Une minute pour convaincre

Les clips de campagne officiels sont désormais diffusés tous les soirs à la télévision. Arrêt sur image.

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January 15, 2013 12:46
3 minute read.
Labor party supporters watch election ads

Labor party supporters watch election ads 300. (photo credit: Shai Skiff)

 
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Trois fois par jour. Jusqu’au 21 janvier, les clips officiels de campagne seront diffusés chaque soir, d’abord sur Aroutz 10 (à 18 heures), puis Aroutz 1 (22 heures) et enfin Aroutz 2 (23 h 15), du dimanche au jeudi. Le temps d’antenne est alloué en fonction de la taille des partis à la Knesset sortante, tandis que les nouvelles plateformes se voient accorder un temps unique. Diffusés à la chaîne, sur près d’une heure et demie, les clips doivent capter l’attention des spectateurs en quelques secondes. Retour sur le meilleur et le pire de cette fournée 2013.

Le Likoud-Beiteinou, fort de ses 42 mandats actuels, dispose du plus long temps d’antenne. Ses publicités font la part belle au Premier ministre Binyamin Netanyahou, et notamment à ses discours en anglais à l’étranger. Message subliminal : lorsque Bibi parle, on l’écoute. Jugés répétitifs par certains, les clips reprennent le slogan qui avait fait gagner Netanyahou en 1996 (« Shimon Peres divisera Jérusalem ») pour attaquer Tzipi Livni (« Livni est prête à diviser Jérusalem »).

Les Travaillistes ont voulu se focaliser sur des messages positifs, plaçant simplement les candidats face à la caméra pour évoquer leur idéologie. Le message de Stav Shaffir et d’Itzik Shmuly, deux leaders de la contestation sociale en 2011, cherche à faire le lien entre le mouvement et le parti Avoda. Les apparitions de Shelly Yachimovich semblent néanmoins contradictoires car dans l’une des vidéos, elle déclare être féministe depuis l’âge de 8 ans, lorsque l’une de ses professeures l’a choquée en déclarant que la place de la femme était à la maison. Mais dans l’autre, on la voit cuisiner en évoquant son amour pour ses enfants.

Egalement jugé décevant : le choix de Yesh Atid d’utiliser son temps d’antenne, essentiellement consacré à une critique de Netanyahou par Yaïr Lapid et diffusé deux fois, à l’identique. Les excellentes méthodes de communication de l’ancienne star du petit écran avaient sans doute créé de plus hautes attentes.

Parmi les clips qui se démarquent, on peut noter le message d’Otzma LeIsraël, où les députés religieux Arié Eldad et Michael Ben-Ari parlent uniquement en arabe, afin d’évoquer les devoirs citoyens de la communauté arabe israélienne.

Provoquant sans doute, mais efficace.
A saluer également, l’humour d’Habayit Hayehoudi, qui se moque des clichés généralement véhiculés dans les clips de campagne et du parti Vert, qui a mis en scène une femme bronzant au milieu des déchets. Enfin, les messages d’Eretz Hadasha (petit parti de lutte anticorruption) parviennent également à capter l’attention en dénonçant une connivence « mafieuse » entre Netanyahou et le procureur général Yehouda Weinstein, et en promettant d’autres révélations à venir.

Shas crée le buzz

Le parti orthodoxe fait parler de lui. Jeudi 10 janvier, 3e jour de la diffusion officielle des clips de campagne, la vidéo de Shas sur la conversion ne figurait plus à l’antenne. La commission centrale des élections a, en effet, reçu de nombreuses plaintes à son sujet. Le clip attaque le système de conversion au judaïsme en vigueur dans le pays en mettant en scène Marina, une grande blonde à l’accent russe caricaturalement prononcé qui appelle le « 3615 conversion » et obtient son certificat par fax, quelques secondes avant d’épouser son fiancé, un Israélien d’allure séfarade, qui tombe des nues en découvrant la manoeuvre.

La publicité de Shas a immédiatement été décriée comme « raciste » par les partis Avoda et Yesh Atid. « Il est difficile d’imaginer que dans l’Israël de 2013, on puisse présenter en des termes aussi simplistes un sujet aussi compliqué et douloureux que la conversion et donner la parole à des opinions aussi obscurantistes, sur le dos du contribuable », s’est ainsi indigné le candidat travailliste Nino Abesadze (ancien Kadima).

Le juge Elyakim Rubinstein, à la tête de la commission électorale, a déclaré mercredi 9 qu’il y a avait « en effet un sentiment général d’offense » suite au clip, qu’il était donc « bon de le retirer au nom de la bonne entente ».

Par ailleurs, l’association pour la liberté de culte, Hiddoush, a saisi la commission en demandant que le mentor spirituel de Shas, le rabbin Ovadia Yossef, cesse de donner des sermons à la radio Kol Barama, au motif qu’il s’agit d’un temps de campagne non décompté et illégal.

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