La dernière charge de Liberman ?

Le ministre des Affaires étrangères, qui a démissionné depuis, a violement critiqué la communauté internationale lors de la Conférence diplomatique du Jerusalem Post.

By
December 18, 2012 12:34
4 minute read.
Liberman Jerusalem Post

1912JFR07 521. (photo credit: Marc Israël Sellem)

 
X

Dear Reader,
As you can imagine, more people are reading The Jerusalem Post than ever before. Nevertheless, traditional business models are no longer sustainable and high-quality publications, like ours, are being forced to look for new ways to keep going. Unlike many other news organizations, we have not put up a paywall. We want to keep our journalism open and accessible and be able to keep providing you with news and analyses from the frontlines of Israel, the Middle East and the Jewish World.

As one of our loyal readers, we ask you to be our partner.

For $5 a month you will receive access to the following:

  • A user uxperience almost completely free of ads
  • Access to our Premium Section and our monthly magazine to learn Hebrew, Ivrit
  • Content from the award-winning Jerusalem Repor
  • A brand new ePaper featuring the daily newspaper as it appears in print in Israel

Help us grow and continue telling Israel’s story to the world.

Thank you,

Ronit Hasin-Hochman, CEO, Jerusalem Post Group
Yaakov Katz, Editor-in-Chief

UPGRADE YOUR JPOST EXPERIENCE FOR 5$ PER MONTH Show me later Don't show it again

Ses plus fidèles partisans parleront de virulence. Avigdor Liberman était encore ministre des Affaires étrangères lorsqu’il s’est adressé à l’audience de la Conférence diplomatique du Jerusalem Post, composée essentiellement de diplomates, mercredi 12 décembre. Et à ce titre, il s’en est pris avec force à la communauté internationale, affirmant que les leaders mondiaux n’hésiteraient pas à « sacrifier » Israël en un instant. « Je dois dire la vérité », a-t-il dit au cours d’une allocution de 20 minutes. « J’ai le sentiment que les promesses et les engagements en faveur de la sécurité d’Israël ne sont que des vains mots. Acculés, de nombreux leaders sacrifieront Israël sans la moindre hésitation afin d’apaiser les militants de l’islamisme radical et garantir la paix chez eux ».

C’était la seconde fois en quelques jours que Liberman critiquait l’Europe pour condamner les implantations israéliennes mais rester sans réagir face aux appels au génocide et à la glorification terroriste palestinienne.

« En dépit des déclarations des leaders du Hamas qui n’accepteront ni ne respecteront aucun accord avec Israël, et leur intention de détruire l’Etat hébreu, les Européens ont décidé de ne faire pression que de notre côté », a lancé Liberman lors de la conférence. Et d’accuser l’Union européenne de fermer les yeux lorsque les Palestiniens nomment rues, parcs et concours sportifs d’après les poseurs de bombes et autres terroristes de premier plan, que l’Autorité palestinienne condamne à la peine de mort quiconque vendrait ses terrains à Israël et que le Hamas importe illégalement des armes dans la bande de Gaza.

« Obsession » 

Selon le leader russophone, la communauté internationale fait preuve d’une véritable « obsession pour la cause palestinienne ». Il a mentionné avec ironie le nombre d’organisations et de corps onusiens créés à cet effet.

Et avancé que « la communauté internationale se voit régulièrement forcée de condamner le président syrien Assad, l’Iran, les Talibans, Al-Qaïda, le Soudan et le Djihad global. Mais à cause des besoins occidentaux en pétrole et des marchés musulmans, les grandes puissances cherchent à paraître objectives en dénonçant Israël ».

Liberman s’est demandé à voix haute « de quel droit l’UE vient nous sermonner au sujet de la paix, en particulier au vu de ses éclatantes réussites en Afghanistan, au Pakistan, en Irak, en Syrie, en Libye et au Yémen ». D’ailleurs en Europe même, a-t-il souligné, les situations à Chypre et au Kosovo n’ont pas davantage été résolues.

Pour conclure, le chef d’Israël Beiteinou n’a laissé entrevoir que peu d’espoir concernant le processus de paix : « Aujourd’hui, nous pouvons simplement espérer maintenir la coopération sécuritaire et économique avec les Palestiniens, améliorer leur vie quotidienne et garder la situation sous contrôle ».

Oncle Sam, le protecteur

L’ambassadeur américain Dan Shapiro revient sur l’engagement américain à soutenir Israël.

Négociations bilatérales. C’est le message qu’a voulu transmettre l’ambassadeur américain en Israël Dan Shapiro lors de la conférence diplomatique du Jerusalem Post mercredi 12 décembre. Les Etats-Unis comprennent, a-t-il dit, que les échanges de territoires, acceptés par les deux côtés, sont liés aux changements survenus sur le terrain depuis 1967. Mais ces questions doivent être négociées entre Israéliens et Palestiniens.

Le diplomate faisait référence aux récentes annonces de construction dans la zone E1, reliant Jérusalem et Maalé Adoumim. « Personne d’autre ne peut dessiner cette carte, c’est pourquoi les négociations doivent reprendre. Les questions doivent se régler à la table des pourparlers, et non unilatéralement ». Et d’ajouter : « Dès que les parties seront prêtes, le président Obama sera un vrai partenaire pour la paix ».

Pourquoi tiquer sur E1 ? Shapiro répond qu’il s’agit d’une « zone très sensible », vue par beaucoup comme « un territoire qui pourrait endommager la perspective d’un accord territorial en vue de la solution à deux Etats avec une entité palestinienne viable et souveraine en Judée- Samarie ».

L’ambassadeur reconnaît que Jérusalem n’a fait qu’annoncer un projet de construction, mais selon lui, « ces annonces ont un impact politique ». Par ailleurs, il admet que le passage de l’Autorité palestinienne au statut d’Etat observateur permanent devant l’ONU le 29 novembre dernier est « malheureux et contreproductif ». Et d’ajouter que les Etats-Unis se sont déclarés contre la démarche, non pas parce Washington serait opposé à l’aspiration nationale palestinienne, mais parce que « nous pensons que ceci ira justement à l’encontre de cet objectif ».

Concernant l’opération Pilier de défense, Shapiro s’est dit fier « en tant qu’Américain et en tant qu’ambassadeur » du soutien des Etats-Unis à Israël au moment de l’attaque et en faveur de la désescalade « d’une façon qui a ramené le calme dans le Sud pour la première fois depuis de longs mois ».

Selon lui, les déclarations fermes et sans équivoque de Washington sur le droit d’Israël à se défendre – prononcées par le président Barack Obama, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton et l’ambassadeur aux Nations unies Susan Rice - « étaient primordiales dans le façonnement de l’opinion publique, quant à la crise, et ont garanti le soutien des autres pays tout en focalisant l’attention là où elle était nécessaire : sur les roquettes en provenance de Gaza ».

L’ambassadeur a rappelé que la coordination israéloaméricaine a été « très rapprochée » pendant l’opération.

Obama et le Premier ministre Binyamin Netanyahou se sont parlé à plusieurs reprises et plus encore, Clinton a appelé quelques homologues internationaux à se faire les porteparole du droit d’Israël à se défendre.

Sur le plan militaire, les Etats-Unis ont récemment alloué 275 millions de dollars supplémentaires pour accélérer le développement et le déploiement du système de défense aérien. « Des alliés soutiennent leurs intérêts mutuels. Ce qui définit et continuera de définir l’approche des Etats- Unis quant à la relation israélo-américaine », conclut le diplomate.

Related Content

February 11, 2018
Les nouveaux « judaïsants »

By DAN HUMMEL