Coalition : J-17

Il reste un peu plus de 2 semaines pour former un gouvernement avant la date butoir du 15 mars. Retour sur les derniers rebondissements politiques.

By GIL STERN STERN HOFFMAN
February 26, 2013 12:36
Yesh Atid leader Yair Lapid at Knesset swear in, February 5, 2013

Lapid at Knesset 370. (photo credit: Uriel Sinai/Reuters)

 
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Changement de tactique. Dimanche 24 février, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a opéré un virage à 180 degrés et invité Yesh Atid à rejoindre la coalition. Une première depuis la dernière rencontre de Netanyahou et Yaïr Lapid, peu après le scrutin du 22 janvier.

Depuis, l’ancien journaliste s’était plaint de ne pas être convié aux pourparlers.

Les relations entre les deux leaders s’étaient dégradées suite à un commentaire de Lapid sur son désir d’être Premier ministre lors des prochaines élections. Surtout, Bibi a laissé entendre qu’il ne voulait pas d’un gouvernement sans les partis ultra-orthodoxes, ce à quoi Lapid a répliqué en faisant voeu de rester dans l’opposition le cas échéant.

Mais l’alliance entre Yesh Atid (19 mandats) et Habayit Hayehoudi (12 mandats) met le Premier ministre en difficulté.

Peu avant l’annonce de dimanche soir, une source au Likoud confiait que Netanyahou avait compris qu’il ne pouvait faire autrement que céder. « Le premier ministre appelle à la formation d’un gouvernement à la majorité nationaliste et invite Yesh Atid à le rejoindre également », pouvait-on lire dans le communiqué du Likoud. « Habayit Hayehoudi a été le premier à recevoir une offre pour le gouvernement de Netanyahou. La promesse de campagne de ce parti envers ses électeurs a été de rejoindre un gouvernement dirigé par Netanyahou. Le seul obstacle qui empêche désormais la formation d’un gouvernement nationaliste est le refus d’Habayit Hayehoudi de rejoindre le gouvernement ».

Les deux formations se sont rencontrées tard dans la soirée de dimanche, à la fin de Pourim, pour discuter des réformes sur le futur budget 2013 et l’égalisation du service militaire.

Quant à Yesh Atid, le porte-parole de Lapid avait refusé de commenter les derniers développements à l’heure où nous mettions sous presse.

De son côté, Shas a réagi avec dédain à l’annonce de Netanyahou, affirmant que le Premier ministre serait le premier à regretter sa décision. « Nous ne serons pas malheureux si nous ne sommes pas dans la coalition », a affirmé le député Shas Nissim Zeev. « Le Premier ministre a le droit de choisir ce qui lui convient mieux politiquement, mais c’est très mauvais pour le pays ».

Lapid et Bennett se mettent d’accord sur le service militaire

Les pourparlers entre Yesh Atid et son allié Habayit Hayehoudi au cours du week-end sur l’enrôlement militaire se sont révélés fructueux. Selon un reportage d’Aroutz 10, confirmé par les deux partis, Lapid a accepté la demande de Bennett de faire passer le nombre d’exemptions de 400 à 2000 jeunes harédim par an. L’ancien journaliste a également accepté de monter l’âge d’enrôlement de 18 à 21 ans.

La délégation de Habayit Hayehoudi devait reprendre les négociations à ce sujet avec le Likoud-Beiteinou en début de semaine, après avoir rejeté une première offre lors d’une rencontre vendredi 22 février. A cette occasion, le parti national religieux a également soulevé l’idée d’obliger les ultra-orthodoxes à étudier les matières scolaires de base, telles que l’anglais et les mathématiques. Une question qui a aussi été évoquée lors d’une rencontre entre les leaders du Likoud et de Shas, toujours vendredi.

La veille, l’autre formation ultra-orthodoxe de la Knesset, Judaïsme unifié de la Torah (JUT) s’est dite foncièrement opposée à tout changement dans le statu quo des étudiants de yeshiva. « Même s’ils veulent vous mettre en prison, vous priver de vos droits et vous contraindre à la pauvreté, n’ayez crainte et Dieu sera avec vous pour sanctifier son nom dans l’amour », pouvait-on lire dans un communiqué du Conseil des sages de la Torah de la Agouda hassidique d’Israël, publié dans Yated Neeman, un quotidien haredi, vendredi 23.

Livni attaquée de toutes parts 

Lors du face-à-face entre Habayit Hayehoudi et le Likoud Beiteinou, les représentants de Bennett ont également demandé à revenir sur l’accord conclu par le parti de la majorité avec Tzipi Livni, mardi 19 février, qui accorde à cette dernière le ministère de la Justice, ainsi que la conduite des négociations avec l’Autorité palestinienne.

Selon une source de Habayit Hayehoudi, les changements requis sont mineurs et ne devraient pas déranger Livni.

« Ce n’est pas éthique de revenir sur un accord conclu », a néanmoins grondé celle-ci sur le plateau de Rencontrez la presse, sur Aroutz 2, samedi 23 février. « Je ne pense pas que le Premier ministre briserait un accord passé avec moi, je ne pense pas que Yaïr Lapid l’accepterait, et je ne laisserais pas faire une chose pareille. Je défendrais les engagements de cet accord, un point c’est tout. Ces engagements ont été pris envers moi, envers mon parti et envers le monde entier », a-t-elle martelé.

Dimanche, Livni a dû également faire face aux critiques de son propre numéro 2, Amram Mitzna. Le député s’est montré très mécontent des rumeurs qui favorisent Amir Peretz, numéro 3 du parti, à ses dépens. En effet, dans son accord conclu avec le Premier ministre, Livni a également obtenu le ministère de l’Environnement ainsi que la présidence d’une commission de la Knesset.

En tant que numéro 2, Mitzna s’attendait logiquement à obtenir le portefeuille ministériel, mais Livni a déclaré la semaine dernière qu’elle n’avait pas encore décidé, qui, de Mitzna ou Peretz, hériterait du portefeuille. « Le problème n’est pas entre Peretz et moi, mais entre Livni et moi », s’est indigné le député au micro de la radio militaire. « La confiance a été brisée ». Lors de la réunion de parti qui a suivi l’annonce d’entrée au gouvernement, Mitzna a ostensiblement ignoré la main que lui tendait Amir Peretz.
Ce dernier n’a pas souhaité commenter.

Une nouvelle candidature d’Olmert ?

Alors que la date limite du 15 mars pour former un gouvernement approche, les spéculations sur de nouvelles élections vont bon train. Selon plusieurs sources médiatiques, l’ancien Premier ministre Ehoud Olmert se présenterait le cas échéant. « Je me présenterai cette fois-ci parce que le dernier scrutin a prouvé que les Israéliens ne veulent pas vraiment de Netanyahou. Je me moque de savoir quelles sont mes chances et je me moque du qu’en-dira-t-on. Si Bibi ne forme pas de coalition et que de nouvelles élections sont lancées, je me présente », aurait confié Olmert à ses proches. Le porte-parole de ce dernier a néanmoins démenti l’information.

La candidature de l’ancien dirigeant serait de moins en moins improbable au vu des derniers rebondissements du procès Holyland. Dimanche 24 février, la défense d’Olmert a estimé avoir marqué un point de taille contre l’Etat. L’équipe d’avocats a fait usage d’une nouvelle preuve devant la cour : une liste rédigée sur une page d’agenda par le principal témoin à charge, S.D. (son nom est censuré) détaillant les destinataires des pots-de-vin sur laquelle Ehoud Olmert ne figure pas, pas plus que ses principaux associés, Shoula Zaken et Yossi Olmert.

Selon la défense, cette découverte pourrait ouvrir la voie à un blanchiment de l’ancien Premier ministre.

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