La Syrie, « une mise en garde contre les armes nucléaires iraniennes »

Le Premier ministre israélien a réagi à l’attaque chimique syrienne. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, était en visite en Israël.

P4 JFR 370 (photo credit: Marc Israël Sellem/The Jerusalem Post)
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Une preuve s’il en fallait. Selon les déclarations du dimanche 25août du Premier ministre Binyamin Netanyahou, le recours du régime syrien auxarmes chimiques à l’égard de son propre peuple démontre ce qui pourrait arriversi Téhéran obtenait des armes encore plus mortelles. Bibi s’exprimait justeavant sa rencontre avec le ministre français des Affaires étrangères LaurentFabius, en visite dans l’Etat hébreu. « Ce que nous voyons en Syrie, c’est queles régimes extrémistes n’hésitent pas à se servir de ce type d’armes, même àl’encontre de civils innocents, à l’encontre de leurs propres peuples », aprévenu Netanyahou. « En fin de compte, ils se servent de cet arsenal. C’estpourquoi nous devons les empêcher de l’obtenir ».

Peu après la rencontre entre les deux élus, Fabius a tenu une conférence depresse au cours de laquelle il a déclaré qu’il ne faisait plus aucun doute queles forces de Bashar Assad avaient eu recours à des armes chimiques lors del’attaque dans la banlieue de Damas la semaine dernière, qui a fait plus de 1300 morts, dont de très nombreux enfants. « Je peux vous dire que dans un cascomme celui-ci, il est inconcevable qu’un tel crime ne suscite pas une forteréaction », a martelé le Français. Une réponse qui sera « dure et déterminée »,a poursuivi le ministre qui a cependant refusé de donner plus de détails.

Netanyahou a fait écho à ces propos, ajoutant qu’Israël et la France étaientd’accord pour souhaiter mettre un terme aux tragiques événements syriens. « Jepense que nous avons là un crime commis par le régime syrien à l’encontre deson propre peuple. C’est révoltant », a déclaré Bibi avant d’ajouter que l’Iranet le Hezbollah étaient impliqués. « En réalité, le régime d’Assad est aujourd’huià la solde de Téhéran qui a fait du sol syrien un terrain d’expérimentation. Aprésent, chacun est sur le qui-vive. L’Iran observe la communautéinternationale pour savoir quelle sera la réaction à l’usage d’armes chimiques».

Le président Shimon Peres, qui s’est également entretenu avec Fabius, s’estjoint à l’appel. Reconnaissant la complexité d’une intervention, Peres a assuréque « l’appel moral prend le pas sur toute considération d’ordre stratégique.Il faut faire un effort international pour retirer ces armes des mains d’Assad.C’est compliqué et c’est très cher, mais ce serait plus dangereux et encoreplus cher de les laisser là. Cet effort est aujourd’hui impératif », a marteléle président. Et Fabius de surenchérir : « Si la communauté internationalen’agit pas après les événements qui ont eu lieu en Syrie, l’humanité ne sauraplus en qui placer sa confiance, vers qui se tourner ».

A l’heure où nous mettions sous presse, des très nombreux appels se faisaiententendre pour une action internationale sous la houlette des Etats-Unis