Netanyahou, les mains sur le guidon

A quelques jours du scrutin, c’est un Premier ministre confiant qui a accepté de répondre au Jerusalem Post.

By HERB KEINON ET STEVE LINDE
January 21, 2013 12:42
Prime Minister Binyamin Netanyahu

Prime Minister Binyamin Netanyahu 370. (photo credit: Marc Israel Sellem/The Jerusalem Post)

 
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Voilà un candidat sortant dans la plus enviable des positions. La plupart des leaders mondiaux donneraient beaucoup pour avoir la même chance politique que lui. A quelques jours des élections, le Premier ministre Binyamin Netanyahou ne s’inquiétait pas de savoir s’il allait remporter le scrutin. Mais plutôt du nombre de ses futurs mandats, de la taille de sa majorité et de la coalition qu’il allait devoir, presque à coup sûr, former.

Position des plus étonnantes en effet. Voilà un politicien régulièrement attaqué par la communauté internationale ; un élu dont la presse américaine a de nouveau récemment révélé à quel point il ne s’entendait pas avec le président Barack Obama. Un Premier ministre dont le désir de faire la paix a été mis en doute quasi ouvertement par son président, Shimon Peres. Dont l’ancien chef des services secrets, Youval Diskin, a dit le plus grand mal en première page du Haaretz.

Un Premier ministre, enfin, récemment blâmé par son prédécesseur, Ehoud Olmert, pour avoir dépensé 11 milliards de shekels dans des opérations militaires aventureuses, mal engagées et illusoires. Mais malgré tout cela, Bibi n’était pas inquiet quant à sa future victoire, prédite par tous les sondages depuis le début de la campagne électorale.

Entretien.

Quelle est votre réaction à l’éditorial de Jeffrey Goldberg qui cite le président américain Barack Obama en affirmant qu’Israël ne fait pas ce qu’il faut pour protéger ses intérêts vitaux ? Je suis certain que le président Obama comprend bien que seul le gouvernement israélien, élu et souverain, est en position de déterminer ses intérêts nationaux, en particulier pour tout ce qui touche sa sécurité.

J.P. : Que révèlent ces commentaires sur la nature de vos relations avec le président pour les 4 prochaines années ? 


P.M. : Ecoutez, nous coopérons sur de nombreux sujets, en particulier sur la sécurité et les services de renseignements et je suis certain que cette coopération continuera entre Israël et les Etats-Unis, en particulier concernant notre objectif commun d’empêcher l’Iran de fabriquer des armes nucléaires. J’apprécie également le solide soutien que nous a apporté le président pendant notre opération à Gaza, ainsi que pour Iron Dôme, en même temps que le Congrès américain.
Mais nous avons également des points de vue différents, en particulier sur le moyen d’atteindre et de défendre une paix durable avec les Palestiniens. Je respecte le président et je sais que nous aimerions tous deux avoir la paix dans cette région, même si nous sommes parfois en désaccord sur la façon d’y parvenir.
Au passage, ces divergences entre les présidents américains et les Premiers ministres israéliens ne sont pas nouvelles.
Elles remontent à la création de l’Etat. David Ben Gourion a proclamé l’Etat juif en 1948, en dépit de la vive opposition du secrétaire d’Etat américain George Marshall. Levi Eshkol n’était pas d’accord avec Lyndon Johnson lorsqu’il a décidé de briser le siège des armées arabes autour d’Israël pendant la Guerre des Six jours. Itzhak Rabin n’était pas d’accord avec Gerald Ford, qui exigeait qu’Israël se retire unilatéralement des certaines régions du Sinaï. Menahem Begin n’était pas d’accord avec Ronald Reagan concernant l’initiative de paix lancée par l’administration de ce dernier. Et Ariel Sharon n’était pas d’accord avec George W. Bush, qui lui avait demandé de cesser immédiatement l’opération Rempart et de retirer ses troupes.
Cependant, malgré ces différences, année après année, l’alliance américano-israélienne continue de se renforcer.
Je crois donc qu’elle peut même s’étoffer davantage si nous faisons face ensemble aux défis qui nous attendent. Je sais que le président Obama comprend que seul un gouvernement israélien peut déterminer les intérêts israéliens.

J.P. : Que Tzipi Livni déclare que vous conduisez l’Etat hébreu à l’isolation internationale, c’est une chose. Mais que doivent penser les Israéliens lorsque le président américain lui-même l’affirme également ? 


P.M. : Je pense que défendre les intérêts cruciaux d’Israël fait partie de la tâche des leaders israéliens. Parfois, cela implique de défendre une position qui n’est pas populaire, mais c’est à cela que sert le leadership. Diriger, ce n’est pas faire ce qui est apprécié et facile, c’est au contraire devoir parfois faire ce qui difficile, mais vital pour la sécurité de notre nation.

J.P. : De nous jours, la perception des choses est souvent plus importante que la réalité. Pensez-vous que l’idée communément admise aux Etats-Unis selon laquelle vous avez soutenu le candidat républicain Mitt Romney porte atteinte à votre relation avec Obama aujourd’hui ?


 P.M. : J’ai traité le candidat Romney exactement comme le candidat Obama a été traité lorsqu’il est venu en Israël. Le Premier ministre d’alors, Ehoud Olmert, l’a invité à dîner et moi-même, en tant que chef de l’opposition, ai eu une longue discussion avec lui sur la région. C’est exactement ce qui s’est passé avec le candidat Romney. Il n’y a pas eu de traitement de faveur.

J.P. : Pensez-vous que les propos révélés à Goldberg soient une sorte de revanche, qu’il s’agisse d’une tentative d’Obama pour interférer dans nos élections ? 


P.M. : Chacun comprend que c’est le peuple d’Israël qui détermine le futur dirigeant de l’Etat et seuls les citoyens d’Israël peuvent décider de leurs principaux sujets de préoccupations et de qui sera à même de les défendre.

J.P. : Vous ne pensez donc pas qu’il s’agisse d’une tentative d’interférence ?


P.M. : Je pense que les gens comprennent ce que je viens juste de vous dire, et je suis certain que le président américain également.

J.P. : Naftali Bennett a déclaré à nos journalistes que vous préfériez une coalition avec Tzipi Livni plutôt qu’avec lui. Est-ce vrai ?


P.M. : Il y a eu énormément de spéculations ces derniers jours. Certains disent que je formerai un gouvernement haredi, d’autres que je choisirai une coalition de gauche. Ce sont des déclarations électoralistes avant tout.

J.P. : Ceci étant dit, à quelle coalition rêvez-vous la nuit avant de vous endormir ? 


P.M. : Je n’ai pas beaucoup de temps pour rêvasser, car j’ai de très grosses journées. Mais pour vous répondre, la coalition rêvée serait la plus large possible, construite sur un « châssis » Likoud-Beiteinou. Car c’est en fin de compte ce qui conditionne la stabilité parlementaire et l’efficacité… Aller dans l’autre direction, celle de la fragmentation et des partis sectoriels, c’est avoir un gouvernement inefficace.
Nous voulons avoir les deux mains sur le guidon. Si ce n’est pas le conducteur qui tient le volant, mais les passagers du véhicule, ce dernier finit par se renverser. Nous voulons continuer dans une direction stable et solide, celle qui consiste à améliorer les capacités de notre Etat et de son pouvoir militaire. Nous voulons également garantir les bases de son éducation, en particulier celle de l’éducation juive.

J.P. : En regardant les clips de campagne, on a la nette impression que Bennett représente la plus grande menace pour le Likoud. Votre parti l’a attaqué en parlant de lui comme d’un extrémiste. Mais n’est-ce pas un peu hypocrite de la part du Likoud, qui compte par ailleurs Moshé Feiglin sur sa liste ? 


P.M. : Je pense que chacun connaît la teneur de notre liste. Et, pour être honnête, je pense que Feiglin est une exception. Tous nos candidats sont en faveur du service militaire, rejettent la désobéissance militaire et s’opposent à la ségrégation des femmes avec véhémence. Nos valeurs sont très claires. Nous avons beaucoup en commun avec d’autres partis, y compris Habayit Hayehoudi. Mais il y certaines choses que nous ne partageons pas et pendant la campagne, il est important de souligner ces différences.
Nous ne cachons pas nos candidats : ils sont choisis avec une telle droiture que cela en est presque ennuyeux. Mais il est important de savoir exactement pour qui l’on vote avant de prendre sa décision.

J.P. : Vous connaissez très bien Bennett puisqu’il a travaillé pour vous. Pensez-vous qu’il soit un extrémiste ? 


P.M. : Je ne suis pas là pour noter les gens ou les disqualifier.
Mais il est très important que les Israéliens comprennent que la seule façon de diriger le pays est d’avoir un parti très fort au pouvoir… Il faut que le Premier ministre puisse se concentrer sur les sujets majeurs et ce n’est pas possible s’il faut se préoccuper des besoins des partis sectoriels….

J.P. : Vous expliquez souvent, plutôt dramatiquement, à quel point notre région est dangereuse. Voyez-vous cependant de l’espoir ? 


P.M. : Je pense qu’avec le temps, l’aspiration à la liberté, et la technologie pour la liberté, ne vont faire plus qu’un.
Les théocraties islamistes ne seront tout simplement pas capables de fournir à leur peuple une croissance économique, car celle-ci peut seulement advenir par le biais de la liberté et de l’initiative individuelle. Par conséquent, je pense que la tendance du retour au médiévalisme finira par s’effacer au profit de la modernité. Mais cela peut prendre beaucoup de temps. Je peux voir le sommet de la montagne, mais de profonds ravins nous en séparent encore et nous devons nous assurer de ne pas y tomber. Je regarde toujours vers l’avenir, mais j’ai les pieds solidement ancrés au sol et je fais très attention à nos prochains pas afin que nous ne tombions pas de la falaise.

J.P. : Mais voyez-vous de l’espoir dans un avenir proche ? 


P.M. : Nous allons avoir des années difficiles, mais j’ai confiance : nous saurons dépasser ces défis. Nous en avons déjà énormément affronté. L’Etat d’Israël est aujourd’hui bien plus fort qu’à sa création. Nous sommes devenus une puissance mondiale dans le domaine de la technologie, nous avons amélioré notre système scolaire et nos enfants sont aujourd’hui nettement plus avancés. Nous avons une innovation absolument extraordinaire, à la fois industrielle et militaire, et l’économie israélienne dépasse actuellement presque toutes les économies occidentales.
Ce qui ne signifie pas que nous n’ayons aucun problème. Mais cela veut quand même dire que nous avons une capacité de création et que nous atteignons des résultats qui laissent la communauté internationale pantoise. Tout cela est le reflet du changement… L’espoir repose sur le génie juif ; l’espoir provient du coeur de la nation qui est prête à se battre et à dépasser les difficultés afin de garantir un avenir juif pour nous et nos enfants.
C’est de là que vient l’espoir. Il ne s’agit pas de fermer les yeux, mais au contraire de les avoir grands ouverts, de regarder la réalité en face, et créer un rempart de défense pour protéger les capacités uniques de l’Etat juif.

J.P. : Le roi Abdoullah de Jordanie a récemment accordé un entretien au cours duquel il affirmait que l’Union européenne lancerait une nouvelle initiative, une fois l’élection passée. Que savez-vous à ce sujet ? Prévoyezvous quelque chose de votre côté ? 


P.M. : Je suis certain qu’il y aura de nombreuses initiatives.
Nous aurons la lourde tâche de dire la vérité à la communauté internationale : le problème palestinien n’est pas au coeur de l’instabilité du Proche-Orient (les gens avaient tendance à le croire jusqu’au Printemps arabe, je pense qu’ils sont désormais plus éclairés), pas plus que la question des implantations n’est au coeur du conflit israélo-palestinien. Le coeur du conflit reste le refus persistant des Palestiniens à reconnaître l’Etat juif, quelles que soient ses frontières.

J.P. : L’Etat hébreu peut-il résister à la pression sur les implantations ? Pouvons-nous construire dans Jérusalemest et à Maalé Adoumim alors que les Européens nous disent : « Si vous faites cela, nous pourrions vous boycotter » ? 


P.M. : Je pense que beaucoup seront d’accord pour dire que, même s’il y a certaines divergences dans l’opinion israélienne, il existe un consensus voulant que lesdits blocs d’implantation demeurent israéliens sous tout futur traité de paix, et c’est là qu’ont lieu la majorité des constructions.

J.P. : Mais les Européens ne sont pas d’accord avec cela.

P.M. : Certains ne le sont pas, c’est vrai. Mais il est cependant reconnu de tous, qu’en fin de compte, il faudra une solution réaliste et juste. Ce qui n’équivaut certainement pas à évacuer des centaines de milliers de Juifs qui résident dans la banlieue de Jérusalem et aux alentours de Tel-Aviv, dans le bloc d’Ariel. Ce n’est pas réaliste. Certains tentent de contourner les faits. Nous allons devoir faire en sorte que la communauté internationale se focalise sur le vrai problème et résister aux tentatives d’imposer une solution qui priverait Israël de sa sécurité et de ses intérêts nationaux fondamentaux. Une paix indéfendable n’existera pas, ne durera pas un seul instant.

J.P. : Selon le président Shimon Peres, le chef de l’Autorité palestinienne est un véritable partenaire de paix potentiel, tandis que l’ancien ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, affirme le contraire. Où vous situez-vous ? 


P.M. : Jusqu’à présent, il ne l’a pas été parce qu’il a évité les négociations. Cela fait 4 ans qu’il les fuit. Il aligne les préconditions. Il est allé devant l’Onu pour faire voter une résolution unilatérale, ce qui contrevient fondamentalement aux accords d’Oslo. Il s’est réconcilié avec le Hamas. S’il change tout cela et revient à la table des négociations sans précondition, j’y serai – si, bien sûr, je suis réélu.

J.P. : Seriez-vous prêt à envisager des alternatives à la solution à deux Etats ? 


P.M. : Je ne pense pas que le fait que les Palestiniens deviennent citoyens de l’Etat d’Israël soit une bonne idée.
D’un autre côté, je ne suis pas du genre à fermer les yeux, comme d’aucuns le prétendent, et dire « allons signer un traité, cela nous protégera ».
Non, les traités de paix ne nous protègent pas : ce sont nos forces de sécurité qui nous protègent. Ce qui nous protège, c’est la capacité à comprendre deux choses. Premièrement, il faut un changement d’attitude de la part des Palestiniens à l’égard de l’Etat juif, qu’ils comprennent que s’ils veulent un Etat palestinien, ils doivent accepter l’idée d’un Etat juif, en tant que nation du peuple juif et mettre fin au conflit avec nous une bonne fois pour toutes. Deuxièmement, même si le leadership palestinien accepte cela, il n’est pas certain que cela soit intégré par la société palestinienne. Cela signifierait pour eux de changer la façon dont ils éduquent leurs enfants et la propagande nationale qu’ils diffusent via une presse contrôlée par les autorités.

Enfin, même si tout cela arrive, il faudra se prémunir contre un changement de régime ou de politique du côté palestinien. C’est pourquoi il nous faut un accord extrêmement solide qui protégera Israël. Ces mesures ne sont pas réunies dans la bande de Gaza. Nous nous sommes retirés et le Hamas est arrivé, ce qui signifie, en réalité que l’Iran est arrivé. Je refuse que cela se reproduise.



Donc, pour résumer, il y a deux éléments importants. Nous ne nous voulons pas un Etat binational et nous ne voulons pas gouverner les Palestiniens. Mais, dans le même temps, nous ne voulons pas qu’ils nous gouvernent ou menacent notre existence par le biais d’accords irresponsables qui seraient conclus sans prendre en compte la marée islamiste qui s’empare de la région et la vitesse à laquelle Israël pourrait passer d’une force relative à un état de grande vulnérabilité, pour ne pas avoir su protéger ses besoins vitaux en matière de sécurité – pour avoir fait confiance à un morceau de papier.
Cela n’a jamais été ma position et cela ne le sera jamais.
Les Israéliens savent qu’ils peuvent me faire confiance pour défendre nos intérêts même lorsque cela devient difficile, et cela le sera certainement, pour parler par euphémismes.
Je pense que personne d’autre n’est mieux placé que moi pour se battre sur ces questions et naviguer sur les eaux internationales plutôt troubles qui nous submergent de toutes parts.

J.P. : Selon une récente étude américaine, l’Iran sera capable de produire suffisamment d’uranium enrichi pour construire une bombe à la mi-2014, ce qui correspond à vos déclarations passées. Comment envisagez-vous la suite sur ce dossier ? 


P.M. : Cela dépend de l’Iran. J’ai tracé une limite claire : jusqu’à présent, Téhéran ne l’a pas franchi. Tout dépend donc des Iraniens, s’ils décident ou non de continuer à enrichir de l’uranium.

J.P. : Vous avez 40 milliards de shekels de déficit sur les bras. Comment allez-vous le réduire ? 


P.M. : Je ne veux pas augmenter les impôts et je ne vois aucune raison de le faire. Si nécessaire, je préférerais réduire les dépenses du gouvernement qu’augmenter les impôts. Cela a toujours été ma tendance naturelle… On peut toujours améliorer la gestion publique. Croyez-moi, les services gouvernementaux sont loin d’être maigrelets. On peut couper encore beaucoup de gras.

J.P. : Pouvez-vous réduire le budget de la Défense ? 


P.M. : On peut toujours obtenir une meilleure gestion de la Défense, mais c’est également un ministère qui fait continuellement face à de multiples défis. On ne peut pas le prendre à la légère. Les gens qui disent « coupons le budget de la Défense » devraient d’abord jeter un oeil sur une carte. J’ai toujours une carte dans mon bureau, ici à Tel- Aviv ou à Jérusalem dans la résidence du Premier ministre, je me rappelle ainsi la région dans laquelle nous vivons. Nous avons la menace iranienne, nous avons les armes chimiques en Syrie, nous avons les roquettes du Hamas et du Hezbollah et nous avons les infiltrations terroristes depuis le Sinaï. J’ai dépensé de vastes sommes pour gérer toutes ces menaces.

J.P. : Pouvons-nous économiser dans l’armée ou dans le ministère de la Défense ? 


P.M. : Et comment. Mais nous pouvons tout autant investir. Il faut trouver la bonne mesure. Certaines menaces sont moins importantes que par le passé. Par exemple, l’armée syrienne ne représente plus de danger, l’Egypte nous menace moins qu’auparavant en raison de ses difficultés économiques.
Donc, certaines de ces menaces sont, temporairement, moins prégnantes. Mais d’autres le sont davantage. Nous vivons à l’ère du missile, inutile de le nier. Nous possédons une capacité offensive contre tout cela. Mais elle requiert des investissements.
Certains partis font des promesses extraordinaires : non seulement, ils ne veulent pas réduire le déficit, mais ils veulent augmenter les dépenses tant et si bien que l’économie israélienne s’effondrerait, ou atteindrait l’état de l’Espagne ou de la Grèce. J’ai le plus grand respect pour ces pays, mais je pense que nous gérons mieux notre économie.
En fin de compte, nous vivons ici grâce à notre force, une force qui résulte de la combinaison d’une puissance militaire, économique et culturelle qui a permis au peuple juif de réaliser un miracle. Revenir sur cette terre, reconstruire notre souveraineté semble en effet miraculeux. Mais ce n’est pas un miracle, en réalité, c’est la conséquence d’actions délibérées de la part d’un peuple qui sait hiérarchiser et placer les intérêts nationaux dans le bon ordre.
Nous avons montré de quoi nous sommes capables.

 


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