Netanyahou, les mains sur le guidon

A quelques jours du scrutin, c’est un Premier ministre confiant qui a accepté de répondre au Jerusalem Post.

Prime Minister Binyamin Netanyahu 370 (photo credit: Marc Israel Sellem/The Jerusalem Post)
Prime Minister Binyamin Netanyahu 370
(photo credit: Marc Israel Sellem/The Jerusalem Post)

Voilà un candidat sortant dans la plus enviable despositions. La plupart des leaders mondiaux donneraient beaucoup pour avoir lamême chance politique que lui. A quelques jours des élections, le Premierministre Binyamin Netanyahou ne s’inquiétait pas de savoir s’il allaitremporter le scrutin. Mais plutôt du nombre de ses futurs mandats, de la taillede sa majorité et de la coalition qu’il allait devoir, presque à coup sûr,former.

Position des plus étonnantes en effet. Voilà un politicien régulièrementattaqué par la communauté internationale ; un élu dont la presse américaine ade nouveau récemment révélé à quel point il ne s’entendait pas avec leprésident Barack Obama. Un Premier ministre dont le désir de faire la paix aété mis en doute quasi ouvertement par son président, Shimon Peres. Dontl’ancien chef des services secrets, Youval Diskin, a dit le plus grand mal enpremière page du Haaretz.

Un Premier ministre, enfin, récemment blâmé par son prédécesseur, Ehoud Olmert,pour avoir dépensé 11 milliards de shekels dans des opérations militairesaventureuses, mal engagées et illusoires. Mais malgré tout cela, Bibi n’étaitpas inquiet quant à sa future victoire, prédite par tous les sondages depuis ledébut de la campagne électorale.

Entretien.

Quelle est votre réaction à l’éditorial de Jeffrey Goldberg qui cite leprésident américain Barack Obama en affirmant qu’Israël ne fait pas ce qu’ilfaut pour protéger ses intérêts vitaux ? Je suis certain que le président Obamacomprend bien que seul le gouvernement israélien, élu et souverain, est enposition de déterminer ses intérêts nationaux, en particulier pour tout ce quitouche sa sécurité.

J.P. : Que révèlent ces commentaires sur la nature de vos relations avec leprésident pour les 4 prochaines années ? 

P.M. : Ecoutez, nous coopérons sur denombreux sujets, en particulier sur la sécurité et les services derenseignements et je suis certain que cette coopération continuera entre Israëlet les Etats-Unis, en particulier concernant notre objectif commun d’empêcher l’Irande fabriquer des armes nucléaires. J’apprécie également le solide soutien quenous a apporté le président pendant notre opération à Gaza, ainsi que pour IronDôme, en même temps que le Congrès américain.
Mais nous avons également des points de vue différents, en particulier sur lemoyen d’atteindre et de défendre une paix durable avec les Palestiniens. Jerespecte le président et je sais que nous aimerions tous deux avoir la paixdans cette région, même si nous sommes parfois en désaccord sur la façon d’yparvenir.
Au passage, ces divergences entre les présidents américains et les Premiersministres israéliens ne sont pas nouvelles.
Elles remontent à la création de l’Etat. David Ben Gourion a proclamé l’Etatjuif en 1948, en dépit de la vive opposition du secrétaire d’Etat américainGeorge Marshall. Levi Eshkol n’était pas d’accord avec Lyndon Johnson lorsqu’ila décidé de briser le siège des armées arabes autour d’Israël pendant la Guerredes Six jours. Itzhak Rabin n’était pas d’accord avec Gerald Ford, qui exigeaitqu’Israël se retire unilatéralement des certaines régions du Sinaï. MenahemBegin n’était pas d’accord avec Ronald Reagan concernant l’initiative de paixlancée par l’administration de ce dernier. Et Ariel Sharon n’était pas d’accordavec George W. Bush, qui lui avait demandé de cesser immédiatement l’opérationRempart et de retirer ses troupes.
Cependant, malgré ces différences, année après année, l’allianceaméricano-israélienne continue de se renforcer.
Je crois donc qu’elle peut même s’étoffer davantage si nous faisons faceensemble aux défis qui nous attendent. Je sais que le président Obama comprendque seul un gouvernement israélien peut déterminer les intérêts israéliens.

J.P. : Que Tzipi Livni déclare que vous conduisez l’Etat hébreu à l’isolationinternationale, c’est une chose. Mais que doivent penser les Israéliens lorsquele président américain lui-même l’affirme également ? 

P.M. : Je pense quedéfendre les intérêts cruciaux d’Israël fait partie de la tâche des leadersisraéliens. Parfois, cela implique de défendre une position qui n’est paspopulaire, mais c’est à cela que sert le leadership. Diriger, ce n’est pasfaire ce qui est apprécié et facile, c’est au contraire devoir parfois faire cequi difficile, mais vital pour la sécurité de notre nation.

J.P. : De nous jours, la perception des choses est souvent plus importanteque la réalité. Pensez-vous que l’idée communément admise aux Etats-Unis selonlaquelle vous avez soutenu le candidat républicain Mitt Romney porte atteinte àvotre relation avec Obama aujourd’hui ?

 P.M. : J’ai traité le candidat Romneyexactement comme le candidat Obama a été traité lorsqu’il est venu en Israël.Le Premier ministre d’alors, Ehoud Olmert, l’a invité à dîner et moi-même, entant que chef de l’opposition, ai eu une longue discussion avec lui sur larégion. C’est exactement ce qui s’est passé avec le candidat Romney. Il n’y apas eu de traitement de faveur.

J.P. : Pensez-vous que les propos révélés à Goldberg soient une sorte derevanche, qu’il s’agisse d’une tentative d’Obama pour interférer dans nosélections ? 

P.M. : Chacun comprend que c’est le peuple d’Israël qui déterminele futur dirigeant de l’Etat et seuls les citoyens d’Israël peuvent décider deleurs principaux sujets de préoccupations et de qui sera à même de lesdéfendre.

J.P. : Vous ne pensez donc pas qu’il s’agisse d’une tentative d’interférence ?

P.M. : Je pense que les gens comprennent ce que je viens juste de vous dire, etje suis certain que le président américain également.

J.P. : Naftali Bennett a déclaré à nos journalistes que vous préfériez unecoalition avec Tzipi Livni plutôt qu’avec lui. Est-ce vrai ?

P.M. : Il y a euénormément de spéculations ces derniers jours. Certains disent que je formeraiun gouvernement haredi, d’autres que je choisirai une coalition de gauche. Cesont des déclarations électoralistes avant tout.

J.P. : Ceci étant dit, à quelle coalition rêvez-vous la nuit avant de vousendormir ? 

P.M. : Je n’ai pas beaucoup de temps pour rêvasser, car j’ai de trèsgrosses journées. Mais pour vous répondre, la coalition rêvée serait la pluslarge possible, construite sur un « châssis » Likoud-Beiteinou. Car c’est enfin de compte ce qui conditionne la stabilité parlementaire et l’efficacité…Aller dans l’autre direction, celle de la fragmentation et des partissectoriels, c’est avoir un gouvernement inefficace.
Nous voulons avoir les deux mains sur le guidon. Si ce n’est pas le conducteurqui tient le volant, mais les passagers du véhicule, ce dernier finit par serenverser. Nous voulons continuer dans une direction stable et solide, cellequi consiste à améliorer les capacités de notre Etat et de son pouvoirmilitaire. Nous voulons également garantir les bases de son éducation, enparticulier celle de l’éducation juive.

J.P. : En regardant les clips de campagne, on a la nette impression que Bennettreprésente la plus grande menace pour le Likoud. Votre parti l’a attaqué enparlant de lui comme d’un extrémiste. Mais n’est-ce pas un peu hypocrite de lapart du Likoud, qui compte par ailleurs Moshé Feiglin sur sa liste ? 

P.M. : Jepense que chacun connaît la teneur de notre liste. Et, pour être honnête, jepense que Feiglin est une exception. Tous nos candidats sont en faveur duservice militaire, rejettent la désobéissance militaire et s’opposent à laségrégation des femmes avec véhémence. Nos valeurs sont très claires. Nousavons beaucoup en commun avec d’autres partis, y compris Habayit Hayehoudi.Mais il y certaines choses que nous ne partageons pas et pendant la campagne,il est important de souligner ces différences.
Nous ne cachons pas nos candidats : ils sont choisis avec une telle droitureque cela en est presque ennuyeux. Mais il est important de savoir exactementpour qui l’on vote avant de prendre sa décision.

J.P. : Vous connaissez très bien Bennett puisqu’il a travaillé pour vous.Pensez-vous qu’il soit un extrémiste ? 

P.M. : Je ne suis pas là pour noter lesgens ou les disqualifier.
Mais il est très important que les Israéliens comprennent que la seule façon dediriger le pays est d’avoir un parti très fort au pouvoir… Il faut que lePremier ministre puisse se concentrer sur les sujets majeurs et ce n’est paspossible s’il faut se préoccuper des besoins des partis sectoriels….

J.P. : Vous expliquez souvent, plutôt dramatiquement, à quel point notre régionest dangereuse. Voyez-vous cependant de l’espoir ? 

P.M. : Je pense qu’avec letemps, l’aspiration à la liberté, et la technologie pour la liberté, ne vontfaire plus qu’un.
Les théocraties islamistes ne seront tout simplement pas capables de fournir àleur peuple une croissance économique, car celle-ci peut seulement advenir parle biais de la liberté et de l’initiative individuelle. Par conséquent, jepense que la tendance du retour au médiévalisme finira par s’effacer au profitde la modernité. Mais cela peut prendre beaucoup de temps. Je peux voir lesommet de la montagne, mais de profonds ravins nous en séparent encore et nousdevons nous assurer de ne pas y tomber. Je regarde toujours vers l’avenir, maisj’ai les pieds solidement ancrés au sol et je fais très attention à nosprochains pas afin que nous ne tombions pas de la falaise.

J.P. : Mais voyez-vous de l’espoir dans un avenir proche ? 

P.M. : Nous allonsavoir des années difficiles, mais j’ai confiance : nous saurons dépasser cesdéfis. Nous en avons déjà énormément affronté. L’Etat d’Israël est aujourd’huibien plus fort qu’à sa création. Nous sommes devenus une puissance mondialedans le domaine de la technologie, nous avons amélioré notre système scolaireet nos enfants sont aujourd’hui nettement plus avancés. Nous avons uneinnovation absolument extraordinaire, à la fois industrielle et militaire, etl’économie israélienne dépasse actuellement presque toutes les économiesoccidentales.
Ce qui ne signifie pas que nous n’ayons aucun problème. Mais cela veut quandmême dire que nous avons une capacité de création et que nous atteignons desrésultats qui laissent la communauté internationale pantoise. Tout cela est lereflet du changement… L’espoir repose sur le génie juif ; l’espoir provient ducoeur de la nation qui est prête à se battre et à dépasser les difficultés afinde garantir un avenir juif pour nous et nos enfants.
C’est de là que vient l’espoir. Il ne s’agit pas de fermer les yeux, mais aucontraire de les avoir grands ouverts, de regarder la réalité en face, et créerun rempart de défense pour protéger les capacités uniques de l’Etat juif.

J.P. : Le roi Abdoullah de Jordanie a récemment accordé un entretien au coursduquel il affirmait que l’Union européenne lancerait une nouvelle initiative,une fois l’élection passée. Que savez-vous à ce sujet ? Prévoyezvous quelquechose de votre côté ? 

P.M. : Je suis certain qu’il y aura de nombreusesinitiatives.
Nous aurons la lourde tâche de dire la vérité à la communauté internationale :le problème palestinien n’est pas au coeur de l’instabilité du Proche-Orient(les gens avaient tendance à le croire jusqu’au Printemps arabe, je pensequ’ils sont désormais plus éclairés), pas plus que la question desimplantations n’est au coeur du conflit israélo-palestinien. Le coeur duconflit reste le refus persistant des Palestiniens à reconnaître l’Etat juif,quelles que soient ses frontières.

J.P. : L’Etat hébreu peut-il résister à la pression sur les implantations ?Pouvons-nous construire dans Jérusalemest et à Maalé Adoumim alors que lesEuropéens nous disent : « Si vous faites cela, nous pourrions vous boycotter »? 

P.M. : Je pense que beaucoup seront d’accord pour dire que, même s’il y acertaines divergences dans l’opinion israélienne, il existe un consensusvoulant que lesdits blocs d’implantation demeurent israéliens sous tout futurtraité de paix, et c’est là qu’ont lieu la majorité des constructions.

J.P. : Mais les Européens ne sont pas d’accord avec cela.

P.M. : Certains ne le sont pas, c’est vrai. Mais il est cependant reconnu detous, qu’en fin de compte, il faudra une solution réaliste et juste. Ce quin’équivaut certainement pas à évacuer des centaines de milliers de Juifs quirésident dans la banlieue de Jérusalem et aux alentours de Tel-Aviv, dans lebloc d’Ariel. Ce n’est pas réaliste. Certains tentent de contourner les faits.Nous allons devoir faire en sorte que la communauté internationale se focalisesur le vrai problème et résister aux tentatives d’imposer une solution quipriverait Israël de sa sécurité et de ses intérêts nationaux fondamentaux. Unepaix indéfendable n’existera pas, ne durera pas un seul instant.

J.P. : Selon le président Shimon Peres, le chef de l’Autorité palestinienne estun véritable partenaire de paix potentiel, tandis que l’ancien ministre desAffaires étrangères, Avigdor Liberman, affirme le contraire. Où voussituez-vous ? 

P.M. : Jusqu’à présent, il ne l’a pas été parce qu’il a évité lesnégociations. Cela fait 4 ans qu’il les fuit. Il aligne les préconditions. Ilest allé devant l’Onu pour faire voter une résolution unilatérale, ce quicontrevient fondamentalement aux accords d’Oslo. Il s’est réconcilié avec leHamas. S’il change tout cela et revient à la table des négociations sansprécondition, j’y serai – si, bien sûr, je suis réélu.

J.P. : Seriez-vous prêt à envisager des alternatives à la solution à deux Etats? 

P.M. : Je ne pense pas que le fait que les Palestiniens deviennent citoyensde l’Etat d’Israël soit une bonne idée.
D’un autre côté, je ne suis pas du genre à fermer les yeux, comme d’aucuns leprétendent, et dire « allons signer un traité, cela nous protégera ».
Non, les traités de paix ne nous protègent pas : ce sont nos forces de sécuritéqui nous protègent. Ce qui nous protège, c’est la capacité à comprendre deuxchoses. Premièrement, il faut un changement d’attitude de la part desPalestiniens à l’égard de l’Etat juif, qu’ils comprennent que s’ils veulent unEtat palestinien, ils doivent accepter l’idée d’un Etat juif, en tant quenation du peuple juif et mettre fin au conflit avec nous une bonne fois pourtoutes. Deuxièmement, même si le leadership palestinien accepte cela, il n’estpas certain que cela soit intégré par la société palestinienne. Celasignifierait pour eux de changer la façon dont ils éduquent leurs enfants et lapropagande nationale qu’ils diffusent via une presse contrôlée par lesautorités.
Enfin, même si tout cela arrive, il faudra se prémunir contre un changement derégime ou de politique du côté palestinien. C’est pourquoi il nous faut un accord extrêmement solide qui protégera Israël.Ces mesures ne sont pas réunies dans la bande de Gaza. Nous nous sommes retiréset le Hamas est arrivé, ce qui signifie, en réalité que l’Iran est arrivé. Jerefuse que cela se reproduise.

Donc, pour résumer, il y a deux éléments importants. Nous ne nous voulons pasun Etat binational et nous ne voulons pas gouverner les Palestiniens. Mais,dans le même temps, nous ne voulons pas qu’ils nous gouvernent ou menacentnotre existence par le biais d’accords irresponsables qui seraient conclus sansprendre en compte la marée islamiste qui s’empare de la région et la vitesse àlaquelle Israël pourrait passer d’une force relative à un état de grandevulnérabilité, pour ne pas avoir su protéger ses besoins vitaux en matière desécurité – pour avoir fait confiance à un morceau de papier.
Cela n’a jamais été ma position et cela ne le sera jamais.
Les Israéliens savent qu’ils peuvent me faire confiance pour défendre nosintérêts même lorsque cela devient difficile, et cela le sera certainement,pour parler par euphémismes.
Je pense que personne d’autre n’est mieux placé que moi pour se battre sur cesquestions et naviguer sur les eaux internationales plutôt troubles qui noussubmergent de toutes parts.

J.P. : Selon une récente étude américaine, l’Iran sera capable de produiresuffisamment d’uranium enrichi pour construire une bombe à la mi-2014, ce quicorrespond à vos déclarations passées. Comment envisagez-vous la suite sur cedossier ? 

P.M. : Cela dépend de l’Iran. J’ai tracé une limite claire : jusqu’àprésent, Téhéran ne l’a pas franchi. Tout dépend donc des Iraniens, s’ilsdécident ou non de continuer à enrichir de l’uranium.

J.P. : Vous avez 40 milliards de shekels de déficit sur les bras. Commentallez-vous le réduire ? 

P.M. : Je ne veux pas augmenter les impôts et je nevois aucune raison de le faire. Si nécessaire, je préférerais réduire lesdépenses du gouvernement qu’augmenter les impôts. Cela a toujours été matendance naturelle… On peut toujours améliorer la gestion publique. Croyez-moi,les services gouvernementaux sont loin d’être maigrelets. On peut couper encorebeaucoup de gras.

J.P. : Pouvez-vous réduire le budget de la Défense ? 

P.M. : On peut toujoursobtenir une meilleure gestion de la Défense, mais c’est également un ministèrequi fait continuellement face à de multiples défis. On ne peut pas le prendre àla légère. Les gens qui disent « coupons le budget de la Défense » devraientd’abord jeter un oeil sur une carte. J’ai toujours une carte dans mon bureau,ici à Tel- Aviv ou à Jérusalem dans la résidence du Premier ministre, je merappelle ainsi la région dans laquelle nous vivons. Nous avons la menaceiranienne, nous avons les armes chimiques en Syrie, nous avons les roquettes duHamas et du Hezbollah et nous avons les infiltrations terroristes depuis leSinaï. J’ai dépensé de vastes sommes pour gérer toutes ces menaces.

J.P. : Pouvons-nous économiser dans l’armée ou dans le ministère de la Défense? 

P.M. : Et comment. Mais nous pouvons tout autant investir. Il faut trouver labonne mesure. Certaines menaces sont moins importantes que par le passé. Parexemple, l’armée syrienne ne représente plus de danger, l’Egypte nous menacemoins qu’auparavant en raison de ses difficultés économiques.
Donc, certaines de ces menaces sont, temporairement, moins prégnantes. Maisd’autres le sont davantage. Nous vivons à l’ère du missile, inutile de le nier.Nous possédons une capacité offensive contre tout cela. Mais elle requiert desinvestissements.
Certains partis font des promesses extraordinaires : non seulement, ils neveulent pas réduire le déficit, mais ils veulent augmenter les dépenses tant etsi bien que l’économie israélienne s’effondrerait, ou atteindrait l’état del’Espagne ou de la Grèce. J’ai le plus grand respect pour ces pays, mais jepense que nous gérons mieux notre économie.
En fin de compte, nous vivons ici grâce à notre force, une force qui résulte dela combinaison d’une puissance militaire, économique et culturelle qui a permisau peuple juif de réaliser un miracle. Revenir sur cette terre, reconstruirenotre souveraineté semble en effet miraculeux. Mais ce n’est pas un miracle, enréalité, c’est la conséquence d’actions délibérées de la part d’un peuple quisait hiérarchiser et placer les intérêts nationaux dans le bon ordre.
Nous avons montré de quoi nous sommes capables.