Unité et diversité

Un nouveau centre éducatif et culturel est en construction. Il tend à servir et à renforcer la communauté nationale-religieuse de Beit Shemesh.

By ATARA BECK
January 1, 2013 16:15
4 minute read.
Beit Shemesh center

Beit Shemesh center 521. (photo credit: Courtesy)

 
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La communauté nationale-religieuse de Beit Shemesh semble assurée que l’acrimonie et la violence, dont elle a été victime de la part de ses voisins haredim l’an dernier, n’existent plus. Les incidents, largement rapportés par les médias nationaux et internationaux, ne se sont pas renouvelés et les haredim paraissent désormais pacifiques. La confiance de la communauté nationale-religieuse repose aussi sur la construction d’un centre éducatif et culturel de 1 000 mètres carrés, à Ramat Neiria, sur le campus des écoles publiques religieuses. Effectivement, les initiateurs du projet, dont l’on prévoit l’achèvement d’ici la fin 2013, comptent renforcer ainsi la présence nationale religieuse dans la région.

Le centre est situé près de l’école élémentaire Orot, à la frontière du quartier de Ramat Beit Shemesh Bet. C’est précisément là, il y a un an exactement, que les haredim ont harcelé des petites filles qui se rendaient à l’école.

Le centre est le projet de Shaalei Torah, un réseau religieux sioniste, établi en 1988, et qui a pour but d’apporter «un changement réel et à long terme dans les zones périphériques israéliennes.» Les écoles Orot à Beit Shemesh sont d’ailleurs sous l’autorité de Shaalei Torah.

Une revendication violente 

Enfin, un fait ironique consolide encore la foi de la communauté nationale religieuse : le harcèlement et le vandalisme des haredim étaient en partie motivés par la revendication, pour leur propre réseau scolaire, d’un bâtiment municipal.

L’édifice, qui abritera le nouveau centre éducatif et culturel, n’appartient toutefois pas à la ville. Jordan Klein, porte-parole du réseau, souligne qu’« il appartient et restera la propriété de Shaalei Torah, nous voulons qu’il soit le centre de la communauté nationale-religieuse, de façon à ce qu’elle soit définitivement établie ici ». La municipalité s’est donc contentée d’autoriser la construction. Rabbi Rahamim Nissimi, directeur exécutif de Shaalei Torah, confirme les propos de Klein : « Nous avons réussi à stopper ce mouvement hostile des haredim. D’ailleurs, ils ne construisent plus dans les environs, ni maisons, ni centres commerciaux, ni entreprises. Notre communauté se sent plus rassurée sur son avenir. » Klein rappelle l’atmosphère de l’année précédente : « Notre communauté était inquiète que la ville ne devienne haredie et que la communauté nationale-religieuse ait à partir. » Plutôt que de rester passive, elle a décidé de défendre ses droits et ceux des autres résidents non haredim de la région, puisqu’une partie de la population est laïque. A la suite de ces manifestations, le calme est revenu et les filles de l’école élémentaire sont allées à l’école sans se faire insulter ou menacer.

Deux fillettes réhabilitées 

Selon Klein, les communautés séculaires et nationales-religieuses « ont géré le conflit de manière très raisonnable. Les manifestants n’ont pas appelé à la vengeance, mais à la paix et au respect, et nous avons finalement atteint cet objectif. La communauté haredie semble avoir compris que ses actions desservaient leur communauté. » Klein reconnaît que les responsables sont des extrémistes minoritaires dans la population haredie. « Je ne suis pas au courant de ce qui se passe à l’intérieur de cette communauté », concède-t-elle, « mais le conflit est passé. Depuis les choses se sont calmées, chacune des communautés a trouvé une manière de cohabiter dans le respect et la tolérance ».

Selon la documentation de Shaalei Torah, « le projet sera le centre de la communauté nationale-religieuse de Beit Shemesh et un espoir pour la jeune population défavorisée des quartiers avoisinants. » Le centre s’adressera non seulement aux 900 élèves approximativement qui vont aux écoles élémentaires Orot – une pour garçons et une pour filles – mais aussi à ceux des autres écoles et de différents milieux. Parmi les installations du centre : un gymnase, un hall, un centre pour les tests d’éducation, les cours de rattrapage et les services d’assistance. Le hall sera utilisé pour les cérémonies, les offices religieux, les événements communautaires et les spectacles.

Dror, le centre « liberté » 

Il sera dédicacé à Rikki et Raheli Menora, anciennes élèves du lycée de jeunes filles de Shaalei Torah, qui, le 13 juillet 2010, sont mortes, ainsi que leur grand-père et leur cousin, dans un accident d’avion. La mère des deux jeunes filles, Sima Menora, a créé en leur mémoire la fondation Dror, qui signifie en hébreu : « liberté » et est l’acronyme de « Derekh Rikki VeRaheli », la voie de Rikki et Raheli. La fondation a pour but « d’encourager l’initiative et le pouvoir des femmes ». Le centre fournira des évaluations, des cours particuliers et de rattrapage, une aide éducative et des thérapies - aux filles comme aux garçons, ainsi qu’aux nouveaux immigrants. Klein rappelle que l’une des soeurs, Menora, avait d’ailleurs bénéficié avec succès d’une évaluation scolaire et d’un soutien scolaire.

Selon Nissimi, le projet est en cours de réalisation depuis au moins trois ans et le maire, Moshé Aboutboul, le soutient avec ferveur. Les plans architecturaux sont maintenant « complets et prêts à être exécutés », conclut Klein.

Selon de nombreux résidents, il manque aussi à Beit Shemesh un programme de loisirs pour les adolescents et jeunes adultes.

Nombreux sont ceux qui vont jusqu’à Modiin ou Jérusalem parce qu’il n’y a rien dans leur propre ville. Klein envisage donc d’utiliser le nouveau centre dans ce but.

« Si nous recevons des fonds, nous serions contents d’ouvrir le centre six jours sur sept. Nous sommes tout à fait prêts à répondre aux besoins de la communauté.

Nous voulons travailler de concert avec les donateurs pour mettre en place des projets que la communauté désire. »

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