Bat Yam, Nouvelle Vague

Si Bat Yam n’est plus considérée comme l’arrière-pays « pauvre » de Tel-Aviv, ses prix restent moins élevés que ceux de la métropole.

1912JFR23 521 (photo credit: Wikipedia)
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Le rêve de nombreuxIsraéliens est d’avoir une maison avec jardin. D’autres aspirent à unappartement en front de mer Méditerranée. Ces derniers peuvent être intéresséspar une propriété avec vue sur la mer à Bat Yam.

L’ambiance à Bat Yam est fortement « méditerranéenne » et attire par conséquentles acheteurs étrangers, pour ne pas citer les Français, friands d’unappartement sur la côte. Ses propriétés sont très demandées.

La popularité de Bat Yam est relativement récente. Il y a encore cinq ans, lacité n’était pas l’élue du coeur des Israéliens. Elle était surtout considéréecomme la petite soeur « pauvre » de Tel-Aviv, nantie d’un taux de criminalitéélevé, d’infrastructures défaillantes, de rues glauques et de parcs abandonnés.Aujourd’hui, non seulement les rues sont propres, mais on s’y sent aussi ensécurité. Les parcs sont entretenus, et le front de mer accueillant.

Beaucoup félicitent le maire, Shlomi Lahiani, pour son travail engagé il y ahuit ans, sur le ton des « rénovations urbaines ».

Maintenant que Bat Yam a effacé son image négative, la ville se lance dans lapromotion immobilière, celle qui concerne le front de mer principalement. Et entoute logique, les prix ont augmenté proportionnellement à cette politiqued’amélioration de la ville.

Comparés à des biens similaires à Tel-Aviv ou Netanya, les coûts restent certesraisonnables, mais ils ont tendance à augmenter très rapidement : une hausse de40 % a été enregistrée en deux ans.

Yaacov Atrakchi, manager général d’Aura Israël, une société d’investissement,affirme que Lahiani a fait du bon boulot : « Bat Yam est devenue un paradispour les sociétés d’investisseurs. Elle est proche de Tel-Aviv et, comparée auxvilles-satellites comme Holon et Petah Tikva, elle a l’avantage d’être situéeen front de mer », témoigne-t-il.

Les appartements offrant une vue sur la mer ont commencé à décoller en 2004. Lesdéveloppeurs ont réalisé le potentiel de la ville et commencé à construire desimmeubles de plus de 20 étages. A l’époque, il y a huit ans, il était pourtantrisqué d’entreprendre des constructions dans la ville, étant donné le peud’intérêt manifesté par les acheteurs potentiels.

Yaron Galai, propriétaire et dirigeant de la branche de la société immobilièreAnglo-Saxon de Bat Yam, se souvient.

Ce nouvel élan a constitué la pierre de touche du boum immobilier de Bat Yam. «Ces projets de développements immobiliers haut standard attiraient à l’originedes habitants de la ville désireux d’améliorer leurs conditions de vie avec unlogement plus luxueux, et les Juifs de France qui ont de la famille sur placeet peuvent se permettre de tels investissements. Par conséquent, ces prixétaient beaucoup plus bas que dans les villes alentour », rapporte-t-il.

Projet en vogue : la tour Ashdar 

Aujourd’hui, la demande a augmenté de manièreconséquente. Par le passé, peu d’Israéliens de classe moyenne prêts à investir1,5 million de shekels auraient projeté de s’y installer. Mais désormais, ils yemménagent en masse. Conséquence : les prix ont grimpé.

Le prix moyen au mètre carré est de 16 000 shekels, pouvant aller jusqu’à 20000 pour le front de mer. Un des nouveaux projets en vogue est la tour Ashdarde 42 étages, à quelques rues parallèles à la mer. Il s’agit d’un co-projet dela société Ashdar et de la compagnie de développement de Bat Yam détenue par lamunicipalité, dont l’objectif consiste à créer un concept à part de marketing.

Les appartements seront vendus aux enchères, avec un prix minimal parappartement pour les acheteurs potentiels. Le système, jamais testé dans lepays, est une première et a été adopté sur demande de la mairie.

Guil Goldstein, le manager régional des ventes chez Ashdar, est très optimistequant au projet. Il raconte : « Nous espérons une grosse demande du public.Malgré le fait que la tour ne fasse pas directement face à la plage, nos 164appartements, hormis 5 d’entre eux, ont une vue dégagée sur la mer ; la tourest construite entre deux immeubles. En outre, nous avons pris une desdernières parcelles de terre inoccupée et l’appel de la mer fera décoller lesventes. » La Tour Ashdar verra le jour au début de 2017. En attendant, ceux quisouhaitent un appartement avec vue peuvent investir dans le « Parc de la mer »de 24 étages ou la tour Naveh de 42 étages. Les prix d’un quatre pièces dansces deux tours s’élèvent respectivement à 2,6 millions et 2,8 millions deshekels. Des tarifs élevés, certes, mais bien moins que dans les environs deTel-Aviv, pour un produit de qualité égale.