La question est sur les lèvres de tous les observateurs : le régime de Bashar al-Assad va-t-il tomber ? Et comment aider le peuple syrien à sortir de cette crise de guerre civile ? “ Le régime est ancien et très implanté en Syrie. Même si des défections ont lieux au sein de l’armée, ce n’est qu’une minorité. La plupart des soldats resteront loyaux à Bashar al- Assad”, explique Moshé Maoz, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem.La Syrie est un pays voisin. Les troubles peuvent entraîner des changements dans la situation politique de toute la région. Si les forces rebelles gagnent, Israël peut y trouver un avantage.Selon le professeur, également chercheur à l’Institut Harry S. Truman de Recherche pour l’avancement de la Paix, “une victoire des forces de l’opposition affaiblirait les relations entre la Syrie et l’Iran. Il y aurait alors la possibilité d’une coalition entre la Syrie et Israël contre la République islamique”. Toutefois Moshé Moaz précise que cette vision n’enthousiaste pas tous les Israéliens. Certains militaires ou politiciens préfèrent encore traiter avec Assad. C’est un terrain qu’ils connaissent, alors que l’opposition est un saut dans l’inconnu“La communauté internationale critique sévèrement la situation en Syrie. Mais elle ne mène pas d’action concrète”, déplore le spécialiste de la région. Un des scénarios envisageable : une réaction de la part de la Turquie. Ankara pourrait par exemple établir une zone de sécurité le long de la frontière avec la Syrie. “Les Turcs hésitent à prendre des mesures contre l’Iran de peur des représailles”. Et Moshé Moaz de conclure : “Toutefois il va bien falloir passer à l’acte”