Un congrès difficile pour Yachimovich

La chef de l’opposition a dû surmonter de graves difficultés lors d’un congrès orageux du parti travailliste à Tel-Aviv jeudi soir. Des insultes ont été échangées.

Shelly Yacimovich at the President's residence 370 (photo credit: Marc Israel Sellem/The Jerusalem Post)
Shelly Yacimovich at the President's residence 370
(photo credit: Marc Israel Sellem/The Jerusalem Post)
Tollé général. Les esprits étaient déjà fort échaudés ce jeudi 4 avrillors du congrès travailliste à Tel-Aviv lorsque Danny Zamir, un militant fidèleà Yachimovich, a qualifié la foule d’« arsim », terme argot péjoratif pourdésigner un stéréotype de jeunes hommes des classes inférieures israéliennes.Un mot souvent emprunt de connotations ethniques. Un homme solidement charpentégrimpe alors sur scène pour essayer d’attaquer Zamir, mais les responsablestravaillistes le retiennent à temps.

Le Secrétaire général du parti, Hilik Bar, interrompt Zamir pour le traiter d’«âne fier ». Yachimovich a plus tard défendu Zamir tout en s’excusant pour sestermes déplacés. Les députés Eitan Cabel, Erel Margalit, Isaac Herzog, et lechef de la fédération syndicale Histadrout Ofer Eini se sont tous ligués contrela présidente du parti lors de la rencontre. Et tenté, en vain, de l’empêcherde passer une série de changements de procédure qui, selon eux, rendraient leparti moins démocratique. « J’aurais pensé que la première convention aprèsl’élection remettrait en question la défaite travailliste », a déclaréMargalit.

« Toute entreprise qui a échoué dans sa mission forme un comité d’enquête pourdécouvrir les raisons de sa défaite. Mlle la Présidente, qu’est-ce qui vousfait peur ? » Margalit affirme pour sa part que le parti travailliste a perdules élections parce qu’il est devenu un parti de niche et ne s’est pas assezclairement positionné sur les questions diplomatiques. Et de mettre en gardecontre les politiques socio-économiques de Yachimovich et ses méthodes defonctionnement du parti. « Si les travaillistes continuent dans cette politiqueéconomico-socialiste à l’extrême, ce sera un petit parti à la Meretz », aprédit le député.

Yachimovich a répondu en accusant ses détracteurs de vouloir se joindre à lacoalition et de continuer ce qu’elle a qualifié d’« anomalie génétique » de ceparti, voulant à tout prix faire partie de tous les gouvernements.

Et promis de promouvoir un parti beaucoup plus démocratique que sesprédécesseurs. Yachimovich a fini par réussir à faire passer toutes sespropositions.

Après l’événement, Cabel a conclu : « Yachimovich a gagné, mais c’était sonchant du cygne. C’est le début de la fin de son règne chez les travaillistes ».