L’ancien vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a lancé une offensive verbale contre le chef de file du parti Israël Beiteinou, Avigdor Liberman. Selon Ayalon, il ne faut sous aucun prétexte que celui-ci revienne aux Affaires étrangères, même en cas d’acquittement. Dans un premier temps, Ayalon déclare que la nomination de Zeev Ben-Arié au poste d’ambassadeur en Lettonie, un des principaux enjeux du procès, avait été une bonne chose. Il précise toutefois : « Liberman a fait pression sur les commissions de sélection pour faire valoir des noms pour la constitution du ministère, chose que j’ai d’ailleurs réussi à arrêter en le persuadant qu’ils ne conviendraient pas. » Pendant ce temps, la députée Merva Michaeli (du parti travailliste) a écrit une lettre à l’attention du Premier ministre Binyamin Netanyahou. Elle exige que Liberman soit écarté du ministère des Affaires étrangères définitivement. Raison invoquée ? Cela pourrait effrayer certains témoins lors du procès. « Comme vous le savez, le procès de Liberman va débuter dimanche 17 février. Beaucoup des témoins font partie du ministère des Affaires étrangères », a notamment écrit Michaeli. En effet, les carrières de ces témoins pourraient être brisées en fonction de leurs interventions. « Ce sont des témoins avec un couteau sous la gorge et le processus légal de justice pourrait être mis à mal dans ce procès », a-t-elle continué. Michaeli a donc demandé à Netanyahou de déclarer officiellement avant l’ouverture du procès que Liberman ne sera pas reconduit à ce poste. De son côté, Ayalon a simplement affirmé que le travail accompli constituait une raison suffisante pour ne pas lui attribuer le même poste : « Si c’est là le résultat après 4 ans, il ne faut pas qu’il revienne à son ancien ministère, mais qu’il aille plutôt s’affairer du côté des Finances. » Pour Ayalon, le leader d’Israël Beiteinou n’a pas su gagner la confiance de la communauté internationale en tant que ministre des Affaires étrangères. Cependant, il dit toujours soutenir l’accusé, cela faisant partie de son poste de viceministre. Il a ajouté qu’il ne voyait pas de raison suffisante qui justifierait le renvoi de Liberman de son propre parti. La semaine dernière, Ayalon a pointé du doigt les attaques de la communauté internationale et souligné : « Par respect, je ne répéterai pas ce qui se dit à son sujet à travers le monde, je ne veux pas le blesser. Le monde le traite comme un pestiféré ». Et de conclure : « Ses manoeuvres n’ont pas été diplomatiques et cela n’a pas aidé le monde à porter un regard différent sur lui ».