La coalition sous tension

Rififi entre HaBayit HaYehoudi et Yesh Atid, qui s’affrontent cette fois-ci sur les droits de la communauté gay et lesbienne.

By SARAH LALOU ET LAHAV HARKOV
December 10, 2013 16:24
3 minute read.
Les droits de la communauté gay divisent toujours autant en Israël

P4 JFR 370. (photo credit: Reuters)

 
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Les homosexuels ne sont « pas normaux ». Les propos homophobes du ministre de la Construction et du Logement, Ariel Ouri, ont fait scandale samedi 7 décembre. Le lendemain, la commission ministérielle législative devait se prononcer sur un projet de loi proposé par Ofer Shelah, secrétaire général de Yesh Atid, visant à interdire la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. Le texte a été rejeté avec 5 voix pour et 5 contre.


Samedi soir, Ouri était l’invité de « Rencontrez la presse » sur Aroutz 2. Il s’exprimait sur le rejet par son parti d’une loi accordant l’égalité fiscale aux couples de même sexe, soit le même abattement que les parents hétérosexuels. Pour le ministre, « le gouvernement n’a pas besoin de reconnaître officiellement les droits des couples de même sexe ».


HaBayit HaYehoudi s’est en effet opposé la semaine dernière à la proposition de la députée Adi Kol (Yesh Atid), craignant que le texte ne crée un précédent juridique reconnaissant les unions homosexuelles. Alors que le projet de loi proposé par Kol avait été approuvé par la commission législative, la secrétaire générale de HaBayit HaYehoudi, Ayelet Shaked, a envoyé une lettre au Premier ministre Binyamin Netanyahou, au président de la coalition Yariv Levin, à la ministre de la Justice Tzipi Livni, et au ministre des Finances Yaïr Lapid, affirmant que le projet de loi imposait des changements incompatibles avec la religion. « Ces changements auront des conséquences graves sur la société israélienne et le caractère du pays », a écrit l’élue.


HaBayit HaYehoudi a ainsi exercé son droit de veto, arguant que le projet de loi modifiait le statu quo en matière de religion et d’Etat.


En contrepartie, le parti national religieux a offert une alternative de projet de loi qui accorderait cet avantage fiscal aux couples homosexuels sans pour autant les reconnaître juridiquement. Une proposition rejetée par Yesh Atid.


Dans la foulée, un autre texte défendu par le député Dov Henin (Hadash) et accordant aux couples homosexuels les mêmes avantages pour les crédits bancaires qu’aux couples hétérosexuels mariés a lui aussi été rejeté.


« Les gays ont choisi d’être ce qu’ils sont. Le gouvernement n’a pas besoin de les reconnaître pour autant », a déclaré Ariel. « Ce n’est pas quelque chose de normatif, normal ou important. Nous pensons que d’autres sujets doivent être traités avant. »


Nitzan Horowitz du parti Meretz, seul membre ouvertement gay de la Knesset et ancien candidat à la mairie de Tel-Aviv, a attaqué Ariel et l’a qualifié de « politicien ignorant ». Par ailleurs, dimanche 8 décembre, le ministre des Finances Yaïr Lapid s’est exprimé sur l’importance des négociations israélo-palestiniennes et a laissé entendre que la coalition se porterait mieux sans le parti HaBayit HaYehoudi. Une véritable bombe politique, d’aucuns s’empressant déjà d’annoncer la mort de l’actuel gouvernement. Si un autre élu Yesh Atid, le ministre des Affaires sociales Méïr Cohen, s’efforçait dès lundi matin de minimiser la polémique (« pas besoin de crier à la fin de la coalition quand notre parti ne fait que préciser ses messages »), il semblerait néanmoins que les différends deviennent de plus en plus nombreux entre le parti sioniste religieux et le parti centriste. Affaire à suivre…


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