Très grand succès du salon de l’Aliya 2014 à Paris

« Im Tirtzou, eyn zo hagada », « Si vous le voulez ce ne sera pas une légende », avait prophétisé Theodor Herzl

By BERNARD MUSICANT
April 9, 2014 14:39
3 minute read.
P8 JFR 150

Arrivée de nouveaux immigrants français à l'aéroport Ben Gourion. (photo credit: REUTERS)



Son rêve de rassemblement du Peuple juif sur la Terre d’Israël deviendrait-il une réalité pour les Juifs de France ? A l’heure des plans du gouvernement israélien pour l’Aliya massive des Juifs de France, ce salon a rassemblé plus de 5 000 personnes sur la journée du 30 mars, bien plus que la manifestation du CRIF contre l’antisémitisme.
Ironie, ce salon faisait le plein alors que la France donnait une victoire historique au Front national qui remporte près d’une dizaine de grandes villes.
Dans les allées des deux étages des Salons Vianey, on pouvait croiser des personnes de tous âges, des retraités aux étudiants ou des familles complètes, des religieux à chapeau noir et papillotes, comme celui qui semble sorti directement de la discothèque.
L’Agence juive et les ministères de l’Aliya et de l’Intégration étaient assaillis par les demandes d’informations, souvent très poussées, en vue d’une aliya à court ou moyen terme.



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Trouver un emploi avant l’aliya



Les villes d’Eilat, Jérusalem, Beit Shemesh, Rishon Lezion, Netanya, Haïfa et Modiin, présentaient leurs plus beaux atouts aux futurs olim. Des compagnies de déménagement, des banques, des avocats renseignaient les candidats à l’aller simple vers Israël.
L’éducation, un des critères majeurs de l’aliya, était représentée en force avec les lycées français et les programmes pour étudiants, Naale, Massa et Yalla de l’Agence juive. Le CNEF voyait une file d’attente impressionnante de futurs étudiants francophones en Israël.
Pour les personnes en activités, des stands permettaient de passer des bilans de compétence (Saphir RH), de se préparer à la recherche d’emploi ou la création d’une société. Johanna Benichou, de l’association Gvahim spécialisée dans les diplômés de l’enseignement supérieur, présentait les 3 axes de son périmètre :
– Les stages de 4 à 10 mois, pour les diplômés de 21 à 30 ans,
– Les programmes d’insertion professionnelle avec une phase préparatoire en France via Skype et une phase d’accompagnement d’un mois en Israël puis de monitoring jusqu’à l’obtention d’un emploi
– Un incubateur de start-up The Hive, à Tel-Aviv ou Ashdod, pour les nouveaux immigrants.
Avraham (Duvdev) Duvdevani, président mondial de l’Organisation sioniste mondiale, Oded Feuer, directeur de l’unité de promotion de l’aliya de l’OSM et Simcha Felber, représentant de l’OSM en France, ont rencontré toute la journée des responsables associatifs pour élaborer des projets permettant de trouver un emploi avant son aliya.
Par exemple, Teva recrute des chimistes, des médecins, ou des logisticiens. Les Chemins de fer israéliens ont besoin d’ingénieurs en génie civil, génie électrique, et autres spécialités spécifiques à ce métier. Les grandes industries israéliennes ont besoin de milliers d’ingénieurs dans le high-tech, l’électronique et l’informatique. Aux Etats-Unis, l’OSM a recruté des métiers manuels comme des bouchers.
Ariel Kandel, directeur de l’Agence juive en France, m’a présenté des chiffres impressionnants : le nombre d’olim sur les 3 premiers mois de 2014 a augmenté de 313 % (850 immigrants) par rapport à 2013 (270 olim), déjà en hausse de 70 % par rapport
à 2011.
Depuis septembre 2013, 850 personnes par mois viennent aux soirées d’information (quasiment quotidiennes) de l’Agence juive, soit près de 10 000 sur l’année scolaire, soit l’équivalent de 10 % des Juifs de la région parisienne.Selon Ariel Kandel, l’équivalence des diplômes est un problème qui va en se réduisant, mais il reste encore à faire. L’accompagnement individuel des candidats à l’aliya doit encore s’améliorer pour répondre au mieux à chaque situation. Comme répondre rapidement à ce chauffeur routier venu ce matin l’interroger sur le permis poids lourds.
Interrogé sur l’« aliya fiscale », il répond que les règles administratives obligent le résident fiscal à habiter six mois et un jour par an en Israël et prouver qu’il y vit, par exemple en prouvant la scolarisation des enfants.
Ariel Kandel rappelle qu’un candidat à l’aliya doit prouver son ascendance juive selon la loi du Retour, qu’il n’est pas nuisible à l’Etat d’Israël et qu’il déclare son intention de résider en Israël.
Le mot de la fin s’impose naturellement au directeur de l’Agence juive : « Am Israël Haï ! » 

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