Liberman nie tout !
By YONAH BOB JEREMY
02/19/2013 11:47
Dès l’ouverture de son procès, Liberman maintient sa ligne : il se dit non coupable de ce dont il est accusé. Mais avant d’entrer au gouvernement, il lui reste encore du chemin…
Avigdor Liberman leaving court after first hearing in corruption trial, February 17, 2013. Photo: Marc Israel Sellem/The Jerusalem Post
Après des années d’enquête, l’ancien ministre des Affaires étrangères
Avigdor Liberman plaide non coupable et rejette les accusations de fraude et
d’abus de confiance portées contre lui, à l’ouverture de son procès, dimanche
17 février.
Les premiers témoins seront appelés à prendre position les 25 et 30 avril ainsi
que les 2 et le 7 mai, soit après Pessah, ce qui signifie que le procès ne sera
pas conclu à temps pour que Liberman soit nommé ministre en temps et en heure
par le Premier ministre Binyamin Netanyahou.
Si Liberman est déclaré coupable et que ses actions constituent pour la cour un
abus moral, il devra déposer sa démission à la Knesset et quitter la politique
pour un minimum de sept années. Une mise à l’écart qui mettra peut-être fin à
sa carrière politique.
S’il est acquitté, il pourra toujours finir par obtenir un rendezvous
ministériel tardif.
Une tournure intéressante laisse présager qu’au moins l’un des juges pencherait
pour une peine clémente.
Mack-Kalmanovitz a condamné l’ancien ambassadeur en Biélorussie Zeev Ben-Arié sur
des accusations d’entrave à la justice et abus de confiance. Or il a été
contraint, en octobre, à seulement 4 mois de service communautaire pour avoir
illégalement transmis des documents secrets à Liberman en 2008. Une enquête
pour blanchiment d’argent est actuellement en cours contre lui.
Liberman a été inculpé le 27 décembre pour fraude et abus de confiance du
public. L’acte d’accusation mis à jour a allégué qu’il avait omis de signaler
que Ben-Arié lui avait illégalement montré le « matériel secret », et qu’il
avait par la suite aidé Ben-Arié à obtenir la nomination d’ambassadeur de
Lettonie en « paiement » de son service.
L’équipe juridique de 5 avocats de Liberman nie toutes les accusations. Le
procès prévoit 8 à 10 jours de témoignages.
Après l’acte d’accusation initial du 13 décembre, Liberman s’est retiré du
ministère des Affaires étrangères en renonçant à son immunité parlementaire
pour prouver sa bonne foi.