Sauvé des eaux

Shaoul Mofaz doit désormais enrayer les désirs d’exil des membres de son parti.

By GIL STERN STERN HOFFMAN
May 15, 2012 13:56
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Shaoul Mofaz

sauve des eaux mofaz. (photo credit: © Marc Israël Sellem)

Selon une enquête publiée ce week-end par l’institut de sondages Smith, Kadima devrait sa survie politique à la décision du Premier ministre d’annuler les élections anticipées et de former un gouvernement d’union nationale.
Le sondage a été mené lundi et mardi dernier, la veille et le jour de l’accord de coalition élargie.
Conclusion : le parti centriste n’avait de cesse que de chuter dans les sondages. Des 28 mandats remportés lors des précédentes élections de 2009, il n’était crédité que de 9 sièges.
Autres observations : le parti Hatsmaout (Indépendance) du ministre de la Défense Ehoud Barak réussirait à franchir le seuil électoral avec quatre mandats et un éventuel parti de l’ancien chef du Shas, Arieh Deri, en empocherait trois.
Quant au Likoud, il raflerait 31 mandats, plus que ses 27 sièges actuels et sortirait vainqueur incontesté des élections.
Enfin, les travaillistes auraient été gratifiés de 17 sièges, Israël Beiteinou 13, Yesh Atid 11, Shas 7, Judaïsme unifié de la Torah 5, Meretz 4, Union nationale et Habayit Hayehoudi 3 sièges chacun et les trois partis arabes, auraient collecté 10 mandats à eux trois.
C’est donc un leader centriste ressuscité qui a assisté à sa première réunion du cabinet, dimanche 13 mai, suite à son entrée au gouvernement. Il a été chaleureusement accueilli par Netanyahou qui l’a immédiatement fait asseoir à sa droite, le vice-Premier ministre Silvan Shalom étant en déplacement pour une semaine.
Puis lundi 14 mai, Mofaz réunissait sa faction pour la première fois depuis la signature de l’accord. La députée Orit Zuaretz (Kadima), à l’étranger au moment de l’annonce, devrait faire part à ses collègues de son refus de suivre la discipline de la coalition.
La préoccupation de Mofaz va donc être d’éviter que des députés rebelles, à l’image de Zouaretz, ne quittent le parti. Il a d’ores et déjà chargé son proche allié, Youval Zellner, de proposer un projet de loi qui rendrait difficile tout élan de scission. Zellner pourrait proposer de revenir sur la législation actuelle qui a réduit à sept le nombre de parlementaires nécessaires pour diviser un grand parti. Et ainsi rétablir la loi précédente qui exigeait un tiers d’une faction pour valider une scission, quelle que soit de la taille d’un parti.
Au sein de Kadima, les officiels ont fait part de leur confiance de voir un tel projet ratifié dès la semaine prochaine.



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