Enrôlement des Harédim : tensions au gouvernement

La commission Peri entame une série de débats sur la future loi.

By GILL HOFFMAN ET JEREMY SHARON
May 30, 2013 15:53
3 minute read.
Le débat sur l'enrôlement des Harédim fait tanguer la coalition.

P4 JFR 370. (photo credit: Reuters)

 
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Une réunion qui s’achève au petit jour. Lundi 27 mai, les ministres Yesh Atid et Likoud-Beiteinou n’étaient toujours pas d’accord sur les détails de la loi quant à l’enrôlement des Harédim au terme d’une réunion de la commission Peri, qui s’est prolongée fort tard dans la nuit. La commission est présidée par le ministre des Sciences et de la Technologie, Yaacov Peri (Yesh Atid).
Le parti de Yaïr Lapid a prévenu que cette crise pourrait mettre en cause l’avenir de la coalition. Yesh Atid est en faveur de sanctions pénales à l’encontre des étudiants de yeshiva qui refuseront de s’enrôler, mais le ministre de la Défense Moshé (Boogie) Yaalon, du Likoud-Beiteinou, s’y oppose. Le parti centriste reproche donc à la formation du Premier ministre Binyamin Netanyahou de violer les accords de coalition en s’opposant à ces sanctions.
Au Likoud, on rétorque que Yesh Atid cherche à détourner l’attention de la salve de critiques qui a accueilli le plan budgétaire du ministre des Finances Yaïr Lapid, ces dernières semaines. Selon le parti du Premier ministre Binyamin Netanyahou, un compromis aurait pu être trouvé, mais Yaakov Peri a quitté la salle de réunion et, après s’être entretenu avec Lapid, a affirmé que le leader de son parti ne lui permettait pas de céder sur la question.
Toujours selon les mêmes sources au Likoud, « c’est Yesh Atid qui enfreint les accords, et pas Yaalon. Il n’y aura pas de crise dans la coalition, à moins que Yesh Atid ne cherche à en créer une ». Le vice-ministre Ophir Akounis a ainsi appelé la formation centriste à « cesser de vouloir faire parler d’elle, les élections sont terminées ».
« Pas d’arrestations massives à Bnei Brak » Toujours lundi, la radio militaire a rapporté que Netanyahou devait très certainement intervenir pour régler le différend. De son côté, le ministre de l’Economie et du Commerce a minimisé la crise, déclarant que les membres de la coalition « sont davantage en accord, qu’en désaccord ». « Personne n’a envie de voir la police procéder à des arrestations massives à Bnei Brak, mais nous voulons que les Harédim soient suffisamment encouragés à s’enrôler. Nous allons nous rencontrer de nouveau et trouver une solution. Je suis très optimiste ».
Des propos auxquels fait écho la position du ministre de la Défense, qui s’est exprimé dimanche matin : « Une situation (le non-enrôlement des Harédim, N.D.L.R.), qui s’est développée sur 65 ans, ne peut être changée du jour au lendemain. Il faut procéder par paliers. On ne va pas mettre des étudiants de Torah en prison ou les traiter comme des criminels. D’aucuns diront que ce n’est pas égalitaire, et c’est vrai, mais c’est la seule façon de pousser davantage de jeunes Israéliens à prendre leurs responsabilités ».
Pendant ce temps-là, Israël-Beiteinou mettait l’accent sur le service national des Arabes israéliens, qu’il souhaite rendre obligatoire. La proposition de loi soumise à la commission Peri comprend un objectif de 6 000 recrues arabes dans un programme de service civil, sur une période de 5 ans après la promulgation de la loi. Mais le parti d’Avigdor Liberman ne s’en satisfait pas. « Notre position est claire et n’a pas changé », a ainsi fait valoir le ministre du Tourisme Ouzi Landau. « Nous rejetons cette solution inégalitaire. La déclaration d’Indépendance évoque l’égalité sans différences de race, de religion ou de sexe. C’est que nous devons chercher à atteindre. L’égalité, c’est l’égalité pour tous ».
A l’heure où nous mettions sous presse, seuls deux points de la loi semblaient faire l’unanimité. D’une part, chaque année, sur les quelque 8 000 jeunes orthodoxes en âge de s’enrôler, 18 000 étudiants de yeshiva obtiendront une exemption.

D’autre part, le service militaire des étudiants de yeshivot hesder sera prolongé de 30 jours, passant de 16 à 17 mois.


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