C’est d’ailleurs dans le sillon d’une « restauration » que « Tel- Aviv Live »
se positionne.
Rendre à la Ville blanche ce qui est à la Ville blanche : sa grandeur. Si bien
que le New York israélien est ici mis en beauté comme rarement il fut fait. Si
c’est à Paris que l’auteur a passé la plus grande partie de sa vie, la Mairie
de Tel-Aviv n’aurait pu trouver meilleur ambassadeur. Ce recueil de clichés
grandioses, à la fois guide touristique approfondi et hommage à la ville,
reflète l’amour d’un homme pour une ville, dont il est pourtant aux antipodes.
« Je peux vivre en dehors d’Israël, mais je ne pourrais jamais vivre sans
Israël », rapporte Nellu Cohn, et d’ajouter non sans quelque émotion : « Israël
est toujours avec moi, où que je sois, et je suis tout simplement amoureux de
Tel-Aviv ».
Nellu Cohn, issu d’une famille qui a fui la Roumanie soviétique en 1970 pour
s’installer en France, a d’abord étudié à l’Académie Rubin de musique à
Jérusalem. Puis c’est au Conservatoire de musique de Paris qu’il s’essaye pour
enfin donner des cours à la Sorbonne Nouvelle.
La photographie, s’il ne la pas étudiée, est innée chez lui. Son oeil amoureux
l’amène à saisir d’étonnants clichés.
Annotée à la fois en anglais et en français, cette collection photographique de
300 pages assortie de légendes montre évènements culturels et institutions
artistiques sous l’oeil neuf d’un Tel-avivophile parisien, féru d’art.
Son réflexe, la première fois que Nellu Cohn a posé les pieds à TLV ? Celui de
vouloir acheter un livre de clichés sur la ville. En vain. Son entreprise
échoue devant l’absence totale d’oeuvres du genre. Il décide alors de se lancer
dans l’aventure de « Tel-Aviv Live ». Peu de montages, mais la vie, comme elle
est.
C’est en passant des heures avec ses sujets, à les interviewer et à les
observer que Nellu parvient à ses fins.
Certes, tout n’est pas « beau » à Tel-Aviv, comme à Paris ou à Londres, mais
tout comme New York, c’est une ville mosaïque, qui a une âme extraordinaire. On
s’y sent bien.
Comme à la maison. Ajoutons à cela, l’apanage de posséder les plus belles
galeries, théâtres, opéras, clubs de jazz et de rock, cinémas, salles de sport,
musées, parcs publics, restaurants pour gourmets et institutions académiques de
la région.
Comme un long métrage, l’oeuvre raconte un monde, une vie. Plus loin que la
simple « carte postale », comme il le dit lui-même, « Tel-Aviv est une
mégalopole à la pointe de la culture. Métissage de talents, foisonnement
d’audace ».
Nellu Cohn fait le portrait de la mégalopole en « live ».
« Mon stylo est mon objectif et mes coups de coeur, ces photos » explique-t-il.
Son projet, loin d’être uniquement à but lucratif, est « patriotique ». En
effet, il affirme par cela qu’Israël s’inscrit sur la carte culturelle mondiale
et ce, pour longtemps.
Toutes les photos sont extraites de l’ouvrage Tel-Aviv
Live de Nellu Cohn, éditions Mesting Art, 2012.
En vente à la galerie Dizengoff 99 de Tel-Aviv