Les ultra-orthodoxes iront-ils à l’armée ?

Les détails des accords de coalition pour l’enrôlement des harédim, publiés vendredi 14 mars, contenaient quelques surprises. Au grand dam de certains…

kotel IDF prayers 521 (photo credit: Deborah Danan)
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(photo credit: Deborah Danan)
La fin d’une polémique ? Un comité ministériel sera mis en placepour élaborer le projet de loi sur l’enrôlement des harédim, qui doit êtreporté à la Knesset dans les 45 jours suivant l’investiture du nouveaugouvernement. Le plan sera mis en oeuvre en 2017.

Tout homme désireux de reporter son service national, afin de poursuivre sesétudes religieuses, sera autorisé à le faire jusqu’à l’âge de 21 ans. Ensuite,à l’âge de 21 ans, sera fixé un plafond annuel de 1800 étudiants de yeshiva quibénéficieront d’une exemption complète du service national (militaire ou civil)et recevront une allocation plus élevée qu’à l’heure actuelle. Ils serontobligés d’étudier jusqu’à 26 ans et seront soumis à des sanctions économiquess’ils se soustraient à leurs obligations. C’est Tsahal et le ministère de laDéfense qui décideront si le jeune orthodoxe doit être enrôlé dans l’armée ounon. Les autres iront au service civil.

Quiconque refusera de servir sans justifier d’une exemption sera soumis à dessanctions économiques. Les yeshivot au grand nombre d’élèves refusant de servirseront également sanctionnées.

Le plan vise à enrôler au moins 1 600 harédim dans les unités combattantes avecla création d’au moins 2 nouveaux bataillons de Nahal Harédi d’ici à 2014. Unebase militaire harédite sera également créée. Environ 7 000 ultraorthodoxesâgés de 18 ans s’engageront à l’armée chaque année.

L’accord de coalition comprend également d’autres réformes en matièrereligieuse. Par exemple, l’autorité sur le Grand Rabbinat sera transférée auministère des Affaires religieuses, de même que l’autorité sur le service desconversions et l’administration des lieux saints, auparavant disséminées entrele ministère de l’Education et le Bureau du Premier ministre.

L’ensemble de ces mesures vise à ne laisser d’autre choix aux jeunes religieuxque s’engager. Avec la réduction drastique des budgets des yeshivot, ceux quine s’enrôleront pas devraient être forcés à s’insérer sur le marché du travail.

Bonne nouvelle pour les autres secteurs israéliens : ces directives devraientpermettre la réduction du service militaire de 3 à 2 ans pour tous les soldats.Une clause inscrite aux accords de coalition. Reste à savoir si les communautésorthodoxes céderont face à ce tremblement de terre politique.