Un congrès difficile pour Yachimovich

La chef de l’opposition a dû surmonter de graves difficultés lors d’un congrès orageux du parti travailliste à Tel-Aviv jeudi soir. Des insultes ont été échangées.

By GIL STERN STERN HOFFMAN
April 9, 2013 12:02
1 minute read.
Shelly Yacimovich at the President's residence, January 31, 2013.

Shelly Yacimovich at the President's residence 370. (photo credit: Marc Israel Sellem/The Jerusalem Post)

Tollé général. Les esprits étaient déjà fort échaudés ce jeudi 4 avril lors du congrès travailliste à Tel-Aviv lorsque Danny Zamir, un militant fidèle à Yachimovich, a qualifié la foule d’« arsim », terme argot péjoratif pour désigner un stéréotype de jeunes hommes des classes inférieures israéliennes. Un mot souvent emprunt de connotations ethniques. Un homme solidement charpenté grimpe alors sur scène pour essayer d’attaquer Zamir, mais les responsables travaillistes le retiennent à temps.

Le Secrétaire général du parti, Hilik Bar, interrompt Zamir pour le traiter d’« âne fier ». Yachimovich a plus tard défendu Zamir tout en s’excusant pour ses termes déplacés. Les députés Eitan Cabel, Erel Margalit, Isaac Herzog, et le chef de la fédération syndicale Histadrout Ofer Eini se sont tous ligués contre la présidente du parti lors de la rencontre. Et tenté, en vain, de l’empêcher de passer une série de changements de procédure qui, selon eux, rendraient le parti moins démocratique. « J’aurais pensé que la première convention après l’élection remettrait en question la défaite travailliste », a déclaré Margalit.

« Toute entreprise qui a échoué dans sa mission forme un comité d’enquête pour découvrir les raisons de sa défaite. Mlle la Présidente, qu’est-ce qui vous fait peur ? » Margalit affirme pour sa part que le parti travailliste a perdu les élections parce qu’il est devenu un parti de niche et ne s’est pas assez clairement positionné sur les questions diplomatiques. Et de mettre en garde contre les politiques socio-économiques de Yachimovich et ses méthodes de fonctionnement du parti. « Si les travaillistes continuent dans cette politique économico-socialiste à l’extrême, ce sera un petit parti à la Meretz », a prédit le député.

Yachimovich a répondu en accusant ses détracteurs de vouloir se joindre à la coalition et de continuer ce qu’elle a qualifié d’« anomalie génétique » de ce parti, voulant à tout prix faire partie de tous les gouvernements.

Et promis de promouvoir un parti beaucoup plus démocratique que ses prédécesseurs. Yachimovich a fini par réussir à faire passer toutes ses propositions.

Après l’événement, Cabel a conclu : « Yachimovich a gagné, mais c’était son chant du cygne. C’est le début de la fin de son règne chez les travaillistes ».


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