialisés dès le mois de mai ; l’un d’eux n’est autre que Novartis, son rival le plus acharné.

Teva n’a pas encore mis au point de solution alternative viable en magasin, à même de remplacer Copaxone. Et les six nouveaux médicaments que le groupe avait le projet de lancer sur le marché en 2014 sont tombés à l’eau. La commission pharmaceutique européenne lui a notamment refusé la permission de commercialiser  Nerventra. Ce nouveau médicament en comprimés, développé en partenariat avec la firme suédoise Active Biotech, n’a pas convaincu la commission qui l’a jugé trop peu performant sur les patients, avec un ratio « efficacité-risque » insatisfaisant. Dans le même temps, Biogen, le concurrent américain de Teva, est sur le point de  commercialiser un médicament appelé Tecfidera, également administrable par voie orale, et qui gagne des points dans le milieu pharmaceutique. Par conséquent, les actions de Teva, cotées à la fois à la Bourse de New York et celle de Tel-Aviv, qui avaient augmenté de 5 dollars en 1999 pour atteindre un pic de 65 dollars début  2010, ont fortement chuté pour osciller l’année écoulée entre 36,26 et  45,98 dollars .

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La firme est donc en crise et c’est un sujet de profonde préoccupation pour Israël. Avec ses 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires et ses 46 000 collaborateurs dans 60 pays, Teva est une société israélienne phare et une vitrine de l’Etat hébreu dans le monde. 519 entreprises israéliennes sont cotées à la Bourse de Tel-Aviv  et la valeur marchande de leurs actions s’élève à 180 milliards de dollars. Teva représente près du quart de ce marché boursier avec une capitalisation de 42 milliards de dollars et 10 % du marché des actions indexées à la Bourse de Tel Aviv.

Face à cette crise sans précédent, le leadership de l’entreprise est pointé du doigt. Après 26 ans de direction stable sous Hurvitz, de 1976 à 2002, Teva a vu défiler trois PDG en cinq ans. Le dernier en date, Jeremy Levin, un ancien dirigeant de Bristol-Myers, pourtant très respecté, a tenu 17 mois, au terme desquels le conseil  d’administration l’a invité à démissionner le 30 octobre dernier. Dans la foulée, Teva a annoncé le licenciement de 5 000 employés, soit environ 10 % de sa main-d’œuvre ; une vague de licenciements sans précédent dans les annales de cette société créée en 1901.

Il y aurait aussi des rumeurs selon lesquelles Teva, qui s’est porté acquéreur de nombreuses entreprises médicamenteuses, et non des moindres, pourrait bien être racheté à son tour par le géant Canadien Valeant, qui a avalé 34 entreprises ces quatre dernières années. Il s’agit néanmoins d’une fausse rumeur ; Valeant détient  un cinquième des parts de Teva et emploie un tiers de ses employés. Mais il y a encore trois ou quatre ans, ce genre de fausse rumeur aurait été impensable. Fausse ou non, il serait prudent que Teva contre-attaque au lieu de tout simplement avaler cette « pilule amère » en silence, en mettant par exemple en place un plan de  défense solide pour prévenir toute possible acquisition.

Pression des marchés et défaut de management

Pourquoi les têtes des leaders de Teva ont-elles sauté les unes après les autres, après des années de stabilité ? Teva à certains égards, a essayé d’imiter le géant mondial de l’alimentaire Nestlé, basé en Suisse. Nestlé place à sa direction des talents venus du monde entier et les promeut aux postes clés. Au cours des dernières  années, la firme Teva, longtemps dirigée par des Israéliens, a nommé aux meilleurs postes Levin, un Sud-Africain, et Phillip Frost, un Américain, actuel président du conseil d’administration. Mais Israël n’est pas la Suisse et Petah Tikva n’est pas Vevey.



Un examen attentif des données financières de Teva ne révèle pas de crise majeure. Les revenus de la société ont presque doublé entre 2008 et 2012, passant de 11,1 milliards de dollars à 20,3 milliards. Les bénéfices nets en 2012 ont tourné autour des 2 milliards de dollars. Mais en 2013, les revenus ont stagné alors que les  bénéfices nets ont diminué d’un tiers. Pour la deuxième année consécutive, le coût des règlements judiciaires comme ceux des procès intentés pour violations de brevets qui ont été perdus, et ceux des restructurations suite aux acquisitions, ont oscillé autour des 2 milliards de dollars et plus. Malgré les bénéfices en chute libre,  Teva a maintenu ses dépenses de R&D à un taux respectable de 7 % de son chiffre d’affaires.

Les marchés de capitaux lorgnent déjà sur les actions de Teva avec un appétit aiguisé, en grande partie parce que l’entreprise n’a rien en vue qui puisse remplacer Copaxone, et parce que la firme est chevillée par une dette accumulée qui s’élève à 12,2 milliards de dollars, due en grande partie à des acquisitions malheureuses,  dont celle notoire de l’entreprise biopharmaceutique américaine Cephalon, acquise en 2011 pour 6,8 milliards de dollars. Comme bon nombre d’entreprises publiques cotées en Bourse, Teva souffre de la tyrannie et de la courte vue qui domine les marchés de capitaux.

Je me suis récemment entretenu avec une responsable  israélienne de haut rang qui dirige un des départements d’une grande entreprise mondiale, et qui m’a confié à quel point la pression des analystes de Wall Street pèse sur les rapports financiers trimestriels, impose une politique de court terme, infirme les investissements, pollue les prises de décision, décourage l’innovation et  une planification stratégique saine sur du long terme. « Que faites-vous pour la Bourse en ce moment ? », serait le leitmotiv des analystes, m’a-t-elle affirmé. Capital Group, le géant américain d’investissement et fonds communs de placement est l’actionnaire principal de Teva. En seconde position vient Wellington Management,  un des plus grands cabinets d’investissement privés au monde, avec près de 800 milliards de dollars d’actifs. Et enfin Vanguard, la plus grande société de fonds communs de placement au monde. Tous exigent de solides rendements pour leurs investisseurs et trépignent d’impatience dès que les actions de Teva stagnent.

Les ennuis récents de la firme ont commencé en 2007, avec l’éviction de son PDG, Israël Makov, suite à un litige qui l’a opposé à Hurvitz. Teva a véritablement décollé et acquis sa dimension internationale pendant les années Makov. La crise que traverse Teva est attribuée non pas à un manque de fonds ou de produits, mais à  une faillite de compétences qui touche les plus hautes sphères de sa direction, au vu de leur incapacité à gérer cette entreprise tentaculaire qui gravite sur la scène mondiale dans un secteur très concurrentiel. Sous Makov, Teva s’est révélé expert dans l’acquisition de petites entreprises et s’est montré capable de les intégrer  rapidement dans son giron. Son successeur, Shlomo Yanai a très vite été remplacé par Levin en mai 2012, qui a lui-même cédé la place à Erez Vigodman, ancien PDG de Strauss et Makhteshim Agan, acquis par Chem China en 2011. Ce dernier a la réputation d’être expert en matière de sauvetage d’entreprises en difficulté.

La manne du Copaxone

Autre problème de Teva et non des moindres : son ADN historique est celui d’une société spécialisée en médicaments génériques, une fabrication à moindre coût, dont les brevets ont aujourd’hui expiré ou sont sur le point de l’être. Bien que près de la moitié des revenus de la firme proviennent de ces génériques, les autres 60 %  sont uniquement le fruit des ventes de Copaxone. Hurvitz, décédé en 2011, a su saisir le coche en 1984, lorsque le Congrès américain a adopté la loi Hatch-Waxman, encourageant la vente de médicaments génériques. Dès lors, il a orienté Teva sur ce marché porteur en en faisant la spécialité de la maison. C’est alors que  Copaxone lui est tombé dessus presque par accident.

Le Pr Ruth Arnon, une scientifique de l’Institut Weizman et ses collègues Michael Sela et Dvora Teitelbaum, ont synthétisé des molécules connues sous le nom de copolymères, dont ils pensaient qu’elles pourraient développer la sclérose en plaques chez les animaux, et ce dans le but de faire des recherches sur la maladie. Or  étonnamment, ces molécules l’ont bloquée chez la souris. Du coup, Teva a décidé de prendre le risque de lancer le médicament sur le marché.

Pour obtenir l’autorisation de commercialisation de l’US Food & Drug Administration, l’instance américaine qui délivre les brevets d’exploitation des médicaments, Copaxone devait passer une batterie d’essais cliniques en trois rounds. Pour se faire, il était incontournable d’en passer par une formulation précise de la composition  chimique du produit et garantir qu’elle puisse être identique dans chaque lot. Mais comment y parvenir vu la complexité de ce médicament ? La tâche fut confiée au Dr Irit Pinchasi, une jeune neuro-biochimiste, et contre toute attente avec son équipe, en 1996, elle parvint à gagner l’approbation de la FDA pour le Copaxone. 

Depuis, le Dr Pinchasi a quitté Teva pour prendre sa retraite. Elle nous a raconté, à mes étudiants du Technion et moi-même, comment elle avait amené ses enfants à New York pour entendre le verdict de la FDA, afin de les récompenser de leur soutien tout au long d’une bonne dizaine d’années de travail acharné pour mettre au  point le Copaxone et ses longues heures passées à le piloter à travers des essais cliniques complexes.

Alors que nous réserve l’avenir ? Le Dr Pinchasi est confiante dans le devenir de Teva sur le long terme, et ce pour plusieurs raisons. S’il est vrai que la firme ne dispose pas d’un nouveau médicament blockbuster comme Copaxone, il a néanmoins à son actif une large gamme de produits innovants, qui ont été développés pour  traiter de nombreuses affections, en particulier celles qui touchent les personnes âgées, dont Azilect, un médicament qui traite la maladie de Parkinson. D’autre part, Vigodman, qui a maintes fois sauvé des entreprises de la faillite, a pris les rênes de Teva, qui bénéficie de surcroît d’un capital humain exceptionnel.

« Il y a  quelques années, j’ai eu le privilège de travailler avec des succursales de Teva en Amérique du Sud. J’ai été impressionnée de voir comment la firme a acquis des entreprises au Pérou, au Chili, en Argentine, au Mexique et au Brésil, pour les rendre prospères, productives et rentables avec des équipes créatives et motivées. La  qualité de ses cadres est un atout stratégique précieux qui devrait permettre à Teva de rebondir de façon salvatrice. »

D’autre part, les comptes en profits et pertes de Teva révèlent que, bien qu’elle engendre de gros bénéfices, la firme ne paie pratiquement pas d’impôt sur les sociétés en Israël. Selon le journal économique The Marker, Teva a obtenu 2,2 milliards de shekels de réductions fiscales en 2010 (dernière année en date pour laquelle  nous disposons de données), soit le double de ce qu’a obtenu Intel Israël. Ce traitement de faveur se justifie par ses investissements dans son secteur industriel et la création d’emploi que cela génère dans l’Etat hébreu. Teva a implanté ses usines à Kfar Saba, Jérusalem, Ashdod et Kiryat Shmona. Partout ailleurs dans le monde,  les entreprises mondiales de cette envergure bénéficient d’allégements fiscaux de leurs gouvernements, faute de quoi, elles menacent de délocaliser leurs installations. Apple, tout comme Teva, paye peu d’impôt sur les sociétés à son pays d’origine.

Teva doit à présent opter pour le changement. Philipp Frost, a annoncé le mois dernier la décision de Teva de réduire son conseil d’administration pour le ramener de 15 à 12 membres, et devrait en nommer de nouveaux à son directoire, capables de gérer une entreprise mondiale. Il est aussi question de désigner Benny Landa à  la tête du conseil d’administration, en lieu et place de Frost, son portefeuille d’actions de Teva étant aujourd’hui conséquent. Landa, âgé de 66 ans, est un entrepreneur à succès, qui a notamment fondé Indigo Digital Printing en 1977 qui s’est vendu à HP pour 830 000 000 de dollars en 2002. L’année dernière, il a mené la  rébellion des actionnaires et poussé à la réorganisation du conseil d’administration de Teva.

Remiser sur le générique

Quant à Vigodman, il doit aller vite en besogne. Il est impératif de mieux gérer les deux pôles des activités de l’entreprise qui balancent entre médicaments génériques à faible coût et médicaments innovants qui promettent de fortes marges. Vigodman connaît Teva de l’intérieur puisqu’il a été membre de son conseil  d’administration pendant des années. Il doit faire face à plusieurs défis urgents. Tout d’abord, il devra réduire les coûts de l’entreprise ; l’usine de Kfar Saba, autrefois en tête du palmarès pour son rapport coût – productivité et dont les employés ont pour certains obtenu une augmentation de salaire de 27 % l’été dernier, est  moins compétitive aujourd’hui. « L’un des défis majeurs de Teva est de réduire ses coûts de fonctionnement », fait remarquer le consultant Yahav.

Ensuite, son PDG devra restaurer la confiance des gestionnaires de Teva, rétablir la stabilité de l’entreprise et affirmer ses nouvelles orientations. Il est tout autant impératif que les liens entre les biochimistes de Teva qui sont des universitaires israéliens de pointure internationale soient plus étroits. Dans son nouveau livre intitulé  L’antidote au cœur de l’industrie pharmaceutique, l’auteur Barry Werth explique comment les entreprises pharmaceutiques comme Teva passent d’essais infructueux à la découverte de nouveaux médicaments – grâce à de milliers de tests effectués dans l’espoir de découvrir un médicament performant, et en investissant dans la  biotechnologie qui consiste à dépister une protéine néfaste activée par un gène, puis à construire une protéine réparatrice qui stoppe ses effets pervers – et c’est pourquoi la transition se révèle très difficile.

Vigodman devra aussi gérer l’ambivalence stratégique de Teva et brider le féroce appétit de sa production de génériques, pour avoir de quoi nourrir ses jeunes pousses prometteuses dans le domaine des médicaments innovants en y injectant des fonds. Il faut plus d’un milliard de dollars aujourd’hui pour développer un  médicament à succès, et même pour Teva un tel investissement reste toujours un pari risqué. Enfin, le nouveau dirigeant devra restructurer l’entreprise, stimuler l’expertise, réaffirmer ses racines israéliennes tout en canalisant ses énergies vers une vision globale.

« Personne n’était mieux à même de prendre la tête de Teva que Erez Vigodman », confie Yahav. « J’ai travaillé avec lui dans plusieurs des sociétés qu’il a dirigées précédemment, et j’ai pu observer sa signature de gestionnaire empreinte de sagesse et de courage. L’homme est un visionnaire, doué d’une grande capacité  d’écoute, et si quelqu’un est capable de tirer Teva de ce mauvais pas, c’est lui ». Dans une lettre adressée aux actionnaires de Teva, Landa a écrit : « Erez Vigodman a l’étoffe pour réussir. C’est un stratège qui possède d’excellentes compétences de management. C’est un franc-tireur qui va mettre Wall Street au pas et lui  redonner confiance. »

Copaxone a été la poule aux œufs d’or de Teva qui a malheureusement épuisé ce filon en mettant tous ses œufs dans le même panier sans anticiper sur l’avenir. Sans lui, Teva va devoir essayer de prospérer en se recentrant sur la manne des génériques, une tâche beaucoup plus ingrate et donc renouer avec la vision originale  de Hurvitz. « Les autres entreprises détestent ce secteur à faible marge », avait-il fait remarquer, « mais à Teva nous l’aimons et cette différence fait notre spécificité ».

Vigodman devra également réchauffer la relation entre Teva et le marché des changes en affinant ses analyses. Sa marge de manœuvre dans ce domaine sera ténue. Il s’agira d’augmenter les dépenses de R&D pour favoriser l’innovation, sans pour autant infirmer la rentabilité, réduire les coûts sans nuire à l’innovation, et  satisfaire aux objectifs du court terme tout en maintenant le cap sur une orientation stratégique pertinente sur le long terme.

« Comme beaucoup d’Israéliens, je suis très fier de ce que Teva a accompli », dit Yahav, « et comme beaucoup, je suis préoccupé par son avenir. Ce n’est pas juste une société israélienne comme une autre. C’est la figure de proue de la compétitive israélienne, elle est représentative des efforts du pays pour s’y maintenir. Teva  va rebondir, tout simplement parce qu’à l’image d’Israël, ses employés et ses gestionnaires ont une capacité de résilience à toute épreuve ; ils sont créatifs et obstinément tenaces. » 

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