Elections : le centre-gauche demeure divisé

Kadima est en miettes, Amir Peretz rejoint Tzipi Livni… Le camp de droite se frotte les mains.

By GIL STERN STERN HOFFMAN
December 11, 2012 11:59
Amir Peretz joins Tzivi Lipni Party

Amir Peretz 370. (photo credit: Screenshot Channel 10)

 
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Cette fois, c’est définitif. Jeudi 6 décembre, les partis qui se présentent aux élections générales ont déposé leurs listes de candidats. Avec ce constat : les formations de centre-gauche n’ont pas réussi à s’unir, laissant la voie libre au Premier ministre Binyamin Netanyahou et au Likoud-Beiteinou.

Le parti de la majorité a exprimé sa satisfaction devant cette gauche divisée et déclaré que « ces jeux d’ego permettront une victoire facile du Likoud ».

Avoda, Yesh Atid, Kadima et le Mouvement de Tzipi Livni se présenteront donc séparément et se battront pour l’électorat du centre-gauche. Selon les sondages de fin de semaine, les votes cumulés pour les quatre partis seront légèrement inférieurs à la liste conjointe de Netanyahou et du ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman. « Proposer une alternative à Bibi en se présentant sur une liste commune aurait été la bonne chose à faire », a réagi Livni. « J’ai offert un véritable partenariat à Shelly Yacimovich (présidente d’Avoda), mais elle a refusé ».

Une alliance a quand même été conclue, mais ce n’était pas celle que tout le monde attendait. Le député travailliste Amir Peretz a rejoint Tzipi Livni, malgré ses promesses répétées de rester à Avoda. Une initiative saluée par l’ancienne dirigeante de Kadima, qui a affirmé que Peretz savait prendre des décisions impopulaires lorsqu’il s’agissait de défendre ses convictions, tout comme il a jadis insisté, en tant que ministre de la Défense, pour développer le système de défense antimissile Dôme de fer.

De son côté, Peretz a fait le voeu d’attirer certains membres du Likoud issus de la périphérie. Il a souhaité bonne continuation à ses anciens collègues travaillistes, mais expliqué que son désaccord permanent avec Yacimovich l’avait conduit à quitter le parti. « Elle a rejeté la main que je lui tendais pour des raisons personnelles », a-t-il lancé. « C’est la première fois que je ressentais une haine injustifiée au sein de ma famille politique et cela fait mal. Shelly a affirmé que je sabotais les efforts de notre parti pour remplacer Netanyahou et qu’elle aurait ‘zéro tolérance’ envers moi. C’est un terme que l’on utilise pour parler des terroristes et des auteurs de violences contre les femmes. Si c’est comme cela qu’elle me considère, je ne la dérangerai plus ».

Avoda a immédiatement réagi en faisant part de son soulagement, suite au départ de Peretz. Et assuré que son absence ne ferait que renforcer le parti. Pour le député Isaac Herzog, qui a battu Peretz pour la seconde place sur la liste travailliste la semaine précédente, il ne s’agit-là que d’un nouveau record d’opportunisme politique.

Côté Yesh Atid, Yaïr Lapid estime que le Mouvement de Tzipi Livni se met à ressembler à un « asile pour loosers politiques » et ne survivrait pas un seul instant après les élections. Mais pour l’un des porte-parole de la formation centriste, les membres du parti « livniste» ont bien une chose en commun : des motivations politiques.

« Nouveau code d’honneur politique »

Peretz a donné sa démission au président de la Knesset, Reouven Rivlin, jeudi après-midi. Il sera remplacé par l’ancien député travailliste Yoram Marciano, qui ne s’est pas représenté aux primaires de fin novembre.

Rivlin a appelé à un nouveau code d’honneur politique qui mettrait fin à la vague des « chaises musicales parlementaires » (les fréquents changements de partis par les députés). « Nous devons nous interroger sur notre culture politique », a-t-il déclaré à Peretz. « De mon temps, l’idéologie passait avant tout, mais je constate aujourd’hui de nouvelles pratiques qui font froncer les sourcils à de nombreux Israéliens. Je pense que la prochaine Knesset devra se pencher sur cette question, à la fois démocratique et constitutionnelle, de savoir si un candidat aux primaires d’un parti peut immédiatement en rejoindre un autre ».

La liste de Tzipi Livni a été complétée par l’ancien directeur militaire des ressources humaines, le général (réserviste) Elazar Stern. A 56 ans, l’officier a servi dans le corps des parachutistes avant d’être commandant à l’Ecole des officiers et chef de l’Education militaire. Très influent dans le camp national-religieux, Stern a affirmé qu’en dépit des déclarations du numéro 2 du parti, Amram Mitzna, ancien président d’Avoda et général (réserviste) du commandement central, donnant la formation de Livni pour gauchiste, les étiquettes politiques n’ont désormais plus d’importance.

Le poste honorifique de la liste est allé à l’industriel Stef Wertheimer.

De son côté, Hatsmaout (Indépendance), parti fondé par Ehoud Barak, a décidé de ne pas se présenter après le départ annoncé du ministre de la Défense. Selon la députée Einat Wilf, les membres du parti n’ont plus aucune chance d’être élus et ont donc décidé de ne pas gâcher l’argent du contribuable, qui sera rendu au Trésor. Cette décision met un terme à la carrière politique du ministre de l’Industrie, du Commerce et du Travail, Shalom Simhon, entré à la Knesset pour la première fois en 1999, de la ministre de l’Agriculture Orit Noked et des députés Wilf et Shakib Shanan. De l’avis général, Wilf devrait brillamment se reconvertir dans la diplomatie.

Le naufrage de Kadima ? 

L’ancien président de l’Agence juive Zeev Bielski (Kadima) a également annoncé qu’il ne se représenterait pas aux élections, jeudi 6 décembre. Il a ainsi rejoint Dalia Itzik, Marina Solodkin, Ronnie Bar-On et Yaacov Edri, qui ont démissionné mercredi de la formation dirigée par Shaoul Mofaz. Mais contrairement à Solodkin, qui a démissionné pour protester contre son placement en 9e position de la liste, Bielski a fait le choix de ne pas se présenter, après avoir obtenu la 4e place. « On m’a très bien placé », a-t-il admis.

« J’aurais pu retourner à la Knesset mais je ne pourrais contribuer comme je l’entends dans un si petit parti et j’ai donc décidé de laisser ma place à d’autres. Je suis arrivé au bout du chemin. En tant que formation, nous avons fait beaucoup d’erreurs qui nous ont conduits là où nous sommes aujourd’hui. J’ai décidé de faire une pause. Je ne zigzague pas et je ne quitte pas le navire pour un autre. Mais dans la vie, il faut savoir se retirer. » L’ancienne députée Kadima, Yulia Shamolov-Berkovich, s’est, quant à elle, trouvé une nouvelle famille politique : elle représentera le parti Calcala (économie). Un poste refusé par des stars de la télé-réalité, des rappeurs, des mannequins et le comique pour enfants Youval Hameboulbal (Youval l’Etourdi).

Au final, 34 partis ont déposé leurs candidatures pour les élections générales.

Le top 20 Likoud-Beiteinou 
1. Binyamin Netanyahou (Likoud) 
2. Avigdor Liberman (Israël Beiteinou) 
3. Guideon Saar (Likoud) 
4. Yaïr Shamir (Israël Beiteinou) 
5. Guilad Erdan (Likoud) 
6. Silvan Shalom (Likoud)
7. Ouzi Landau (Israël Beiteinou) 
8. Israël Katz (Likoud) 
9. Danny Dannon (Likoud) 
10. Sofa Landver (Israël Beiteinou) 
11. Reouven Rivlin (Likoud) 
12. Moshé Yaalon (Likoud) 
13. Itzhak Aharonovitch (Israël Beiteinou) 
14. Zeev Elkin (Likoud) 
15. Tzipi Hotovely (Likoud) 
16. Orly Levy-Abecassis (Israël Beiteinou) 
17. Yariv Levin (Likoud) 
18. Yuli Edelstein (Likoud) 
19. Faina Kirschenbaum (Israël Beiteinou) 
20. Haïm Katz (Likoud) 

A noter : l’absence dans les rangs d’Israël Beiteinou de Danny Ayalon, vice-ministre des Affaires étrangères, de Stas Misezhnikov, ministre du Tourisme, congédiés sans aménité par Avigdor Liberman. Quant à Anastasia Michaeli, députée qui avait fait beaucoup parler d’elle en lançant un verre d’eau au visage du parlementaire travailliste Raleb Majadele en janvier 2012, elle avait fait le choix de ne pas concourir, conscience de ses faibles chances d’être bien placée.

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