Aider les victimes des attentats, telle est la mission du Centre Natal

En près de 20 ans d'existence, le Centre Natal a répondu aux sollicitations de 210 000 personnes

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August 25, 2016 16:16
Après l'attentat du marché de Sarona

Après l'attentat du marché de Sarona. (photo credit: REUTERS/BAZ RATNER)

Imaginez une bouteille thermos qui tombe à terre : le verre est brisé à l’intérieur, mais vu de l’extérieur tout semble intact », explique Orly Gal, directrice exécutive de Natal, le Centre israélien de traumatologie pour les victimes de la guerre et de la terreur. « C’est la même chose avec la souffrance psychologique des victimes d’attentats. On ne peut pas deviner ce par quoi elles passent. Nous appelons cela “la blessure transparente”, parce qu’elle est invisible. Il est ainsi souvent très difficile pour les personnes affectées de prouver qu’elles souffrent de syndrome post-traumatique. »

Orly Gal travaille au sein de Natal depuis dix ans, après avoir été porte-parole adjoint de Tsahal pendant 25 ans. Le défi auquel doivent faire face de nombreux Israéliens, explique-t-elle, est de reconnaître, mais aussi de faire admettre à leur entourage qu’ils souffrent d’un syndrome de stress post-traumatique (SSPT), et de demander une aide adaptée. « Ils paieront pour toujours le prix du conflit israélo-arabe », peut-on lire sur le site web de Natal, « et c’est à nous de leur tendre la main afin de les aider à surmonter leurs drames personnels. »

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Une tragédie de cet acabit a touché le cœur de Tel-Aviv, le 8 juin dernier, au café Max Brenner dans le marché huppé de Sarona. Après l’attaque par des terroristes palestiniens qui ont abattu quatre personnes et en ont blessé beaucoup d’autres, l’intervention de Natal s’est avérée cruciale. Preuve du rôle clé que joue désormais l’organisation au sein de la société israélienne.

« Avec cet attentat, nous avons eu à faire à une situation inhabituelle », explique Gal. « Normalement il faut des jours ou des semaines avant que les gens prennent conscience de la crise qu’ils traversent. Mais là, alors que l’attaque a eu lieu vers 21 heures, les premiers appels sont arrivés dès 21 h 30, et à 22 heures, nous avons commencé nos premières interventions sur le terrain.

Au total notre service d’assistance téléphonique a reçu 74 appels en rapport avec cet attentat, dont ceux des restaurants Max Brenner et Benedict qui ont sollicité l’aide de nos équipes, ou celui de Taglit-Birthright Israël qui avait un groupe sur place. L’un de nos intervenants s’est immédiatement rendu auprès de ces jeunes pour répondre à leurs questions. »

Recoller les morceaux

L’an prochain marquera le 20e anniversaire de Natal. Plus de 210 000 personnes ont déjà sollicité le soutien et les conseils de l’organisation, née de la vision du Dr Yossi Hadar. Le psychiatre bien connu de l’université Bar-Ilan a été le premier à mettre en avant la nécessité d’apporter une aide aux hommes, femmes et enfants traumatisés par la guerre et le terrorisme. Sans cela, les victimes auraient continué à être livrées à elles-mêmes pour surmonter les horreurs dont elles ont été témoins, au risque de se laisser entraîner dans un maelström de dépression et de désespoir. Hadar est mort en 1997, un mois à peine après le lancement du projet. Depuis, Natal est devenue l’adresse privilégiée de ces victimes – juives, musulmanes ou chrétiennes – qui cherchent une personne de confiance à même de les comprendre dans leurs heures les plus sombres, au plus profond de leur détresse
.
L’organisation compte aujourd’hui plus de 120 psychologues et travailleurs sociaux à travers le pays, joignables à tout moment et prêts à apporter leur aide aux personnes traumatisées de tous âges. Ces professionnels travaillent auprès des victimes, des cliniques de santé familiale ou des municipalités, et réévaluent constamment leurs méthodes et pratiques afin de s’assurer qu’ils fournissent le meilleur soutien possible.
Le rôle crucial de Natal, qui permet de recoller les morceaux épars de vies, suscite l’intérêt croissant des décideurs et intervenants de premiers soins dans de nombreux pays à travers le monde, confrontés désormais au spectre grandissant du terrorisme.

Aux Etats-Unis, Natal a ainsi supervisé la mise en place d’un service d’assistance téléphonique pour le Wounded Warrior Project (Projet des soldats blessés), qui prend soin des anciens combattants d’Irak et d’Afghanistan. Avant même la récente vague de violence meurtrière dans les rues américaines à l’encontre d’agents de police, déclenchée après que plusieurs Afro-Américains aient été tués par les forces de sécurité, Natal partageait déjà ses connaissances et son expérience avec les dirigeants communautaires de la ville ultrasensible de Chicago.

Le centre de traumatologie de l’organisation est situé rue Ibn Gvirol, au cœur de Tel-Aviv, à deux pas du marché Sarona. Le bâtiment a été acheté et rénové par la philanthrope Judith Yovel Recanati, une amie de Hadar, qui prend également en charge les frais généraux annuels de l’association. Les 72 % restants du budget annuel de Natal pour 2016 (17,2 millions de shekels), sont financés par des dons. Dans un rapport présenté récemment à la Knesset, le Pr Gabi Bin-Noun, ancien directeur général adjoint pour l’économie de la santé et l’assurance maladie au ministère de la Santé, note que les 15 millions de shekels dépensés par Natal en 2014, équivalent au moins à 75 millions de shekels d’économies pour l’Etat en médicaments et assurance maladie. Mais malgré cela, les deniers publics injectés ne représentent que 360 000 shekels par an, soit seulement 2 % du budget de l’organisation.

Reprendre goût à la vie


« Notre centre de traumatologie attire des visiteurs du monde entier », souligne Orly Gal. « Il se trouve dans un bâtiment historique qui, durant 50 ans, a abrité le ministère de la Défense. Pendant la guerre de Kippour, un grand nombre de soldats blessés, ainsi que les familles des prisonniers de guerre et les parents endeuillés y ont trouvé refuge. Le don du bâtiment à Natal a constitué un tournant stratégique dans la vie de notre association : la générosité de Judith Yovel Recanati nous a permis de réaliser d’importants changements et de mettre en place ce dont nous rêvions depuis des années. »

La promotion médiatique a démarré à petite échelle, avec très peu de retombées. Comme un écho de la réticence initiale, en Israël, à laisser les survivants de la Shoah raconter le cauchemar qu’ils avaient traversé. On retrouve cette même forme de honte chez un grand nombre de personnes traumatisées, ce même embarras à admettre leur souffrance. Cela ne cadre pas avec l’image du sabra israélien, du vrai dur, véhiculée par l’idéal sioniste ou le service militaire obligatoire. Des dizaines de milliers de personnes ont souvent le plus grand mal à fonctionner au quotidien, mais craignent par-dessus tout de voir leur fragilité mise à nue. Sans compter que leurs familles et leurs amis souffrent eux aussi. C’est seulement au début de la seconde Intifada, en l’an 2000, que les personnes concernées ont peu à peu commencé à chercher de l’aide.

« Il n’y a pas d’obstacles bureaucratiques au sein de Natal, ce qui supprime tout délai inutile », explique Orly Gal. « Tout ce que ces gens souhaitent, c’est venir ici et reprendre goût à la vie. Ils ne demandent pas d’argent. Ils veulent simplement retourner à l’université, avoir une femme ou un mari. Ces personnes n’aspirent qu’à une chose : se faire soigner afin de retrouver une vie paisible et harmonieuse. »
Natal reçoit entre 20 000 et 22 000 personnes par an, des chiffres en forte hausse du fait de la situation sécuritaire actuelle. Juifs et Arabes, jeunes enfants et personnes âgées, anciens combattants et personnes aux besoins particuliers : toutes les couches de la société israélienne sont représentées, non seulement à Tel-Aviv, mais dans toutes les antennes du pays. N’est-il pas cependant du devoir de l’Etat de prendre en charge ses citoyens souffrant de traumatisme ?

« Bien sûr », admet Orly Gal. « En aucun cas nous ne nous substituons aux pouvoirs publics. Nous aidons ceux qui ne souhaitent pas réclamer d’aide en passant par les canaux officiels. Plusieurs raisons font qu’ils choisissent de s’adresser à nous. La première est qu’ils rendent l’armée responsable de leur situation. C’est elle en effet qui les a envoyés combattre dans une guerre dont ils sont sortis avec un syndrome de stress post-traumatique. En outre, ils ne veulent ni affronter la bureaucratie, ni devoir apporter les preuves des difficultés qu’ils traversent. Et, autre point important, ils savent que les soins reçus à Natal ne figureront pas dans leur dossier. Beaucoup redoutent un préjudice au niveau de leurs perspectives professionnelles ou dans leurs relations personnelles si l’on découvre qu’ils ont suivi un traitement pour SSPT. Ils choisissent donc de passer à travers les mailles du filet. Dans ce cas, il nous incombe donc également de prendre soin de leur entourage. »

Très souvent, les épouses confient avoir essuyé des menaces de la part de maris traumatisés, qui se réveillent en plein cauchemar et deviennent violents. Lorsqu’un membre de la famille souffre de SSPT, c’est toute la famille qui en subit les conséquences. « Natal fournit une réponse sur mesure et offre diverses options : traitement individuel, en couple ou familial, accompagné ou non de sessions d’art-thérapie, de thérapie par le mouvement, ou autre. Chacun choisit la combinaison adaptée à ses propres besoins. Nos services sont donc personnalisés et varient d’un individu à l’autre. Nous ne poussons jamais les patients dans une direction ou une autre. »

La porte ouverte


Le fils de Yardena Dafni, Amit, a été gravement blessé dans un accident de voiture pendant son service militaire en 2008. Après le choc initial, Yardena et sa famille ont entrepris un long chemin jusqu’au rétablissement d’Amit. Originaire de Guivat Zeev près de Jérusalem, celle-ci a reçu un certain soutien psychologique de la part des professionnels du ministère de la Santé, mais elle a vite compris qu’il lui fallait une aide supplémentaire.
« J’ai entendu parler d’une réunion de Natal, destinée à un groupe de mères de soldats blessés », raconte-t-elle. « Dès la première rencontre, cela a été extraordinaire. Cela m’a procuré un soutien décisif. Le plus important est de réaliser que nous ne sommes pas seules. Ensuite, une aide nous est proposée chaque fois que le besoin s’en fait sentir. On nous a tout simplement ouvert la porte, à moi et à toutes les autres. Il y avait parmi nous des personnes en grande détresse, mais le soutien mutuel entre participantes, les conversations et les rencontres avec les psychologues ont fait une vraie différence. »

« Quand une mère confie avoir été brisée de voir son enfant dans un tel état sur un lit d’hôpital, nous comprenons toutes ce qu’elle ressent. Nul besoin d’explication. J’ai assisté à ces réunions pendant trois ans avec beaucoup d’autres. Certains jours, il nous arrivait de fondre en larmes et le traumatisme refaisait surface. C’était une réelle souffrance, mais Natal nous a donné la force de continuer. Nous n’avons pas oublié ce que nous avons vécu, mais nous sommes maintenant en mesure d’aller de l’avant. »

Je n’irai plus à Sarona

La promptitude des réactions face aux actes terroristes en Israël, et le retour remarquablement rapide à la normale sur le lieu de l’attaque ne cessent de nous étonner. N’est-il pas contre-productif de ne pas donner une chance aux personnes de faire leur deuil ou de se confronter à l’événement ? Guila Sela, chef du service d’assistance téléphonique de Natal en justifie les raisons. « Exposer les gens au lieu même de l’attentat est une technique thérapeutique . Il n’est pas logique en effet de penser qu’une autre attaque aura lieu au même endroit le lendemain. Nous tenons donc à confronter le public à l’événement pour éviter toute attitude d’évitement. Si l’on se dit : “Je n’irai plus jamais à Sarona”, par exemple, on peut, par extension, aller jusqu’à dire que l’on ne mettra plus jamais les pieds dans un centre commercial ni même dans la rue, et se retrouver confiné dans sa chambre : c’est le début classique des symptômes de SSPT. »

« Il n’y a pas longtemps, il y a eu un attentat sur la ligne de bus 40 à Tel-Aviv. Nous avons reçu de nombreux appels téléphoniques et beaucoup de personnes confrontées à cette attaque ont entamé une thérapie avec nous. Que fallait-il leur dire ? De ne plus prendre le bus 40 ? Ce n’est pas réaliste, même si c’est un réflexe courant d’autodéfense. Ce mécanisme permet à la personne de se protéger, mais en tant que thérapeutes, il nous faut expliquer que l’évitement peut conduire à un plus grand traumatisme. Car si on commence par ne plus emprunter cette ligne, demain, en pleine crise d’angoisse, on va chercher à éviter tous les autobus, puis tous les transports publics, comme le train ou l’avion. Cela risque d’aller de mal en pis et de faire boule de neige. » L’exemple donné par Guila Sela est d’autant plus pertinent que, selon les statistiques, un Israélien sur deux s’est retrouvé un jour ou l’autre face à un tel dilemme.

« Il faut traiter le traumatisme à ses débuts si l’on ne veut pas qu’il se développe et prenne de plus amples proportions. On a recours pour cela à une approche psycho-éducative qui présente les tenants et les aboutissants. En général, lorsque quelqu’un est très traumatisé, il a besoin d’être écouté et de pouvoir donner libre cours à ses sentiments. La plupart des gens se trouvent démunis et incapables de gérer les émotions extrêmes qui les envahissent. Notre rôle est de leur expliquer que leur ressenti est tout ce qu’il y a de plus normal et de plus légitime. »

Les images de la guerre

Guila Sela décrit les trois phases du traumatisme. D’abord, le stress aigu initial à partir du moment où se produit l’événement, jusqu’aux deux jours qui suivent, période pendant laquelle certaines personnes deviennent hystériques, et d’autres, au contraire, se figent.

La seconde phase survient entre 48 heures et un mois après l’événement. Pendant ce laps de temps surviennent des symptômes d’évitement, de peur, d’insomnie. Mais durant ce délai, environ 80 % des personnes vont commencer à récupérer de façon naturelle. Elles vont sentir un mieux-être général, retourner au travail, reprendre une vie sociale et retrouver le sommeil.

La troisième phase affecte environ 20 % des individus dont les symptômes sont toujours présents après le premier mois. Dans leur cas, le traumatisme persiste et parfois, empire. Lorsqu’une dépression s’installe, les conseillers et les cliniciens de Natal évaluent la nécessité d’une intervention sous forme de visites à domicile, consultations individuelles, séances de psychothérapie et rencontres avec d’autres professionnels.

Ceux qui ont le plus souvent besoin d’aide sont les jeunes soldats à l’issue de leur service militaire obligatoire. Beaucoup vont voyager dans des contrées éloignées, Inde ou Amérique du Sud, avec la ferme intention d’oublier leurs expériences militaires dès qu’ils décollent de l’aéroport Ben-Gourion. Selon Guila Sela, cependant, en matière de traumatisme mental, on peut choisir la fuite, mais on ne peut pas se cacher trop longtemps.

« Ils partent en voyage après l’armée et croient laisser derrière eux leurs souvenirs et les images de la guerre, mais ceux-ci vont les poursuivre jusqu’à les hanter parfois. Particulièrement les visions des cadavres. Cela peut les prendre par surprise n’importe où, lorsqu’ils sont loin de chez eux et de leurs proches. Dans ce cas, c’est encore plus difficile, car ils n’ont pas le soutien de leur entourage et se sentent parfois très seuls », souligne-t-elle. Certains d’entre eux contactent alors Natal et envoient des textos depuis les contrées lointaines.
« Ils ne comprennent pas ce qui leur arrive. Nous recevons encore des centaines d’appels de vétérans de l’opération Bordure protectrice (la guerre de Gaza en 2014). Certains sont profondément traumatisés. Beaucoup arrêtent leurs études parce qu’ils n’arrivent pas à se concentrer. D’autres ont parfois des crises de rage inexplicables et disent ne pas se reconnaître. »

« Un des aspects les plus terribles du syndrome de stress post-traumatique est qu’il transforme la personnalité de celui qui en souffre. Certes, on n’en meurt pas, mais si on ne le soigne pas, cela va ronger la personne affectée de l’intérieur et la fragiliser de manière définitive. Elle se sent alors devenir quelqu’un d’autre », explique Guila Sela.

Bien que l’armée israélienne tente de faire ce qu’il faut pour ses soldats, selon Natal cela ne suffit pas à atténuer le traumatisme mental qui touche les jeunes recrues, souvent âgées de seulement 18 ou 19 ans. Ces dix dernières années, entre la deuxième guerre du Liban et l’opération Bordure protectrice, nous avons traité des centaines de soldats ici », note Orly Gal. « L’armée fait un travail énorme, mais ce n’est pas suffisant. »
Au sein du département clinique, un centre psycho-historique a été établi grâce à un don de Steven Spielberg, dont une partie a servi à la création d’un lieu de témoignage. « D’anciens soldats viennent raconter leur histoire devant la caméra et je peux vous affirmer que cela a changé la vie de bon nombre d’entre eux », affirme Orly Gal. « Certains ont accepté une diffusion publique d’extraits de leur témoignage, notamment sur la deuxième guerre du Liban. Quelques autres ont offert une copie de leur témoignage vidéo à leur famille, et celle-ci a enfin pu réaliser ce qui se passait au fond d’eux. »

Un lieu sûr

Le traumatisme est également présent chez les plus jeunes, en particulier ceux des villes du sud, qui vivent sous les roquettes en provenance de la bande de Gaza depuis des années. De nombreux élèves ont du mal à se concentrer, souffrent souvent de troubles du sommeil et de cauchemars.

Pour remédier à cette situation, Natal conçoit des programmes éducatifs destinés aux enseignants, afin qu’ils puissent venir en aide aux enfants traumatisés. Parmi ces projets, un nouveau site web intitulé Makom Batouah (un lieu sûr) est mis à la disposition des écoles, enfants, parents et enseignants. « Tout est basé sur la notion de résilience », explique Orly Gal. « Si une personne se sent angoissée, elle pourra y trouver un court-métrage pour l’aider à mieux respirer et à retrouver son calme. Le site est disponible en hébreu, en anglais et en arabe. Nous proposons également un excellent spectacle de marionnettes qui fait le tour du pays. Après la représentation, chacun reçoit son propre Etz Hakohot (arbre de forces) où il va pouvoir inscrire ses points forts. Nous effectuons aussi un travail important sur le traumatisme en milieu éducatif, auprès des premiers intervenants, des municipalités, des usines, ou des entreprises qui sont également touchées. »

Les écoutants et autres conseillers de Natal suivent un an de formation environ, essentiellement sur la base de sessions individuelles avec des psychologues et autres professionnels de santé. Le centre offre de surcroît des cours destinés aux professionnels du monde entier, qui souhaitent tirer parti de l’expérience de Natal en matière de soutien aux victimes de traumatisme. Une nouvelle formation est prévue pour début 2017, destinée aux responsables municipaux et primo-intervenants, issus de toute l’Europe et même au-delà, qui sont invités à venir en Israël étudier sur place les méthodes de l’organisation. « C’est un programme international de grande qualité, qui prépare à la résilience pour les jours qui précèdent et qui suivent les attaques terroristes », explique Orly Gal, qui conclut sur un ton doux-amer : « Nous sommes de plus en plus spécialisés sur la question car, malheureusement, nous accumulons de plus en plus d’expérience.

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