Avi Assouly : la politique du coeur

De passage en Israël, le député français revient sur son parcours et son nouveau rôle à l’Assemblée nationale.

By MYRIAM KALFON
January 21, 2013 12:17
3 minute read.
Assouly

2301JFR08 521. (photo credit: DR)

 
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Jovialité et humanité. Telle est la marque de fabrique d’Avi Assouly, bien longtemps déjà avant son arrivée à l’Assemblée nationale, comme député de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône. Les passionnés de sport le connaissent surtout pour sa carrière de commentateur radiophonique des matches de l’Olympique de Marseille, pendant près de 20 ans. Sa ferveur communicative lui vaut l’amitié des supporters. Avant cela, il a lui-même tâté du ballon pour le compte du RCFC Besançon, le temps de quelques rencontres seulement, avant de s’envoler en Israël au début des années 1970. Il officie alors dans les rangs de Tsahal pendant la guerre de Kippour, et fait ensuite carrière chez El Al à Paris, New York, puis Marseille.

Né en Algérie, il a eu le temps de goûter à des horizons très variés avant d’arriver en politique, lorsque l’élu socialiste Michel Vauzelle le sollicite en janvier 2010 pour les élections régionales. Assouly ne prendra jamais sa carte au parti, mais répond à l’appel car il « apprécie l’homme et ses valeurs ». Il est élu conseiller sous l’étiquette « Groupe socialiste, Radical et Républicain ». En 2012, il est suppléant de la candidate socialiste Marie-Arlette Carlotti, que François Hollande nomme ministre déléguée aux Personnes handicapées.

Assouly se retrouve donc propulsé à l’Assemblée, où il siège à la commission des Affaires étrangères, à la commission d’enquête sur le fonctionnement des services de renseignement français dans le suivi et la surveillance des mouvements radicaux armés ainsi qu’au groupe d’amitié France-Israël.

Depuis, c’est la troisième fois qu’il se rend dans l’Etat hébreu.

Un premier voyage, en septembre 2012, sur invitation du ministère des Affaires étrangères qui, sous l’égide du viceministre Danny Ayalon, lance une campagne de sensibilisation au sujet des Juifs réfugiés des pays arabes. La seconde fois, lorsqu’une délégation parlementaire française se rend en Israël pendant l’opération Pilier de Défense afin de prendre la mesure sur le terrain du quotidien des habitants du sud.

L’avenir passera par le compromis 

Son passé de soldat israélien ? Assouly se veut résolument français. Il préfère parler de son travail de député, qu’il envisage avec modestie, presque humilité. Refusant les étiquettes, il évoque surtout des valeurs humaines pour guider ses choix. A ce titre, il se tient du côté de la solution à deux Etats. Ce qui est, tient-il à souligner, la position du Quai d’Orsay. Pour lui, ce n’est pas qu’une façade. L’homme y croit. « Mais jusqu’à quand ? », s’interroge-t-il.

Philosophe : « les élans passionnés appartiennent à la jeunesse ». Il faut aujourd’hui aller vers le compromis au nom des générations futures car « qui paye la note d’un divorce, sinon les enfants ? », se demande encore cet ancien journaliste qui continue d’émailler son langage d’expressions colorées.

Cela ne l’empêche pas de comprendre la frustration des ressortissants français qui ont choisi de faire leur Aliya, ou encore de la communauté juive de France. Et notamment de ceux qui évoquent un « deux poids deux mesures », face à l’intransigeance croissante de Paris envers Jérusalem, tandis que les virulents discours palestiniens sont tolérés.

Le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, n’a pas hésité à accuser l’Etat juif de « nettoyage ethnique » et de « crime contre l’humanité » lors de sa demande pour devenir un Etat observateur à l’Onu, le 29 novembre dernier.
Pourtant, la France a voté oui. Assouly s’explique cela par la tendance « universelle à vouloir tendre la main à celui qui paraît le plus faible ».

Et l’antisémitisme ? « Chaque Juif vit avec depuis toujours, on le sait ». Si « on ne peut pas mettre un policier devant chaque foyer », la France agit contre ce fléau, continue celui qui salue le travail du ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls. « J’ai d’excellentes relations avec lui, c’est quelqu’un qui va au bout des choses », se félicite-t-il.

Quant à la position parfois ouvertement propalestinienne des médias hexagonaux, là aussi Assouly veut dédramatiser.
« Les journalistes, je le sais, j’en ai été un, cherchent toujours à frapper fort, à émouvoir. Les trains qui arrivent à l’heure n’intéressent personne, c’est celui qui a deux heures de retard qui focalise l’attention ». Reste que le député veut se faire le témoin d’une réalité israélienne et faire entendre un son de cloche équilibré face à ses collègues de l’hémicycle, et surtout, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Une ambition modeste ? Pas si sûr.

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