Un développement en 4 points

A Mitzpe Ramon, la demande est plus importante que l’offre.

By JOHN BENZAQUEN
January 15, 2013 15:16
Mitzpe Ramon.

Mitzpe Ramon 521. (photo credit: Courtesy)

 
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Mitzpe Ramon est située au sommet d’une colline du désert, sur l’une des deux routes qui mènent à Eilat. De ses 860 mètres d’altitude, elle domine Machtesh Ramon, le cratère Ramon.

Une petite bourgade « en développement ». Si le label est porteur d’une connotation négative quand il s’applique à d’autres villes, il confère un certain charme à Mitzpe Ramon.

La ville jouit d’un climat sec et plutôt frais : sec à cause du désert et relativement frais en raison de son altitude. En plein été, il peut y faire particulièrement chaud, mais le coucher du soleil apporte toute l’année une douce fraîcheur.

La cité prend vie en 1951, en tant que camp pour les ouvriers qui construisent la route d’Eilat. Puis au début des années 1960, le gouvernement commence à y installer des nouveaux immigrants, principalement venus d’Afrique du nord et de Roumanie. C’était, et c’est toujours, une des villes les plus reculées, ce qui contribue grandement à son cachet.

Mais on ne peut véritablement parler d’isolement, ce qui serait exagéré puisque la ville se trouve à une heure de voiture de Beersheva et à trois heures d’Eilat.

Aujourd’hui, Mitzpe Ramon abrite quelque 7 000 âmes, habitants depuis l’origine ; et aussi familles de soldats qui servent dans la région. La municipalité essaie à présent d’attirer des immigrants de pays occidentaux, en particulier anglo-saxons, ainsi que des jeunes familles.

« Mitzpe Ramon est un endroit fabuleux pour vivre, spécialement pour les foyers avec enfants », explique la maire Flora Shoshan. « Nous sommes dotés d’un des meilleurs systèmes scolaires du Neguev et bénéficions d’une qualité de vie très élevée. La ville se développe très vite, particulièrement dans le domaine du tourisme, et offre de nombreuses opportunités d’emploi intéressantes pour les nouveaux venus. Et, enfin, un dernier argument et pas des moindres, on trouve ici une communauté chaleureuse et très accueillante. » 

L’air pur des montagnes

Si la municipalité tient tant à attirer la communauté anglo-saxonne, c’est avant tout pour consolider ses atouts touristiques. La cité compte pour l’instant 7 hôtels et espère bien en voir d’autres ouvrir prochainement. Il lui est donc important de recruter du personnel anglophone, dans un souci de service aux clients des établissements. Le tourisme est en effet devenu l’un des principaux apports économiques de la ville.

Au total, Mitzpe Ramon et ses environs comptent approximativement 2 500 chambres réparties dans ses hôtels, auberges et autres maisons d’hôtes. Son fer de lance, l’établissement Bereshit, considéré comme l’un des plus luxueux hôtels du pays, qui a récemment ouvert ses portes.

Et cet essor touristique va de pair avec une demande de logements qui n’est pas sans conséquences sur le marché immobilier de la ville. La plupart des habitations sont louées à des employés des secteurs touristique ou militaire. L’achat d’appartements ou de maisons jumelées constitue donc une bonne opportunité de placement puisque les biens trouveront ensuite facilement preneur sur le marché locatif.

Parmi les atouts de Mitzpe Ramon : l’image de villégiature qu’elle incarne et qui séduit essentiellement les couples d’âge moyen, prêts à acquérir des maisons jumelées, pour les rénover et les transformer en résidences secondaires.

La demande est également forte parmi les retraités qui souhaitent s’établir dans cette petite bourgade tranquille.

Mitzpe Ramon rayonne de paix et de tranquillité, et bénéficie d’un climat sain et de l’air pur des montagnes.

Les catégories de Mitzpe Ramon

Mais le marché immobilier a ses limites. Il est en fait assez exigu et ne s’étoffe pas. Ces dernières années, aucun nouveau projet de construction ne s’est profilé à l’horizon.

Les seules propriétés mises sur le marché sont celles dont les propriétaires décèdent ou déménagent. La demande reste donc globalement plus élevée que l’offre. Ainsi, ceux qui désirent vendre leur bien n’ont aucune difficulté à trouver acquéreur.

La ville a été construite de toutes pièces par le ministère de la Construction et du Logement ou celui de la Défense. On peut classer les logements en quatre catégories.

La première est constituée d’habitations érigées dans les années 1960 pour loger les premiers résidents. Il s’agit de bâtiments d’un étage, constitués d’appartements alignés en rangs, chacun doté d’un petit bout de terrain. Ils s’étendaient au départ sur 45 mètres carrés, mais beaucoup ont été agrandis depuis.

La seconde catégorie est celle des constructions appelées « patios », pour posséder des jardins cloisonnés. Elles sont également érigées en rangs, mais certaines comprennent deux étages.

La troisième catégorie de logements consiste en des habitations jumelées de 60 mètres carrés sur un terrain de 250 mètres carrés. A la base, elles étaient constituées d’un seul bloc et d’un seul étage. Les habitants peuvent aujourd’hui en ajouter un second.

Enfin, la dernière catégorie que l’on peut trouver sur le marché est celle des appartements de 80 mètres carrés.

Pendant 30 ans, le ministère de la Défense a construit des blocs d’appartements de trois étages pour héberger les familles des soldats basés dans la région. Ces biens ont maintenant été vendus. Motif : les officiers aspirent désormais à une meilleure qualité de vie et à des espaces d’habitation plus vastes.

Il existe une autre catégorie de logements à Mitzpe Ramon : les maisons de Bnei Beit’cha. Elles résultent de la vente de terres gouvernementales à des propriétaires privés, mais uniquement dans le but d’y faire construire des logements privés.

Les prix à Mitzpe Ramon sont relativement bas. Un appartement des premiers blocs varie entre 280 000 et 320 000 shekels, selon l’état de l’appartement et des travaux de rénovation. Les logements type « patios » se vendent aux environs de 450 000 shekels et les maisons jumelées s’acquièrent à 500 000 shekels.

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