Chacun dans son rôle

A peine le gouvernement avait-il prêté serment que l’opposition s’armait au combat. La première réunion de l’opposition a eu lieu lundi matin à la Knesset.

First Knesset opposition meeting 150 (photo credit: Marc Israel Sellem/The Jerusalem Post)
First Knesset opposition meeting 150
(photo credit: Marc Israel Sellem/The Jerusalem Post)
Une tableronde, des idées qui fusent, peu de points en commun. Lundi matin Ahmed Tibi (Listearabe unifiée Ta’al), Ilan Gilon et Zehava Gal-On (Meretz), Shelly Yachimovichet Itzhak Herzog (Avoda), Eli Yishaï (Shas), Mouhammad Barakei (Hadach) etYaacov Litzman (Judaïsme unifié de la Torah) étaient réunis autour d’une mêmemission : l’opposition.

La chef de file de cette troupe qui n’entrera pas au gouvernement, ShellyYachimovich, a souhaité la bienvenue au nouveau gouvernement, ajoutant qu’elleenvisageait de mener un combat de front. « Les travaillistes vont fièrementreprésenter le peuple dans l’opposition. Nous avons tenu notre parole enrefusant d’entrer au gouvernement pour des portefeuilles sans valeur et unepolitique économique de droite », a écrit Yachimovich sur son profil Facebook,en référence aux invitations de Netanyahou à rejoindre la coalition pour êtrebénéficiaire du ministère des Finances.

Faisant fi de toute différence de religion, de sexe, de race ou de catégoriesocio-économique, l’élue s’est engagée à défendre tous les Israéliens enplaçant en priorité les besoins sociaux, économiques, diplomatiques et civilsavant la politique. En outre, elle s’est dite prête à dévoiler les « processuscachés » entre le gouvernement et les riches.

Pour Zehava Gal-On, présidente de Meretz, les choses sont plus tranchées. « Lescolons » ont pris le contrôle du gouvernement, y compris des pouvoirsfinanciers, afin de poursuivre leur politique de colonisation dans les domainesindustriel, commercial, et socio-économique, « tandis que le reste de lasociété souffre », a-t-elle déclaré.

Le député Meretz Nitzan Horowitz a, pour sa part, ajouté : « L’argent et lesressources que Yaïr Lapid a enlevés aux yeshivot seront investis dans laconstruction de colonies ».

Selon Horowitz, les électeurs de Yesh Atid continueront à se demander : « Où estl’argent ? ». Jadis l’un des slogans de campagne du parti de Lapid