Tenlev, à l’avant-garde de l’action caritative

Ce site internet original propose une nouvelle approche du don en proposant sur sa plateforme une vente aux enchères un peu particulière…

P29 JFR 370 (photo credit: Gideon Markovitz)
P29 JFR 370
(photo credit: Gideon Markovitz)
Trois franco-israéliens sont à l’origine decette start-up qui modernise et révolutionne l’univers du monde caritatif.Lancée tout récemment, en juillet 2013, Tenlev a reçu un accueil chaleureux etencourageant dans la bulle internet. Et les ONG n’ont pas tardé à se faireconnaître auprès de cette plateforme nouvelle qui a su créer le buzz chez lesFrançais.

Il faut dire que l’initiative est généreuse. A travers un concept de mise auxenchères de produits uniques, le site fait le lien entre donateurs etassociations caritatives. Tenlev a donc inauguré son activité avec un produitconçu pour faire rêver les groupies, une rencontre avec Patrick Bruel qui a été« adjugé, vendu ! » pour 1 500 shekels à de jeunes touristes français en visiteen Israël. Pour cette somme, dont 70 % seront reversés à l’association « Make awish » qui permet à des enfants malades de réaliser leur rêve, les donateursont eu droit à un package « Bruel » inédit : assister aux répétitions, puis auconcert au premier rang, et bénéficier d’une rencontre avec la star dans lescoulisses. Une idée qui fait mouche et qui se décline pour d’autres ventes auxenchères à venir dont les bénéfices iront à d’autres œuvres : un cours decuisine avec un grand chef ou une journée de shopping avec un top-modèle. RonyKakon, P.-D.G. du site installé en Israël depuis 1998 et qui travaille depuisplusieurs années dans les domaines de l’investissement et du commerceinternational, explique qu’aujourd’hui « les ONG recherchent d’autressolutions. Elles ne peuvent pas toujours compter sur les mêmes donateurs. D’oùcet accueil enthousiaste. Des artistes ont aussi fait des propositionsspontanées, sachant qu’au moins 60 % des bénéfices iront à une œuvrecaritative. »

« Hessed » dans l’air du temps 

Le concept a déjà fait ses preuvesaux Etats-Unis et des émules : « Sur une plateforme américaine, ce sont engénéral 80 % des bénéfices qui sont reversés. Une rencontre d’un quart d’heureavec le P.-D.G. d’Apple s’est vendue… 650 000 dollars ! » Tenlev marche doncsur les traces de son homologue américain même si les sommes ne sont pas lesmêmes. Pour Israël, un partenariat avec la société de production Lollyprod aété mis en place. Max Boublil, le jeune humoriste venu se produire en TerreSainte a lui aussi été mis à contribution. A venir, un projet avec Gad Elmaleh.Un « hessed » high-tech, dans l’air du temps, plutôt ludique, et qui a lemérite d’encourager le don. De quoi décliner le concept aussi sur le solfrançais avec des événements programmés sur place.

« Nous précisons avant la vente le pourcentage précis qui sera reversé àl’association. Au minimum 60 %, le reste étant utilisé pour notrefonctionnement et le transfert aux œuvres des sommes récoltées. A traversTenlev, nous voulons montrer que business et social ne sont pas forcément destermes contradictoires », note Kakon.

La date officielle du lancement du site qui se déclinera en hébreu, en françaiset en anglais est prévue le 29 août. Au programme : un gala en présence depersonnalités, hommes d’affaires influents et marques prestigieuses prêtes às’associer à l’action de la jeune start-up. Des associations israéliennesseront elles aussi au rendez-vous. « Or Simha » qui prend en main des enfantsretirés de la garde de leurs parents par les tribunaux, « Les parrains du cœur», une association franco-israélienne qui aide à la réinsertion sur le marchédu travail de familles défavorisées. Il y a fort à faire sur le terrain dusocial. Nul doute que Tenlev sera à l’avant-garde de la donation en ligne dansles prochaines années.

www.tenlev.com