Un parfum de peur plane sur le Moyen-Orient

L’Iran, la Syrie et la Corée du Nord développent avec zèle leurs armes biologiques.

Chemical Weapons (R370) (photo credit: REUTERS)
Chemical Weapons (R370)
(photo credit: REUTERS)
La guerre interne en Syrie, quiaurait déjà fait plus de 60 000 morts, éveille de sérieuses préoccupations auMoyen-Orient et en occident sur l’accès aux armes chimiques de groupes nonétatiques comme al- Qaïda, le Hezbollah ou le Hamas. Les stocks d’armeschimiques syriennes concernent Israël, la Jordanie et les États-Unis, qu’ilssoient aux mains du président syrien Bachar El-Assad ou des organisationsterroristes.

Si les sites d’armes chimiques et de missiles Scud équipés d’ogives chimiquesont été identifiés et sont surveillés en permanence, ce n’est pas le cas desarmes biologiques plus dangereuses encore et mises au point par le triangleIran, Syrie et Corée du Nord.

Plus de 167 nations ont signé la Convention onusienne sur les armesbiologiques. La Syrie est signataire, mais n’a pas ratifié le traité. L’Iran,lui aussi signataire, l’a ratifié, mais poursuit le développement d’agentsmicrobiens avec l’aide de scientifiques russes et nordcoréens, diplômés duprogramme soviétique Biopreparat, celui-là même qui a concocté certains de cesagents biologiques dangereux.

Parmi les 16 agents biologiques et plus, que l’Iran développerait, figurent lecharbon, le virus Ebola, l’encéphalite, les toxines biologiques, le syndromerespiratoire aigu sévère (SRAS), le choléra, la variole et la peste.

Pire encore, l’Iran, avec l’aide de la Corée du Nord, a modifié génétiquementle virus de la variole de manière à rendre les vaccins actuels inefficaces.

Les armes biologiques présentent des risques que les autres classes d’armes(nucléaires, radiologiques et chimiques) ne comportent pas.

Ce sont des organismes vivants, dont certains sont hautement infectieux ettransmissibles, en fonction de leur souche. Certains demandent de longuespériodes d’incubation qui rendent la détection précoce extrêmement difficile.

Génétiquement modifiés, les agents biologiques utilisés comme armes constituentdes menaces pour lesquelles il n’existe pas d’antidotes médicaux connus. Lesarmes biologiques sont silencieuses jusqu’à se transformer en épidémie ou enpandémie. Quant au calcul des ratios de mortalité et aux mesures de contrôle,il est pratiquement impraticable en ce qui concerne les armes biologiques,contrairement aux armes chimiques et nucléaires.

Les tactiques trompeuses de l’Iran

 L’analyste des renseignements Andrew O’Neila déclaré dans un article publié en 2003 dans le Journal des affairesinternationales australien que les terroristes préfèrent utiliser des armesbiologiques pour trois raisons : « Tout d’abord, les agents [des armesbiologiques] sont beaucoup plus faciles à mettre au point que les armesnucléaires et produisent le même effet fatal [que les armes chimiques]. Enoutre, proportionnellement parlant, les agents [des armes biologiques] sontbeaucoup plus puissants que n’importe lequel du plus meurtrier des [arsenauxchimiques], qui doit être “livré en quantités massives pour libérer desconcentrations létales sur de grandes surfaces”.

Ensuite, les effets des armes biologiques sur une population cible seraientextrêmement difficiles à contrer. Enfin, la nature insidieuse des agents [desarmes biologiques] – composés de micro-organismes vivants qui ont la capacitéde se reproduire et muer – a le potentiel de “déstabiliser” psychologiquementles populations cibles. » Selon les rapports, l’Iran et la Syrie font partiedes régimes qui ont reçu des variantes de ces agents biologiques mortels etdéveloppé leurs propres programmes nationaux. Chacun de ces pays disposeégalement d’une recherche médicale et pharmaceutique approfondie et développedes infrastructures qui produisent et conçoivent des programmes d’armementbiologique.

L’Iran et la Syrie partagent l’artillerie, les missiles balistiques et latechnologie d’armement, entre eux et probablement avec le Hezbollah, pourlivrer ces agents pathogènes.

Une fois encore, le chef suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, et sonpuissant régime religieux et militaire continuent de faire usage de tactiquestrompeuses pour dissimuler le développement d’un arsenal d’armes biologiquesmortelles pratiquement intraçables qui pourraient faire des dizaines demillions de morts. Pendant ce temps, Israël et le P5+1 – les cinq membrespermanents du Conseil de sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne – sont aux prisesavec la République islamique qui s’approche dangereusement des « lignes rouges» de l’enrichissement et du développement des armes nucléaires.

Les menaces de ces agents microbiens mortels sont alarmantes et bien réelles.Le déchaînement des agents de guerre bactériologiques contre Israël et lesEtats-Unis pourraient mettre ces deux pays à genoux. Il faut stopper sansattendre ces programmes d’armement biologique mortels développés librement enIran et en Syrie.