Est-ce mentir que ne pas dire ?

Les silences des médias européens face aux diatribes délirantes de Mahmoud Abbas

By MICHELE MAZEL
January 28, 2018 14:50
2 minute read.
Est-ce mentir que ne pas dire ?

Mahmoud Abbas, President of the Palestinian Authority. (photo credit: FRANÇOIS MORI/POOL/REUTERS)

 
X

Dear Reader,
As you can imagine, more people are reading The Jerusalem Post than ever before. Nevertheless, traditional business models are no longer sustainable and high-quality publications, like ours, are being forced to look for new ways to keep going. Unlike many other news organizations, we have not put up a paywall. We want to keep our journalism open and accessible and be able to keep providing you with news and analysis from the frontlines of Israel, the Middle East and the Jewish World.

As one of our loyal readers, we ask you to be our partner.

For $5 a month you will receive access to the following:

  • A user experience almost completely free of ads
  • Access to our Premium Section
  • Content from the award-winning Jerusalem Report and our monthly magazine to learn Hebrew - Ivrit
  • A brand new ePaper featuring the daily newspaper as it appears in print in Israel

Help us grow and continue telling Israel’s story to the world.

Thank you,

Ronit Hasin-Hochman, CEO, Jerusalem Post Group
Yaakov Katz, Editor-in-Chief

UPGRADE YOUR JPOST EXPERIENCE FOR 5$ PER MONTH Show me later

L’Assemblée générale de l’ONU a décidé en novembre 2005 « que les Nations unies proclameront tous les ans le 27 janvier “Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste”. Pourquoi cette date ? Parce que c’est l’anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, le plus monstrueux des camps de la mort. »

Il y a des rapprochements qui font mal. A quelques jours de cette journée du souvenir, Monsieur Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne et chef de l’OLP a été reçu à Bruxelles avec tous les honneurs dus à son rang et beaucoup de sympathie, avant de s’exprimer devant les représentants de l’Union européenne. La presse s’en serait voulu de rappeler ce que pense le dirigeant palestinien de l’Holocauste.
Après ses études d’histoire à l’université Lumumba de Moscou, il y a consacré sa thèse, L’autre côté : la relation secrète entre le nazisme et le sionisme, parue sous le même titre en 1984. On en retiendra les doutes sérieux exprimés par Abbas sur le nombre de victimes, la référence faite à des auteurs négationnistes comme Robert Faurisson, et surtout l’accusation suivant laquelle les dirigeants sionistes souhaitaient que le plus grand nombre possible de juifs soient exterminés afin d’appuyer leur demande de créer un Etat après la guerre. C’était certes il y a longtemps, mais il n’a jamais renié ce qu’il avait écrit. Aujourd’hui, dans le discours fleuve prononcé devant l’assemblée générale de l’OLP le 15 janvier, le vieux leader a eu l’incroyable audace de proclamer que pendant la Seconde Guerre mondiale, les juifs avaient préféré rester en Europe plutôt que de venir en Palestine ! Une insulte à la mémoire des centaines de milliers d’hommes et de femmes qui ont en vain tout tenté pour gagner la terre de leurs ancêtres, avant de périr dans l’enfer concentrationnaire.

Curieusement, les médias européens, qui ont longuement commenté le discours – et notamment Le Monde et Le Figaro –, n’ont pas cru bon de citer ce passage. Il est vrai qu’ils ne se sont pas attardés sur le reste des élucubrations du grand homme de la résistance palestinienne. Selon lui, si les juifs des pays arabes sont venus en Israël après 1948, ce n’est certes pas parce qu’ils en ont été chassés. C’est parce que les dirigeants du nouvel Etat s’étaient directement adressés aux dirigeants des pays arabes, et notamment de l’Irak, qu’il mentionne nommément, pour leur demander d’envoyer leurs juifs dont Israël avait besoin pour peupler les terres trop grandes dont il s’était emparé – 78 % de la surface de la Palestine mandataire. Tant qu’à mentir, pourquoi ne pas faire grand ? Tout de même, ce spécialiste de l’histoire de la Palestine, qu’il fait remonter à la préhistoire et à l’époque précananéenne, n’a toujours pas réussi à élucider un mystère pourtant essentiel : « Quand la résolution de partition de la Palestine fut acceptée », dit-il dans son discours fleuve, « l’Etat d’Israël fut établi mais le nôtre ne le fut pas. » Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas.

© Jerusalem Post Edition Française – Reproduction interdite

Join Jerusalem Post Premium Plus now for just $5 and upgrade your experience with an ads-free website and exclusive content. Click here>>

Related Content

February 11, 2018
Les nouveaux « judaïsants »

By DAN HUMMEL

Cookie Settings