« La solution à deux Etats n’a jamais existé », affirme Dani Dayan, ancien président du Conseil des communautés juives de Judée- Samarie et de la bande de Gaza. Lors d’une interview accordée à la BBC, le 18 janvier, Dayan estime que la vision politique de l’extrême droite est plutôt réaliste : « Israël commence à comprendre que la solution à deux Etats n’a jamais existé, ce n’était qu’un mirage. Plus on s’en approche, plus on se rend compte que ce n’est qu’un courant d’air. » Poursuivant sur sa lancée, Dayan rejette l’échec des négociations non pas sur Israël, ni sur les habitants des implantations, mais sur le « refus des Palestiniens à l’accepter ». L’ancien chef du Conseil soutient le Likoud et non pas Naftali Bennett, car s’il croit en l’annexion de la Judée-Samarie, une « conclusion naturelle » selon lui, il est conscient que cela n’arrivera pas dans un futur proche. « La politique est l’art de l’impossible », ajoute-t-il, « on vote pour un parti qui nous ressemble. Je ne sais pas si Netanyahou songe vraiment à la solution à deux Etats ou si c’est seulement tactique », déclare-t-il tout en précisant qu’il appréciait les appels de Bibi à la « paix économique », partie intégrante d’une solution à deux Etats. « J’admire son attitude politique envers les Palestiniens. Ils vivent dans une réalité qu’ils ont créée tous seuls. Nous devons trouver une solution modeste, qui soit bonne pour tous. On peut toujours s’entêter à la solution à deux Etats, Israël doit entreprendre une action offensive pour améliorer les droits de l’Homme concernant les Palestiniens. Chaque check-point fermé me réjouit. Je respecte les aspirations palestiniennes, je les comprends mieux qu’un gauchiste de Tel-Aviv ou de Londres. Et c’est bien ce qui me fait peur… car leur aspiration finale est de récupérer toute la Palestine », conclut-il à la BBC.