Appel aux électeurs

Un total de 5,1 millions d’Israéliens vivant en Israël sont admissibles à voter pour la 19e Knesset le 22 janvier. Beaucoup n'exerceront pas ce droit.

By SIMON LEVY
January 1, 2013 15:36
3 minute read.
Habayit Hayehudi votes in primaries.

Habayit Hayehudi votes in primaries 300. (photo credit: Lahav Harkov)

 
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Le taux de participation en Israël par rapport aux Etats-Unis ou en Suisse est élevé, mais toujours inférieur à celui de nombreux pays européens comme l’Italie, où le vote était autrefois obligatoire, la Belgique, où il l’est encore, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Scandinavie. Cette dernière décennie a enregistré une diminution inquiétante de la participation électorale, d’environ 80 % en 1996 à 65 % lors des dernières élections. Un faible taux de participation est souvent le résultat d’un espoir déçu, ou tout simplement d’une indifférence. Pour le sociologue Robert Putnam, la télévision pourrait être la cause d’une baisse de l’engagement civil, illustré par un faible taux de vote. Dans les années 1950 et 1960, regarder le petit écran est rapidement devenu la principale activité des pays développés. En Israël, les multi-chaînes ont fait leur apparition dans les années 1990. La télévision a remplacé les différents divertissements sociaux, tels que les clubs de bridge, les groupes cultuels ou des clubs de bowling. Putnam expose dans son livre, Bowling Alone : The Collapse and Revival of American Community (Jouer au bowling seul, chute et renaissance de la société américaine, non traduit en français), que les gens se sont peu à peu retirés dans leurs maisons et que la participation sociale a globalement diminué, tout comme le taux de vote. Le meilleur remède à ce phénomène décrit par Putnam est de sortir et de s’impliquer davantage. Le Jerusalem Post, l’AACI et la Grande Synagogue de Jérusalem ont récemment organisé une série de débats en ce sens. Prendre part à ces rencontres - à Netanya, Tel-Aviv, Raanana et Jérusalem - peut contribuer à renforcer le sentiment de devoir civique et la motivation de se rendre aux urnes. 

A quoi bon ? 

Un autre facteur contribuant à une faible participation : le sentiment chez le citoyen que son vote n’aura pas d’impact réel. Amnon Rubinstein et Adam Wolfson, dans leur livre Absence of Government: How to Rectify the System (L’absence de gouvernance : Comment rectifier le système) ont averti que le fort pourcentage de décisions gouvernementales non appliquées peut créer une indifférence chez les citoyens. Si le gouvernement n’est pas capable de donner suite aux décisions qu’il prend, pourquoi prendre la peine de voter ? Selon une étude réalisée en 2005 par Doron Navot et Rehes Eli, 70 % des décisions du gouvernement israélien - allant des logements publics à la privatisation des ports maritimes, des réformes de Compagnie d’électricité israélienne à la construction d’un tramway à Tel-Aviv - sont restées lettre morte. Le dernier facteur contribuant à la faible participation électorale relève d’une piètre opinion des hommes politiques. Tout récemment, Youval Diskin, ancien chef du Shin Bet, a par inadvertance exprimé publiquement ce sentiment quand il s’est plaint de la « crise du leadership. » Selon le chroniqueur de Sof Hashavoua et du Jerusalem Post Ben Caspit, au cours d’une réunion à huis clos avec des amis, Diskin a défendu le vote blanc en signe de protestation. «Le vote blanc m’apparaît de plus en plus comme une bonne option, qui pourrait être une forte déclaration, si beaucoup de gens le choisissait,» a-t-il déclaré. «Nous devons trouver un moyen d’effectuer un profond changement dans notre pays.» Avec la coalition de droite du Premier ministre Binyamin Netanyahou en tête dans tous les sondages, la plupart des partisans de la gauche ou centre-gauche ont sombré dans le désespoir et renoncé à la possibilité d’un changement politique, alors que beaucoup à droite ou au centre-droite de l’échiquier chérissent l’idée que le gouvernement actuel poursuive son mandat. En conséquence, il existe un réel danger que le taux de participation soit encore plus faible que les années précédentes, lorsque la concurrence était étroite et que les électeurs sentaient que leur vote ferait la différence. Ne pas voter dénote un manque d’appréciation de ce cadeau qui est la démocratie. Le fondement même de tout le processus démocratique est le droit de vote. Les électeurs ont l’obligation civique de s’informer sur les enjeux et les programmes des partis en lice pour la Knesset. Aucune démocratie n’est parfaite. Il existe des bons et des mauvais politiciens partout. Mais ne pas prendre la peine de se rendre aux urnes ou voter blanc ne fait qu’octroyer plus de pouvoir aux autres. En moyenne, ces voix non utilisées ont un potentiel de 15 sièges à la Knesset. Ce potentiel ne doit pas être gaspillé sous couvert d’indifférence ou de pessimisme. 

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