Peut-on encore être un écrivain juif en France ?

Réflexion autour des nouveaux stéréotypes médiatiques français

By MARCO KOSKAS
May 22, 2012 14:04
levinas

levinas. (photo credit: © DR)

 
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Ou de la difficulté à affirmer une position pro-israélienne Quand j’ai publié mon premier livre, en 1979, les Juifs étaient à la mode. Il y avait une production éditoriale très importante sur les thèmes juifs, on découvrait Lévinas et Jankélévitch, et le jeune roman juif commençait à prendre son essor ; le roman séfarade, s’entend. Ce roman-là se différenciait de la littérature ashkénaze en ce qu’il n’était pas marqué par la Shoah. A l’époque, les médias et la critique firent bon accueil à cette production aux senteurs d’anisette et de jasmin. J’avais été récompensé par plusieurs prix, tout comme mes camarades Gilles Benaych, Paula Jacques ou Chochana Boukhobza. Nostalgique, sensuelle, un peu burlesque aussi, cette prose frappait les esprits par la jeunesse de ses auteurs, qui n’avaient connu leurs pays d’origine que le temps d’une enfance ; par ouï-dire en fait.

Mais si cette littérature s’était soudain mise à éclore, c’est aussi parce que nulle part dans l’histoire officielle de la décolonisation, la déjudaïsation des pays arabes n’avait même été évoquée. Les écrivains sépharades compensèrent ainsi les lacunes et les “oublis” pudiques des historiens. Nous nous étions mis à écrire pour que cette “négligence” ne nous fasse pas tomber pas dans l’oubli. Ou la littérature pour réparer les errements de l’historiographie...

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