Un singe iranien dans l’espace

Le primate envoyé dans l’espace par l’Iran soulève plus d’une interrogation.

Before (left) and after (right) photos of Iranian monkey 370 (photo credit: Screenshot)
Before (left) and after (right) photos of Iranian monkey 370
(photo credit: Screenshot)
Lundi 28janvier, l’Iran a annoncé que le lancement d’un singe dans l’espace s’étaittrès bien déroulé et que le primate avait été ramené sur terre sain et sauf.Une information devenue l’un des principaux sujets lors de la Conférencespatiale internationale annuelle Ilan Ramon qui a eu lieu à Herzliya. « Lesgens parlent énormément de cet événement », a confié le général de brigade AsafAgmon.

Et pour cause. « Le programme spatial de l’Iran est en étroite relation avecson programme nucléaire. Le savoir scientifique que nécessite l’envoi d’unsinge dans l’espace est le même que l’envoi d’un missile de l’autre côté del’Atlantique. Il existe une connexion évidente et le monde ne peut l’ignorer »,a-t-il ajouté. Agmon est le PDG de l’Institut Fisher pour les étudesstratégiques aérospatiales qui a accueilli la conférence internationale lasemaine dernière. Selon ses dires, l’Iran fait désormais partie du club des 10pays capables d’envoyer des satellites dans l’espace. « Le fait est que lesIraniens sont très performants dans ce domaine. Ils ont commis des erreurs parle passé, mais les ont très vite surmontées et ils s’impliquent désormaisénormément dans le domaine spatial. Nous n’aimons pas cela, mais c’est uneréalité. » 

Continuer à investir dans l’espace

Agmon a décrit la conférencecomme une bonne opportunité pour réunir les membres officiels des organisationsspatiales israéliennes ainsi que les membres des délégations de 15 autres pays.Ensemble, ils pourront peut-être lancer une coopération entre les programmesisraéliens et ceux de l’étranger, a-t-il dit.

Toutes proportions gardées, le gouvernement israélien investit relativement peudans les programmes spatiaux, comparé à d’autres Etats. Quand il est demandé àAgmon s’il redoute que les coupes budgétaires prévues par le prochaingouvernement n’affectent l’industrie spatiale, il répond : « J’espère vraimentque cela ne sera pas le cas, parce que si nous réduisons aujourd’hui ce budget,nous en sentirons les conséquences dans 10 ou 20 ans et il sera trop tard. » 
Laconférence a été nommée d’après le colonel Ilan Ramon, le pilote devenu lepremier astronaute israélien, décédé il y a 10 ans à bord de la navetteaméricaine Columbia. En 2009, son fils trouvait la mort dans un accidentaérien. C’est son épouse, Rona, qui a ouvert la conférence en compagnie duprésident Shimon Peres. « Dix ans ont passé et aujourd’hui, je peux dire que jesuis fière. Pas seulement de la façon dont ma famille a fait face à latragédie, mais aussi du changement positif que nous avons mis en oeuvre pourpoursuivre les projets de notre fondation », a-t-elle déclaré.