Ramat Gan : Zvi Bar ne se représentera pas aux municipales

Sous le coup d’une enquête, le maire historique de la ville demeure aux commandes pour 3 mois.

By YONAH JEREMY
July 16, 2013 19:07
2 minute read.
Zvi Bar, maire de Ramat Gan depuis 24 ans

P4 BAR JFR 370. (photo credit: DR)

 
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La fin d’une légende. Zvi Bar est maire de Ramat Gan depuis 24 ans. C’est sous son impulsion que la ville, mitoyenne de Tel-Aviv, est devenue un célèbre quartier des affaires. Mais il n’y aura pas de 7e mandat. C’est le visage défait qu’il a annoncé devant la Cour suprême, dimanche 14 juillet, qu’il ne se représentera pas aux élections municipales du 22 octobre. L’élu est en effet sous le coup d’une mise en examen depuis le 31 janvier dernier pour fraude, corruption et blanchiment d’argent. Il aurait reçu près de 2 millions de shekels de pots-de-vin de la part de promoteurs immobiliers, ce qu’il nie.

Arguant de la présomption d’innocence, l’affaire n’ayant pas encore été jugée, Bar a jusqu’à présent refusé de se retirer.

En juin, Avi Lilian, un membre du conseil municipal de Ramat Gan, a saisi la Cour suprême pour forcer la municipalité à le renvoyer. L’instance avait donné 21 jours aux parties pour étayer leurs arguments. Le cas souligne en effet un vide législatif. Contrairement aux ministres inculpés, forcés de quitter leurs fonctions sur décision de la Knesset, il n’existe pas de précédent pour les maires. Se pose alors la question de savoir quel principe, de la présomption d’innocence ou de l’exemplarité des élus, doit guider les autorités dans pareil cas.

L’affaire est d’autant plus d’actualité que deux autres maires en exercice sont aujourd’hui mis en examen pour corruption : Shlomo Lahiani à Bat Yam et Itzhak Rochberger à Ramat Hasharon. Les maires de Hadera, Yahoud, Nazareth Illite et Elad font également l’objet d’enquêtes pour motifs similaires.

Choqué par cette série noire, le député travailliste Moshé Mizrahi planche actuellement sur une loi instaurant la mise en retrait automatique d’un maire ou de son adjoint en cas d’enquête à son encontre. Dans le cas de Bar, la Cour suprême ne souhaitait pas rendre un verdict qui servirait de précédent et amputerait le travail législatif. Troublés par la gravité des faits reprochés au dirigeant de Ramat Gan, les magistrats ont cependant tenu à marquer leur désapprobation. Et le président de la Cour, Asher D. Grunis, de déclarer : « Du point de vue du public, il est inconcevable que le maire continue d’exercer ses fonctions. Nous recommandons que vous vous engagiez à ne pas vous représenter à votre propre succession ». Sur ces entrefaites, Bar a fait savoir par son avocat, Tal Tzur, qu’il acceptait l’avis du tribunal et ne serait pas candidat au prochain scrutin. En échange de quoi, il a obtenu de rester à son poste pour les 3 mois restants.

L’instance suprême semble s’être rangée à l’avis du procureur général Yehouda Weinstein, qui a lui aussi affirmé que l’élu devait se retirer de la vie publique. Bien qu’il n’y ait pas eu d’arrêté à proprement parler, l’attitude générale des magistrats dans le cas de Bar devrait avoir un impact sur les autres affaires en cours. Reste à savoir si les élections du 22 octobre seront une occasion de faire place nette.

 


 


 


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