Un candidat qui éveille les passions

Jonathan-Simon Sellem : de la pêche aux « like » au sens du buzz.

By KATHIE KRIEGEL
May 21, 2013 13:02
Jonathan-Simon Sellem.

JFR P18 370. (photo credit: DR)

 
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Sur son blog, dont le mot d’ordre semble être « interactivité », Jonathan-Simon Sellem affine son programme en temps réel, en concertation avec les électeurs potentiels de tous les pays de la 8e circonscription, qui deviennent ainsi partie prenante de son aventure électorale et acteurs du destin de sa candidature.

Cette campagne dans « l’air du temps », ce sens du buzz et de la pêche aux « like », ne fait pas l’unanimité et qui dit passions, dit aussi fervents détracteurs. Jonathan-Simon Sellem pratiquerait le mensonge, lui qui se veut pourfendeur de la vérité, il n’aurait pas été un journaliste d’information, mais un manipulateur, instigateur de rumeurs. Autant de reproches balayés d’un revers de main par ses supporters, qui voient là les dires de qui ne comprend pas ces temps nouveaux que Jonathan-Simon Sellem incarnerait.

Questions à celui qui tient le haut du pavé de la blogosphère.

u Quels sont les points forts de votre programme ? 

Le social, l’éducation, l’emploi. Mais je voudrais aussi apporter ma contribution sur le plan politique. Le Qatar fait partie de la francophonie et pas Israël, c’est une injustice qu’il faut réparer.

D’autre part, Israël doit être le pays des enfants nés à Jérusalem et cela doit figurer sur leurs papiers. J’exige aussi que la transparence soit faite sur la destination des fonds versés à l’Autorité palestinienne pour s’assurer qu’ils ne servent pas à financer des organisations antisionistes. Enfin, je voudrais que l’Assemblée nationale soit une tribune pour faire entendre ma voix et par ce biais, avoir l’occasion de tenir tête aux ennemis d’Israël dans les médias français.

Véronique Genest, ma première suppléante, est allée affronter la dictature du politiquement correct sur les plateaux TV et dans la presse. Grâce à elle, les Français ont, pour la première fois, entendu un discours authentiquement pro-israélien. Grâce à elle, le message est passé et je vais continuer sur cette lancée.

u La première réalisation après votre élection ? 

Oeuvrer pour un canal politique ouvert entre la France et Israël. Refus de la double imposition, protection des retraites, ticket santé et emploi. Je me suis rendu dans les entreprises pour aller à la rencontre des Français sur leur lieu de travail et me sensibiliser à leurs préoccupations. EDF par exemple, présent en Israël, ne propose pas de postes aux Français, il faut que cela change. Je vais m’atteler tout de suite à la reconnaissance des diplômes. Je milite au sein du Collectif franco-israélien à l’AAEGE, et nous avons déjà fait quelques percées dans ce sens. Et je vais exiger que les programmes « Erasmus » d’échanges universitaires bénéficient à Israël.

u Votre principal atout ? 

Ma valeur ajoutée c’est ma Houtzpa israélienne. C’est mon label. Celui de « La jeunesse qui ose ». Une audace à toute épreuve, une hardiesse génératrice de progrès. Source d’une immense créativité qui porte Israël, pays des start-up, leader dans beaucoup de domaines. Israël est un pays jeune : à 30 ans on peut être haut gradé, alors qu’ailleurs il faut attendre d’avoir la cinquantaine. La jeunesse est avec moi et je veux être à son service. Les seniors me soutiennent aussi, car je me bats pour leurs enfants et leurs petitsenfants.

u Pourquoi méritez-vous de gagner ? 

Parce que j’ai le courage de défendre Israël. Je n’ai pas honte de dire ouvertement que je suis sioniste et ce devant n’importe qui et dans n’importe quel contexte. Et ce n’est pas raciste que de l’être.

J’ai pour objectif de combattre les injustices médiatiques faites à Israël. Quand France Télévision a diffusé le reportage « Un Etat palestinien est-il encore possible ? », odieusement propagandiste, dans l’émission « Un OEil sur la Planète », en 24 heures j’ai organisé une contre-émission « Deux yeux sur la planète », avec des invités prestigieux, dans le but d’obtenir des excuses. Cette réplique a fonctionné et ma contre-émission a fait le buzz sur internet avant d’être reprise par les grands médias.

u Qu’aimeriez-vous qu’on retienne de votre action si vous étiez élu ? 

Au terme de mon mandat, l’aliya sera devenue une chance pour la France. J’aurai contribué à réveiller les consciences et ma lutte contre la désinformation et la délégitimation d’Israël aura porté ses fruits. Les juifs ont le droit de vivre en Israël. Il est temps qu’Israël relève la tête. A chaque fois que nous cherchons à plaire, cela s’avère être une erreur. Regardez le tort que nous a fait le rapport Goldstone.

u Qui voyez-vous au second tour ? 

Marie-Rose Koro, la candidate socialiste en Turquie, car dans les autres pays de la 8e circonscription les Français votent majoritairement pour une étiquette et la droite est trop divisée.

u Que pensez-vous de cette campagne ? 

Ce n’est pas une campagne propre. J’ai été victime de la virulence de certains candidats mal intentionnés. J’ai été catalogué extrême droite tout simplement parce que je suis sioniste. C’est jouer le jeu de nos ennemis. On m’a traité de Goering, de Goebbels, c’est infâme et tout simplement diffamatoire.

u Certains diraient que vous récoltez ce que vous avez semé à grands coups d’informations mensongères ? 

Beaucoup de mes informations ont été reprises sur les grands médias. J’ai été le premier à sortir un bon nombre d’affaires. Mais traquer les informations expose parfois à des erreurs involontaires.

J’en ai fait quelques-unes. Qui n’en fait pas. Aucun média n’est à l’abri des démentis. Ils font partie du jeu. Et parfois l’expression d’une certaine lâcheté.

u Vous avez longtemps été un candidat indépendant et vous voici encarté. Est-ce par opportunisme ? 

Je suis proche du Parti libéral démocrate (PLD) depuis longtemps, mais je ne pouvais tout simplement pas y adhérer en tant que journaliste. Dès que j’ai cessé ces activités pour entrer en politique, j’ai rejoint tout naturellement ce parti et Hervé Morin s’en est réjoui. Il est évident que le soutien de cette formation centriste donnera plus d’écho à ma voix et fera taire les mauvaises langues qui persistent à me situer injustement à l’extrême droite.

Jonathan-Simon Sellem est-il victime de harcèlement médiatique parce qu’il dit des vérités qui font mal, ou un as de la manipulation dans le domaine de la communication ? On peut se demander si de vouloir faire déplacer le consulat général de France à Ramallah au motif que l’inclination de la France la porterait en toute logique à ce déplacement géographique, n’est une preuve de provocation gratuite et stérile à la seule fin de faire le buzz. Toujours est-il que s’il est insupportable à certains, il n’en est pas moins incontournable pour d’autres. « Je vous demande à tous », a déclaré Karsenty, « de vous mobiliser afin d’aller voter pour Jonathan-Simon Sellem dès le 26 mai, et faire voter vos amis et votre entourage pour lui.» Sachant qu’en Israël, le taux de vote en 2012 pour ces élections s’élevait à peine à 7 %, la vraie question est effectivement de savoir à qui profitera l’absentéisme.

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