Netanyahou : « Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes »

Réunions sécuritaires au sommet autour de la crainte des fuites d’armes en Syrie.

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January 29, 2013 13:25
3 minute read.
Syrie

3001JFR4 521. (photo credit: Goran Tomasevic/Reuters)

 
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Binyamin Netanyahou a convoqué ses principaux ministres, hauts officiers de Tsahal et de la défense, pour traiter de la Syrie. Car l’inquiétude augmente face au danger de voir les stocks d’armes chimiques syriens tomber entre les mains du Hezbollah ou d’autres organisations terroristes. Ces réunions ont lieu alors que Netanyahou est occupé par des négociations de coalition et dirige un gouvernement boiteux, ce qui ne fait que souligner l’urgence de la situation.

La région n’a pas attendu les résultats des élections et « ne s’arrêtera pas pendant la formation du gouvernement », a déclaré le Premier ministre lors du conseil ministériel hebdomadaire du dimanche 27 janvier. Et de poursuivre qu’Israël devait scrupuleusement surveiller « le sort des armes meurtrières en Syrie ».

Pourtant, selon un conseiller gouvernemental, cette semaine, Netanyahou a moins intérêt à jouer la carte sécuritaire, suite aux revers essuyés par le Likoud-Beiteinou aux dernières élections. Mais, a-t-il ajouté, jouer sur les menaces sécuritaires déclenchera un sentiment d’urgence parmi les partenaires potentiels de Bibi, et pourrait donner un coup de fouet au processus de formation de la coalition.

Le conseiller a toutefois ajouté : « La Syrie est une affaire sérieuse, et les experts en Israël sont des gens sérieux ».

« Personne ne défendra les Juifs » 

Evoquant la Journée internationale de la Shoah, commémorée dimanche 27 janvier, Netanyahou a martelé devant ses ministres qu’Israël « ne dénigre pas les menaces de destruction de l’Etat juif ». La mission première du gouvernement est de contrecarrer ces menaces, a-t-il poursuivi. « Ce qui a changé [depuis la Shoah] est la capacité des Juifs à se défendre. Cette capacité est assurée par l’Etat, l’armée et les services de sécurité, et notre volonté d’agir contre ceux qui veulent nous détruire. Cette capacité fait toute la différence entre hier et aujourd’hui. Personne ne défendra les Juifs s’ils ne sont pas prêts à se défendre eux-mêmes, ce qui est une autre leçon de la Shoah. Nous ne pouvons compter sur une action tierce et indépendante pour défendre les Juifs si les Juifs ne se défendent pas. » Netanyahou a déjà appelé à prendre des mesures préventives pour endiguer la fuite des armes chimiques syriennes vers d’autres acteurs, déclarant devant les ambassadeurs de l’Union européenne en octobre qu’Israël « fera tout ce qui est nécessaire » pour garantir que les stocks d’armes ne soient pas transférés.

Enfin, le Premier ministre a déclaré lors de la réunion du cabinet qu’en dehors des menaces venues de Syrie et d’Iran, « à l’est, au nord et au sud, tous les fronts sont en effervescence et nous devons nous tenir prêts. C’est pourquoi je souhaiterais former le gouvernement le plus large et le plus stable possible afin – d’abord – de répondre aux menaces de sécurité importantes qui guettent l’Etat d’Israël, et je suis convaincu de notre capacité à les gérer. »

 Une opération n’est pas encore à l’ordre du jour

 Quant au vice-Premier ministre, Silvan Shalom, il a déclaré au début de la réunion du cabinet que « les pays du monde libre s’accordent sur la nécessité d’éviter la “fuite des armes chimiques” vers les organisations extrémistes ». Shalom a affirmé à la radio militaire qu’avec ces armes dans les mains du Hezbollah ou des rebelles qui se battent contre le président syrien Bachar al-Assad, « les capacités de ces organisations se verraient radicalement modifiées ».

« Toutes les lignes rouges seraient franchies, ce qui exigerait une approche différente, y compris des opérations préventives », a-t-il averti, faisant allusion à une intervention militaire.

Dans des propos recueillis séparément, le ministre de la Défense passive, Avi Dichter, a déclaré que la Syrie était « sur le point de s’effondrer ». Mais à la question de savoir si Israël envisageait une menace imminente, Dichter a déclaré : « Non, pas encore. Je suppose que, quand il y aura un vrai danger, l’Etat d’Israël le saura.”

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