Dieu et la Science

L’univers dans lequel nous vivons est merveilleux. La conscience, la raison et la sensibilité font de l’Homme un être d’exception.

P25 JPR 370 (photo credit: Reuters)
P25 JPR 370
(photo credit: Reuters)
Malgré sa masse énorme, le soleil n’est qu’unetoute petite étoile dans une gigantesque galaxie. Il est semblable à unminuscule caillou déposé sur une autoroute.
La « Voie lactée », notre galaxie,comprend une centaine de milliards d’étoiles, étalées sur environ35 millions de kilomètres. Tout cela dépasse l’imagination etl’entendement. D’où vient cet univers si fabuleusement gigantesque et encontinuelle expansion ? A l’autre extrémité, on découvre un universtout aussi fabuleux.
Les atomes sont constitués de corpusculesinfiniment petits. Un grain de sel en contient un demi-milliard. Ils sontcomparables à des systèmes solaires. Autour du noyau central gravitent, à unevitesse de 297 000 km à la seconde, un certain nombre d’électronsdont le diamètre est de l’ordre d’un milliardième de milliardième demillimètre.
Non seulement cette réalité existe, maisl’analyse scientifique y découvre des lois. Des lois extrêmement précises etrigoureuses. Se pose alors la question : d’où viennent ces lois ?
« Le plus incompréhensible, c’est quel’univers soit compréhensible », observait le physicien Louis de Broglie.Et Einstein affirmait : « Ma religion consiste en une humbleadmiration envers l’Esprit supérieur et sans limites qui se révèle dans lesplus minces détails que nous puissions percevoir avec nos esprits faibles etfragiles. Voilà ma croyance en Dieu ».
Une question simple : pourquoi ?
Pourquoi ces merveilles de notreunivers ? Pourquoi ces formidables richesses, de l’infiniment grand àl’infiniment petit ?
La prodigieuse richesse de la vie, avec sesmerveilles et aussi, hélas, ses malfaçons, est le fruit d’une penséedirectrice. Il ne peut s’agir d’un tâtonnement aveugle. Nous ne sommes pas faceà un gigantesque déploiement dû au seul hasard. En effet, devant la complexitéinouïe de la réalité, dire que l’univers est le produit du hasard n’estabsolument pas satisfaisant. Le biologiste Jean Rostand estime que cetteexplication par le hasard est totalement irréaliste, et il s’exclame :« Il faut trouver autre chose… La science invite à se tourner versDieu… ».
Laissons la parole à différents savants :
« Le champ ouvert à notre connaissanceest immense. C’est nous qui manquons souvent de capacité d’émerveillement. Nousavons des yeux qui nous permettent de découvrir et d’admirer l’étonnante etmerveilleuse richesse du monde réel. L’infiniment petit et l’infiniment grand,avec les quasars et les pulsars, la nature des gaz qui se trouvent à desmilliards d’années-lumière. C’est absolument invraisemblable. On explore lacellule humaine, les particules fondamentales infiniment petites. Et je neparle pas de la création artistique depuis que l’homme a gravé les premiersdessins sur les roches. Pour moi, un homme capable d’émerveillement restetoujours jeune. L’émerveillement, c’est la vie. La routine, c’est lamort. » (Louis Leprince-Ringuet, physicien, dans Le Bonheur de chercher)
« Pour le savant, la seule donnéeprimaire est le contenu de ses perceptions sensibles et des mesures qu’il entire. Elle lui fournit le point de départ qui, par la voie de l’inductionscientifique, le conduit à la recherche de Dieu et de Son ordre universel, butsuprême, éternellement inaccessible, mais qu’il faut approcher autant quepossible. » (Max Plank, Prix Nobel de physique)
Qu’induit donc notre expériencequotidienne ? Y a-t-il un immeuble sans architecte ? Du pain sur latable sans la main invisible du boulanger ? Une auto sansmécanicien ? Une table sans menuisier ? Qui s’aventurerait à dire quedes bouts de bois se sont rassemblés tout seuls ? Le hasard est-il capablede reconstituer un Boeing dont les pièces sont éparpillées dans unhangar ? Le code génétique est-il le fruit du hasard ? Autant dequestions qui mènent à une réponse : Dieu est le Grand Architecte del’univers !
L’Homme est un roseau pensant
Voici comment le biologiste Jacques Ruffiérépond à toutes ces questions : « A mon avis, l’apparition du codegénétique est le moment le plus décisif de l’Histoire universelle. Je pense quele jour où le code génétique est apparu, tout était joué. J’ai la convictionque ce n’était pas le fruit du hasard. En effet, peut-on imaginer écrire unlivre, même avec un milliard d’années devant soi, en jouant les yeux fermés auscrabble ? »
C’est Abraham Lincoln qui s’exclamait :« J’arrive à comprendre qu’il soit possible de regarder la Terre et lasociété et d’être athée. Mais je ne comprends pas qu’on puisse se lever la nuitet dire qu’il n’y a pas de Dieu après avoir regardé le ciel. » Le savantest pénétré du sentiment de la causalité. Sa religiosité réside dansl’étonnement extatique en face de l’harmonie des lois de la nature, danslaquelle se révèle une Raison supérieure. Einstein résume ainsi sa démarcheintellectuelle : « Ce qu’il y a d’incompréhensible, c’est quel’univers soit compréhensible ».
Pascal écrit dans ses Pensées :« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature. Mais c’est unroseau pensant. Même, quand l’univers l’écraserait, l’homme demeure plus nobleque ce qui le tue. L’être humain qu’il sait qu’il meurt. L’univers matérieln’en sait rien. Toute notre dignité consiste en la pensée… Travaillons donc àbien penser. »
Darwin le reconnaissait avec une grandefranchise : « Quand je pense à l’œil, j’en frissonne ». Et ilajoutait : « Il y a bien longtemps qu’on sait que le hasard n’a étéinventé par les matérialistes que pour remplacer Dieu ».
L’océanographe Jacques Cousteau écritaussi : « Je suis parvenu au bout de ma route à une certitude :l’univers vivant n’est pas le fruit du hasard. Il y a une unité évidente danstoutes les formes de vie. J’ai la chance de participer à cette symphoniegénérale, je mêle ma voix à l’hymne de la création. »
On pourrait encore mentionner encore unemultitude de citations. Concluons avec celle de l’astronaute James Irwin, quiprit part au vol Apollo XV. Son exploration sur la Lune fut plus qu’uneentreprise scientifique. Elle fut une intense expérience spirituelle. Il décidapar la suite de consacrer sa vie à Dieu.
« Avant le 26 juillet 1971, je me considéraisuniquement comme un astronaute. Quand nous sommes entrés dans l’Espace, nousavons eu une vision nouvelle de nous-mêmes et de l’univers. Un changementprofond s’opéra en moi. Tournant les yeux vers la Terre, le désir me prit departager avec tous mes frères humains l’idée que le rôle de l’homme dansl’univers est absolument unique. Il doit apprendre à vivre harmonieusement avectous les autres hommes. J’éprouvai alors intensément la réalité de la présencede Dieu. Je ne crois pas blasphémer en disant que lorsque j’étais sur la Lune,j’avais le sentiment de voir la Terre avec les yeux de Dieu. »
Aujourd’hui ce qu’on appelait« l’hypothèse-Dieu » n’est pas condamné d’avance. Bien au contraire,la conviction que Dieu existe est partagée par un très grand nombre par desommités scientifiques de notre époque. 
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