Droite et plus...

Tour d'horizon du Likoud, Habayit Hayhudi et Otzma LeIsrael.

By MARIE-SARAH SEEBERGER
January 15, 2013 14:08
Bayit Yehudi leader Naftali Bennett

Bayit Yehudi leader Naftali Bennett 370. (photo credit: Marc Israel Sellem / The Jerusalem Post)

 
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Likoud-Beiteinou : une liste variée où chacun peut trouver son compte 

 Créé en 1973 par Menahem Begin, le Likoud est longtemps apparu comme le successeur des Partis révisionnistes et du Herout. Sa première victoire remonte à 1977, lorsqu’il remporte les élections et met ainsi fin à trois décennies de domination de la gauche.

En octobre dernier, le Likoud a fait le choix de s’associer avec un parti proche de ses convictions politiques. C’est l’heure de l’alliance avec Israël Beiteinou du russophone Liberman, dans le but d’obtenir plus de sièges à la Knesset. Mais le plan ne s’est pas révélé des plus porteurs : les sondages créditent la liste commune de quelque 33-34 sièges contre les 42 dont disposent actuellement ensemble les deux formations.

L’idéologie du Likoud-Beiteinou est relativement nationaliste. Il prône un attachement à la Terre d’Israël, à la tradition juive, et préconise une égalité sociale. Le parti valorise une économie de marché.

Concernant le problème palestinien, il faut rappeler le discours de Bar-Ilan prononcé en 2009 par Binyamin Netanyahou qui, pour la première fois, se déclarait en faveur de la solution à deux Etats. Une position confirmée, il y a quelques semaines, par le numéro 2 de la liste, Avigdor Liberman.

La faction présente une liste variée où chacun peut trouver son compte, qu’il s’agisse de politiciens de droite modérée ou radicale, de laïcs ou de religieux... Un mixage d’idées et d’origines que le parti considère d’ailleurs comme une de ses forces.

Son credo : rester à la portée de toutes les classes sociales d’Israël.

Le foyer juif 

« Il n’y aura jamais d’Etat palestinien » Nafatli Bennett est l’homme dont on parle lors de cette campagne pour la 19e Knesset. Il est aujourd’hui à la tête de Habayt Hayehoudi, crédité de 13 ou 14 sièges dans les sondages.

A l’origine, la faction était composée du Parti national religieux, de Moledet et de Tukma. Jusqu’à ce que Moledet quitte finalement l’union pour rejoindre les rangs de l’Union Nationale.

Puis en novembre 2008, les trois partis – le Parti national religieux, Tukma et l’Union nationale – décident de fusionner pour donner vie à une nouvelle formation. Néanmoins, les leaders de l’Union Nationale, Effi Eitam et Aryeh Eldad, ne sont pas très favorables à une union avec un parti religieux.

Eldad fera scission pour officier sous les couleurs de Otzma Leisrael (voir ci-dessous).

Plusieurs noms sont alors proposés pour baptiser ce nouveau venu sur la scène politique israélienne et c’est finalement celui d’Habayit Hayehoudi qui a été retenu. Littéralement, il signifie « Foyer juif ».

Lors des élections de 2009, le parti a remporté 3 sièges.

En novembre 2012, en préparation des élections du 22 janvier, des primaires sont organisées, d’où Naftali Bennett sort le grand vainqueur pour prendre la tête de liste.

Né à Haïfa en 1972, il est le fils d’immigrants américains arrivés en Israël après la guerre des Six Jours. Après avoir servi dans une unité d’élite de Tsahal pendant son service militaire, Bennett obtient une licence en droit. En 1999, il cocrée un logiciel contre la fraude et s’improvise patron d’une start-up qu’il revend en 2005 pour 145 millions de dollars.

En 2006, Bennett fait son entrée sur la scène politique, dans les rangs du Likoud de Binyamin Netanyahou, alors dans l’opposition et devient son chef de cabinet. Il le restera jusqu’en 2008.

Un homme de terres et de terrain Sioniste convaincu, Bennett est contre la solution à deux Etats et prône l’idée d’une annexion quasi-totale de la Judée- Samarie. Pratiquant, portant la kippa, il se défend cependant d’être à la tête d’un parti religieux et se revendique comme un parti généraliste de droite. Il accorde une grande importance à la terre, aux implantations, à l’annexion des territoires.

Ces derniers temps, Bennett a aussi mis l’accent sur l’importance d’une égalité sociale et d’une justice pour tous.

Il s’est également penché sur les problèmes économiques du pays.

Aujourd’hui, les sondages créditent le parti de 13 ou 14 mandats. Une popularité bien évidemment liée à la personnalité de son leader. Chef d’entreprise accompli, père de famille, visage poupin et bon niveau d’anglais, il conquiert facilement les foules. Malgré des propos assez radicaux, son charisme rassure et lui fait gagner de précieux vote.

Au lendemain du 22 janvier, il n’est pas utopique d’envisager une coalition comprenant Habayit Hayehoudi et Likoud-Beiteinou. Bennett s’est montré particulièrement respectueux et fair-play le long de la campagne politique.

Il avait notamment soutenu ses adversaires politiques Netanyahou et Liberman quand ceux-ci avaient eu des litiges médiatiques et judiciaires. Leurs idées divergent principalement concernant la question palestinienne. Si le Likoud-Beiteinou ne s’avance pas trop, pour le parti national religieux, le doute n’est pas permis : il n’y aura jamais d’Etat palestinien.

La force du sol 

« Parce que sans devoirs, il n’y a pas de droits » Otzma LeIsrael est un nouveau parti nationaliste, créé en novembre 2012, par Michael Ben Ari et Aryeh Eldad. Ces deux politiciens de droite sont tous deux issus de l’ancien parti de l’Union Nationale. Contrairement au parti Habayit Hayehoudi, ce n’est pas un parti religieux. Arieh Eldad a servi dans l’armée en tant que médecin jusqu’en 2000, année où il se retire de la vie militaire et commence à enseigner la médecine à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Il avait d’abord été élu à la Knesset en 2003 sur la liste de l’Union Nationale.

Michael Ben Ari vit, quant à lui, dans l’implantation de Karnei Shomron. Il accorde une importance particulière au droit à la terre par les Israéliens. Il a fondé une yéshiva avec l’un de ses fils.

La position du parti concernant la question palestinienne est proche de celle du parti de Naftali Bennett, qui rejette toute forme de compromis ou de discussion pour la séparation de la terre d’Israël.

En décembre 2012, Otzma LeIsrael a beaucoup fait parler de lui, suite aux publicités placardées sur les bus qui affichaient des mots en arabe comme « égalité » et « taxes ». Affiches qui seront finalement retirées sur ordre de la Commission centrale des élections, pour caractère raciste. Sur une autre affiche, on pouvait lire le mot arabe « loyauté », sous-titré d’une phrase en hébreu : « Parce que sans devoirs, il n’y a pas de droits ».

Le parti se revendique profondément sioniste. Ses principaux objectifs ? Créer une véritable identité nationale, lutter contre l’immigration illégale en renvoyant les Africains dans leurs pays d’origine, mettre en place un enseignement de l’identité juive et de l’héritage d’Israël.

Actuellement, les sondages accordent 3 mandats à ce nouveau parti.

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