Les ultra-orthodoxes iront-ils à l’armée ?

Les détails des accords de coalition pour l’enrôlement des harédim, publiés vendredi 14 mars, contenaient quelques surprises. Au grand dam de certains…

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March 19, 2013 11:50
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kotel IDF prayers 521

kotel IDF prayers 521. (photo credit: Deborah Danan)

La fin d’une polémique ? Un comité ministériel sera mis en place pour élaborer le projet de loi sur l’enrôlement des harédim, qui doit être porté à la Knesset dans les 45 jours suivant l’investiture du nouveau gouvernement. Le plan sera mis en oeuvre en 2017.

Tout homme désireux de reporter son service national, afin de poursuivre ses études religieuses, sera autorisé à le faire jusqu’à l’âge de 21 ans. Ensuite, à l’âge de 21 ans, sera fixé un plafond annuel de 1800 étudiants de yeshiva qui bénéficieront d’une exemption complète du service national (militaire ou civil) et recevront une allocation plus élevée qu’à l’heure actuelle. Ils seront obligés d’étudier jusqu’à 26 ans et seront soumis à des sanctions économiques s’ils se soustraient à leurs obligations. C’est Tsahal et le ministère de la Défense qui décideront si le jeune orthodoxe doit être enrôlé dans l’armée ou non. Les autres iront au service civil.

Quiconque refusera de servir sans justifier d’une exemption sera soumis à des sanctions économiques. Les yeshivot au grand nombre d’élèves refusant de servir seront également sanctionnées.

Le plan vise à enrôler au moins 1 600 harédim dans les unités combattantes avec la création d’au moins 2 nouveaux bataillons de Nahal Harédi d’ici à 2014. Une base militaire harédite sera également créée. Environ 7 000 ultraorthodoxes âgés de 18 ans s’engageront à l’armée chaque année.

L’accord de coalition comprend également d’autres réformes en matière religieuse. Par exemple, l’autorité sur le Grand Rabbinat sera transférée au ministère des Affaires religieuses, de même que l’autorité sur le service des conversions et l’administration des lieux saints, auparavant disséminées entre le ministère de l’Education et le Bureau du Premier ministre.

L’ensemble de ces mesures vise à ne laisser d’autre choix aux jeunes religieux que s’engager. Avec la réduction drastique des budgets des yeshivot, ceux qui ne s’enrôleront pas devraient être forcés à s’insérer sur le marché du travail.

Bonne nouvelle pour les autres secteurs israéliens : ces directives devraient permettre la réduction du service militaire de 3 à 2 ans pour tous les soldats. Une clause inscrite aux accords de coalition. Reste à savoir si les communautés orthodoxes céderont face à ce tremblement de terre politique.


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