Sauvé des eaux

Shaoul Mofaz doit désormais enrayer les désirs d’exil des membres de son parti.

sauve des eaux mofaz (photo credit: © Marc Israël Sellem)
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(photo credit: © Marc Israël Sellem)
Selon une enquête publiée ce week-end par l’institut desondages Smith, Kadima devrait sa survie politique à la décision du Premierministre d’annuler les élections anticipées et de former un gouvernementd’union nationale.
Le sondage a été mené lundi et mardi dernier, la veille et le jour de l’accordde coalition élargie.
Conclusion : le parti centriste n’avait de cesse que de chuter dans lessondages. Des 28 mandats remportés lors des précédentes élections de 2009, iln’était crédité que de 9 sièges.
Autres observations : le parti Hatsmaout (Indépendance) du ministre de laDéfense Ehoud Barak réussirait à franchir le seuil électoral avec quatremandats et un éventuel parti de l’ancien chef du Shas, Arieh Deri, enempocherait trois.
Quant au Likoud, il raflerait 31 mandats, plus que ses 27 sièges actuels etsortirait vainqueur incontesté des élections.
Enfin, les travaillistes auraient été gratifiés de 17 sièges, Israël Beiteinou13, Yesh Atid 11, Shas 7, Judaïsme unifié de la Torah 5, Meretz 4, Unionnationale et Habayit Hayehoudi 3 sièges chacun et les trois partis arabes,auraient collecté 10 mandats à eux trois.
C’est donc un leader centriste ressuscité qui a assisté à sa première réuniondu cabinet, dimanche 13 mai, suite à son entrée au gouvernement. Il a étéchaleureusement accueilli par Netanyahou qui l’a immédiatement fait asseoir àsa droite, le vice-Premier ministre Silvan Shalom étant en déplacement pour unesemaine.
Puis lundi 14 mai, Mofaz réunissait sa faction pour la première fois depuis lasignature de l’accord. La députée Orit Zuaretz (Kadima), à l’étranger au momentde l’annonce, devrait faire part à ses collègues de son refus de suivre ladiscipline de la coalition.
La préoccupation de Mofaz va donc être d’éviter que des députés rebelles, à l’imagede Zouaretz, ne quittent le parti. Il a d’ores et déjà chargé son proche allié,Youval Zellner, de proposer un projet de loi qui rendrait difficile tout élande scission. Zellner pourrait proposer de revenir sur la législation actuellequi a réduit à sept le nombre de parlementaires nécessaires pour diviser ungrand parti. Et ainsi rétablir la loi précédente qui exigeait un tiers d’unefaction pour valider une scission, quelle que soit de la taille d’un parti.
Au sein de Kadima, les officiels ont fait part de leur confiance de voir un telprojet ratifié dès la semaine prochaine.