Obama, le sensible, vs. Netanyahou, l’anxieux

Alors que de nombreux espoirs reposent sur la visite du président américain en Israël, Arian Lev, médium, décèle les origines psychologiques du conflit qu’il entretient avec Netanyahou.

JFR09 521 (photo credit: Dr)
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Voilà des semaines que la visite de BarackObama fait la une des médias israéliens comme internationaux.
Les experts ont longuement décrypté le but, la portée et le sens de cedéplacement, présenté comme une tentative de tourner la page et de remettre lescompteurs à zéro.

Car, ce n’est un secret pour personne, les relations entre le présidentaméricain et son homologue, le Premier ministre Binyamin Netanyahou sont plusque mauvaises. Entre une première passe d’armes en mai 2009 dans le Bureauovale, et des couacs à répétition entre les deux administrations, parler d’unemésentente relèverait presque de l’euphémisme. Or, cette fois-ci, Obama, quirêve de laisser son empreinte dans le processus de paix au Proche-Orient, acompris que pour se faire aimer des Israéliens et avoir une chance d’influersur la politique de Jérusalem, il n’avait d’autre choix qu’en passer par Bibi.

Mais comment réparer une relation si mal en point ? Selon Arian Lev, médium etspécialiste de l’inconscient, les frictions entre les deux hommes s’expliquentpar une différence très marquée de styles et de caractères. « A cause de sonenfance, et de ses expériences passées, Obama a très peur de l’abandon. C’estquelqu’un qui a besoin de confiance, de stabilité, de fiabilité. Quand ils’attache, c’est pour la vie », explique Lev. « Il est très ancré dans seshabitudes, repose toujours les objets aux mêmes endroits, fait confiance à uncercle restreint de conseillers et ainsi de suite.

Pour les mêmes raisons, il est très dépendant de son épouse Michelle, qui luidonne la sécurité dont il a besoin ». Et de sourire : « Je suis certaine qu’iln’aura jamais d’aventures extraconjugales.

Non pas qu’il soit moins séduisant que Netanyahou ou l’ancien président BillClinton, mais il aurait trop peur de perdre Michelle, grâce à qui il s’épanouit».

Miser sur les valeurs juives

 Un caractère aux antipodes de Bibi qui aurait lui« des tendances bipolaires. Il peut être dans un charisme extrême, flamboyant,guerrier et conquérant. Dans ces moments-là, il s’avance et fait des promessesauxquelles il croit sincèrement sur le coup. Mais Netanyahou est aussi sujet àde fortes anxiétés, des angoisses et des doutes qui le rendent irritable etimpatient. Alors il se referme sur lui-même et ne veut plus parler à personne,quitte à revenir sur ses engagements ».

Des aléas et une brusquerie qui ne conviendraient donc pas du tout au styled’Obama. Ni, visiblement, à l’ancien président français Nicolas Sarkozy. «Sarkozy est quelqu’un de très méfiant, soupçonneux », reprend Lev. « Au moindreécart, au moindre signe de manque de loyauté, il écarte les gens tout de suite.Il a traité Bibi de menteur parce qu’il ne supporte pas quelqu’un qui ne faitpas ce qu’il dit ou qui change souvent d’avis ».

Pour ce qui est de la visite, la spécialiste conseille à Netanyahou de ne paschercher à impressionner son homologue. « Lorsqu’on veut lui en mettre plein lavue, Obama cesse d’écouter très rapidement. Il veut du concret, de lasimplicité et des engagements qui seront tenus. L’esbroufe ne lui fait aucuneffet. Que Bibi lui montre qu’il est digne de confiance et Obama deviendra sonmeilleur ami, pour toujours ». Pour amadouer Netanyahou, le président devrafaire preuve d’enthousiasme et de dynamisme, « montrer qu’il est emballé »,conseille encore Lev.

Y a-t-il donc un espoir de rapprocher ces deux leaders aux natures si opposées? La médium n’est guère optimiste.

« Mais », note-t-elle malgré tout, « Obama est très sensible, c’est un homme decoeur. Si l’on parvient à lui faire ressentir la beauté, la profondeur desvaleurs juives et de l’affect qui existent en Israël, il sera profondémenttouché. Et se rangera sans hésiter à nos côtés ».